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Augmenter le renouvelable permettrait d'accroître le PIB selon l'IRENA
  
Parvenir à une part de 36% d'énergie renouvelable dans le mix énergétique mondial en 2030 augmenterait le produit intérieur brut (PIB) mondial de près de 1,1%, soit environ 1.300 milliards de dollars, selon une nouvelle analyse fournit par l'Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA).

L'étude "Renewable Energy Benefits : Mesuring the Economics", dévoilée lors de la sixième assemblée de l'IRENA, donne la première estimation globale des impacts macroéconomiques du déploiement des énergies renouvelables. Plus précisément, il décrit les avantages réalisés si le scénario de doublement de la part globale dans les énergies renouvelables était appliqué d'ici à 2030 par rapport au niveau de 2010.

"L'accord de Paris (COP21) a envoyé un signal fort pour que les pays passent rapidement de la négociation à l'action afin de décarboner le secteur de l'énergie", a déclaré Adnan Z. Amin, Directeur général de l'IRENA. "Cette analyse fournit des preuves convaincantes que la nécessaire réalisation de la transition énergétique atténuerait non seulement le changement climatique, mais stimulerait aussi l'économie, améliorerait le bien-être humain et développerait l'emploi dans le monde entier."

En plus d'indiquer un PIB mondial qui augmenterait de 1.300 milliards de dollars en 2030 - plus que les économies combinées du Chili, de l'Afrique du Sud et de la Suisse - le rapport analyse l'impact spécifique dans chaque pays. Le Japon verrait un impact très important sur son PIB (+2,3%). D'autres pays tels que l'Australie, le Brésil, l'Allemagne, le Mexique, l'Afrique du Sud et la Corée du Sud seraient également impactés avec une croissance de plus de 1% chacun.

Augmenter le renouvelable permet d'accroître le PIB selon IRENA

Selon ce rapport, l'amélioration du bien-être humain irait bien au-delà des gains en PIB grâce aux avantages sociaux et environnementaux. L'estimation de l'impact du déploiement des énergies renouvelables sur le bien-être serait trois à quatre fois plus grand sur le PIB, avec à la clé un bien-être global qui augmenterait de 3,7%. L'emploi mondial dans le secteur des énergies renouvelables augmenterait aussi, passant de 9,2 millions d'emplois aujourd'hui à plus de 24 millions en 2030.

Augmenter le renouvelable permet d'accroître le PIB selon IRENA

Une transition vers une plus grande part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial devrait entraîner de surcroît un changement structurel dans les échanges. Il substituerait plus de la moitié des importations mondiales de charbon et réduirait les importations de pétrole et de gaz aux bénéfices de gros importateurs comme le Japon, l'Inde, la Corée et l'Europe Union. Les pays exportateurs d'hydrocarbures bénéficieraient quant à eux d'une économie diversifiée.

"L'atténuation des changements climatiques à travers le déploiement des énergies renouvelables et la réalisation d'autres objectifs socio-économiques ne sont plus remis en cause car ils font partis de l'équation", a ajouté Adnan Z. Amin. "Grâce au développement croissant des énergies renouvelables, un investissement dans l'un permet un investissement dans l'autre. Telle est la définition d'un scénario gagnant-gagnant".

>>> Télécharger l'étude complète en anglais : ici (.pdf)

 

[ Illustration article ]

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 Publié le 20/01/2016 à 07:10 
© Enerzine.com
 
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Temb


Invité



le 20-01-2016 08:59:38

Perdants- gagnants
Intéressant de voir que les perdants d'un tel virage seraient l'Arabie Saoudite et la Russie, ces belles démocraties fossiles...

edc10


Membre
depuis le 22-01-2010
le 20-01-2016 10:09:10

Pourcentage et volume ... ...
La "part" est un chiffre captieux, car il ne dit rien du volume totale d'énergie produite. Sans évoquer la lutte contre le réchauffement climatique, ce genre de discours n'est de la "manipulation" idéologique. (actuellement, le photovoltaïque "émet" 10 x plus de CO2 que de nucl par kwh produit, car les panneaux sont produits avec de l'électricité charbonnées).

Avec des phrases du genres : "L'emploi mondial dans le secteur des énergies renouvelables augmenterait aussi, passant de 9,2 millions d'emplois aujourd'hui à plus de 24 millions en 2030", sans préciser l'impact sur l'emploi dans les autres secteurs de l'énergie ... pas la peine de se cacher derrière un discours dégoulinant d'"humanisme bien-heureux".

Si c'est remplacer du nucléaire par du renouvelable, alors c'est catastrophique en terme de CO2. En considérations climatique, ce qu'il faut c'est rapidement remplacer le charbon électrogène par du nucl et des renouvelables, pas augmenter les renouvelables et en même temps augmenter le charbon comme c'est le cas actuellement. La "part" peut augmenter, mais si le "gateau" gonfle aussi, alors les émissions de CO2 ne baisseront pas.

