Emission obligataire de 750 ME à 10 ans pour Areva

Areva annonce avoir lancé vendredi dernier avec succès une émission obligataire d’un montant de 750 millions d’euros à 10 ans et dont l’échéance est fixée au 6 novembre 2019.

Selon le spécialiste français du nucléaire, "la demande a très rapidement dépassé les 4 milliards d’euros conduisant à la fermeture anticipée du livre d’ordres". D’un coupon annuel de 4,375%, cette émission obligataire vient compléter les premières émissions à 7 et 15 ans réalisées le 11 septembre 2009 pour un montant total de 2,25 milliards d’euros.

Elle permet également au groupe d’allonger une nouvelle fois l’échéance moyenne de sa dette et de continuer son plan de développement.

"Avec cette émission long terme Areva complète son dispositif de financement obligataire. Les conditions obtenues témoignent de la confiance renouvelée du marché dans la solidité financière du groupe et dans sa stratégie" a déclaré Alain-Pierre Raynaud, directeur financier du groupe Areva.

Les banques BNP Paribas, Deutsche Bank et Natixis étaient en charge de cette émission obligataire.

Données financières au 3ème trimestre 2009

Par ailleurs, Le groupe Areva a réalisé un chiffre d’affaires de 3,2 milliards d’euros en hausse de 7,8% au troisième trimestre 2009, soutenu par les ventes de sa division Transmission et Distribution (T&D).  Et sur les neuf premiers mois de l’année, les ventes ont progressé de 6,4% à 9,7 milliards d’euros.

A fin septembre, le portefeuille de commandes s’élèvait à 47,5 milliards d’euros, en progression de 22,3% sur un an.

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alain843

Nucléaire : Areva et Siemens n’arrivent pas à s’entendre sur leur divorce – 27/10/2009 les echos.fr Les deux groupes négocient depuis dix mois les conditions de sortie de Siemens de leur société commune de réacteurs, Areva NP. Alors qu’ils pensaient arriver à un accord à la fin de l’été, ils attendent maintenant les conclusions de la procédure d’arbitrage lancée en avril par le groupe français. Les discussions entre les deux groupes achoppent sur la valorisation des 34 % détenus par Siemens dans Areva NP et sur la clause inscritedans leur pacte d’actionnaires, qui interdit à celui qui en sort de faire du nucléaire pendant huit ans. Malgré dix mois de tractations, les discussions en vue du divorce entre Areva et Siemens dans le nucléaire sont dans l’impasse. « Nous avons été proches d’un accord à l’amiable il y a quelques semaines, mais, aujourd’hui, les négociations semblent bloquées sur un problème de prix » , ­explique une source proche du dossier. Les deux groupes sont donc encore incapables d’arrêter les modalités de sortie de Siemens de leur entreprise commune de réacteurs, Areva NP. Le groupe allemand veut revendre sa part, estimée autour de 2 milliards d’euros, à son partenaire français pour s’allier au russe Rosatom. « On n’a pas trouvé de terrain d’entente,confirme une source proche d’Areva. Les discussions se poursuivent selon les modalités contractuelles. » C’est-à-dire en suivant la procédure lancée en avril par le champion français du nucléaire auprès de la cour d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale. Alors que les deux parties pensaient arriver à un accord à la fin de l’été et annuler cette procédure, c’est le contraire qui s’est passé. Manifestement, les discussions entre les deux entre­prises sont compliquées par le fait que Siemens peut négocier au nom de ses actionnaires, alors qu’Areva dépend de son actionnaire public. Pour l’heure,« nous attendons tous les premiers éléments de l’arbitrage »,indique un proche du groupe allemand. Le 29 septembre, la Cour internationale d’arbitrage s’est réunie pour la première fois. Elle n’a pas rendu d’arrêt, mais pourrait établir, d’ici à quelques mois, la conformité légale de la procédure lancée par Areva. De quoi apporter aux deux partenaires des éléments leur permettant de reprendre les discussions sur une nouvelle base … Les discussions achoppent sur deux points clefs : la valorisation des 34 % détenus par Siemens dans Areva NP et la clause inscrite dans leur pacte d’action­naires, qui interdit à celui qui en sort de faire du nucléaire pendant huit ans. Siemens estime que, du fait de sa durée, cette clause n’est pas conforme au droit européen. Areva défend le point de vue que, dans le nucléaire, les cycles sont longs et justifient les huit années prévues. L’arbitrage demandé par Areva vise à interdire à Siemens de ­mettre en place sa société commune avec Rosatom. Le groupe présidé par Anne Lauvergeon estime que l’annonce même de cette coopération russe, en mars dernier, alors que le divorce ­franco-allemand n’était pas consommé, a constitué une violation du contrat. Selon Areva, cette annonce met le groupe allemand « en rupture de ses obligations contractuelles » et ses 34 % doivent subir une décote. L’interprétation de la clause de non-concurrence est centrale pour la fixation du prix. Faute d’accord entre les deux entreprises sur la valorisation, un expert de la Chambre des comptables des pays de Galles et d’Angleterre sera désigné pour déterminer de manière définitive le prix qu’Areva devra payer à Siemens au plus tard le 30 janvier 2012. Le groupe français ne se sent pas sous pression car il conserve le contrôle opérationnel de la société qui fabrique des réacteurs nucléaires. Mais les investisseurs qui doivent participer à son augmentation de capital voudront savoir ce qu’il en est. Le conglomérat allemand, quant à lui, affiche sa sérénité. Il estime que les termes de la clause de non-concurrence ne l’empêchent pas de continuer son projet de coentreprise avec Rosatom. THIBAUT MADELIN, Les Echos

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