Le bien-être global en hausse de 3.7%. Ca alors ! Si ça n'est pas un chiffre aussi débile que toutes les estimations de croissances qui ont toutes échouées depuis 20 ans, tout comme le peak oil ...

Quand au PIB, c'est actuellement la production de pétrole mondiale qui précède les évolutions du PIB mondial ( cf dernier bouquin de Jancovici).Tant que l'objectif des énergéticiens ( pas que l'électricité) n'est pas de substituer le "gaz+pétrole" ( 60% énergie mondiale ) mais juste de faire de la propagande pour dire qu'il faut augmenter la part du renouvelable (principalement dans l'électricité, 20% de l'énergie), alors le problème du changement climatique ne sera pas résolu, et dans un environnement changeant, le bien-être en hausse de 3.7% une prophétie vraiment inepte pour le coup.

climax1891


Membre
depuis le 19-02-2012
le 20-01-2016 10:09:42

src : http://img15.hostingpics.net/pics/88082 … 732013.jpg

http://www.enerzine.com/UserFiles/Image/forum_19004_1.jpg

Aujourd'hui, le pétrole fournit moins de 5% de l'électricité dans le monde.

Donc les énergies renouvelables ont peu de chance de faire baisser la consommation de pétrole dans le monde.

L'Arabie Saoudite et la Russie n'ont rien à craindre.

lionelfr


Membre
depuis le 04-07-2011
le 20-01-2016 10:27:39

Pib vs energie pas solide..
Titre hautement spéculatif.

La baisse de consommation des fossiles s'accompagne d'une chute de leur prix telle qu'on peut prédire un transfert vers d'autres usages. Par contre, on a un vrai mouvement anti-charbon ce qui peut relativiser ce transfert (à supposer que l'exploitation du charbon baisse autant que la demande ce qi n'est pas évident)

Ensuite, déduire du PIB à long terme en partant de données énergétiques est hasardeux.

Ca veut dire que de très nombreux choix sont faits, d'autres choix sont "par défaut", càd qu'on ne les fait pas lors du calcul et qu'il se font tout seuls..

Bref, il faudrait être fou pour prendre cette étude comme une prévision fiable. En revanche le choix des renouvelables stabilise l'économie puisque l'énergie est la première cause de dépendances hautement volatiles. Cette stabilité a un impact positif sur le long terme

Enfin, il faut voir aussi que les renouvelables ne sont plus vraiment un choix mais une obligation, simplement parce que c'est la seule offre commerciale viable dans de nombreux cas

D'ailleurs la vieille rengaine nuke vs. EnR à la française est complètement irréelle dans le sens où il n'y a aucune possibilité factuelle pour que le nuke remplace les EnR à moyen terme : pas de nouvelle centrale prévue, pas de changement possible dans les politiques.

D'ailleurs certains politiciens de haut vol se sont pris les pieds dans le tapis à ce sujet. Sakozy en tête. En freinant les EnR , il a juste réussi à tuer le nuke et à le rendre plus impopulaire ou plutôt à provoquer une levée de boucliers beaucoup plus brutale. Cela a entrainé l'homme dans la chute. Je persiste à croire que la fin de carrière de dirigeant de NS est due à 90% à cette question et sa tirade sur la plage à Fessenheim.

Le marges de manoeuvre du nuke ne passent pas par un sabotage des EnR. Cette erreur est de plus en plus facile à démontrer à mesure que les positions radicales ont des répercussions contraires.

Pour le PIB , on ne peut pas s'arrèter à des techniques , même géniales. Il faut des technologies (au pluriel)

Non seulement solaire et éolien ne suffisent pas mais il faut les surdévelopper pour qu'elle se scindent en plusieurs familles (eolien flottant, solaire dans le désert, transport et stockage hydrogène)

C'est en piochant dans ces familles qu'on trouve des vecteurs de PIB. Pas en mettant des techniques en avant. La complexité des technologies n'est pas un frein à leur développement, mais plutôt leur manque de standadisation.

Papijo


Invité



le 20-01-2016 10:53:35

Augmenter le renouvelable ... c'est augmenter la c
A l'heure actuelle, quelqu'un qui a des économies à placer a le choix:

- Investir dans le renouvelable avec l'assurance d'un revenu plus que confortable (sauf arnaque) garantis par l'état pendant 20 ans, sans aucune concurrence ! Cela permettra de baisser un tout petit peu nos consommations de charbon qui ne représentent presque rien dans nos dépenses, tout en prélevant sur l'ensemble de l'économie 10% du prix de l'électricité (en 2016, et encore plus dans les années à venir)

- Investir dans le logement, le milieu industriel ... , donc développer des "vrais" emplois, augmenter les exportations, diminuer la pauvreté ... et se retrouver confronté à la concurrence, aux impayés, aux crises économiques ...

Le choix est facile !

Conclusion: Il n'y a rien d'étonnant à ce que plus on développe les ENRs, plus la crise s'installe !

Lionel-fr


Invité



le 20-01-2016 11:50:19

Pf..
L'immobilier est le facteur des crises les plus dures et les plus longues. Les crises immobilières comme celle des subprimes, la crise espagnole ou la française des années 90 qui a rebondi et provoqué une crise du logement dans les années 2000..

Parler de l'immobilier comme étant de vrais emplois est la phrase le plus inculte des affaires du monde que j'aie entendu ici.. 

Pour empècher l'immobilier de provoquer des crises montiales majeures, il faudrait que l'immobilier coute moins cher et soit plus "liquide" (déménager une fois par an comme les canadiens..)

Tans que les maisons sont le principal vecteur du patrimoine des gens, les crises perdureront et les gens seront touchés dans leur patrimoine....

Je ne dis pas que le secteur du BTP est nul, je dis qu'il est suffisament chargé comme ça. Ajouter de la valeur aux logements n'est pas une politique , c'est une fatalité qui prépare la prochaine crise... ou son amplification.

Le PIB se nourrit de liquidité, l'immobilier manque de liquidité..   C'est un sacré problème !

Et si on laissait l'immobilier à sa place comme vecteur de bonheur et de qualité de vie plustôt qu'en faire un enjeu financier ?  Investir dans son logement oui, se ruiner non !

Il n'y a aucune perspective de développement nucléaire en europe actuellement et peu d'espoir pour que ça change ni en + ni en -

Donc la politique énergétique se situe largement "hors nucléaire"

Les EnR n'augmentent pas les fossiles, actuellement, c'est même le contraire. Mais les EnR deviendraient vecteur de fossile au delà d'un certain taux de pénétration qui est variable selon plusieurs paramètres (Hydro, Step, Smartgrid à tarif dynamique, interconnections, demande résiliente, taux d'équipement, ...)

Dans le cas français , les EnR ont une autoroute devant elles vu leur taux de croissance, au moins pour 20 ans. 25 en comptant le réseau Linky.

25 ans , c'est le temps nécessaire pour développer le stockage à grande échelle. Je pense à l'hydrogène mais ça pourrait très bien être des supercapas-graphène dont le prix chuterait via des techniques d'impression laser et d'impression 3D...

Il faut 100TWh de stockage electrique pour répondre à 90% EnR

Pour l'immobilier , il faudrait développer les maisons-lego transportées à dos de camion. Là aussi pour corréler offre et demande qui faussent complètement la valeur des biens immobiliers..   (12 000 euros par metre carré ce n'est pas tenable)

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 20-01-2016 12:51:06

@papijo : Les EnR sont le secteurs de l'énergie le plus concurrentiel, vous n'avez qu'à comparer le nombre de développeurs EnR qui se font concurrence pour installer leur projets comparé aux nombres très restreints de développeurs de projets fossiles ou fissiles... En plus je parie que dès la prochaine news sur la mise en concurrence de l'exploitation des barrages de l'état vous allez venir nous défendre le monopole d'EDF...



Invité
le 20-01-2016 15:30:57

Je rêve J'hallucine. Ras le bol de mélanger les preudos raisonnements simplistes avec l'idéologie.
Tout d'abord, l'impact sur l'emploi de la substitution d'une source d'énergie à une autre doit s'apprécier par la différence entre les emplois créés dans la nouvelle activité et ceux supprimés dans les activités existantes, nucléaire, gaz et pétrole et non jouer au bonneteau avec les citoyens crédules en ne mettant en évidence que les créations d'emplois et en escamotant les suppressions. Ensuite, l'impact violent du renchérissement du coûts des énergies intermittentes sur la compétivité des industries electro intensives, et donc l'emploi, ne peut être escamoté. Les prix moyens de marché actuels sont en effet de l'ordre de 50Euros/Mwh contre 82 Euros/Mwh pour les éoliennes à terre, 200 Euros/Mwh pour les éoliennes en mer et de 200 à 400 Euros/mwh pour les panneaux solaires. Un taux de substitution important des énergies intermittentes aux énergies existentes déclenchera des pertes d'emploi importantes dans toutes les industries électro intensives par délocalisation vers des pays où l'énergie sera moins chère. Enfin, dans le cas de la France, la substitution des énergies renouvelables au nucléaire va nécessiter de développer des centrales utilisant des matières fossiles pour combler les trous de production des énergies intermittentes, comme en Allemagne. Actuellement, la masse de CO2 par habitant est en France de 5,04 t/habitant/an, minimum en Europe, contre 9,14 en Allemagne et 7,04 en moyenne européenne. Ces chiffres montrent que la réalité est têtue et l'avenir énergétique n'est pas aussi radieux que celui rêvé par les idéologues verts, dont les certitudes sont inversements proportionnelles à leurs connaissances techniques et économiques.
Quant à l'accroissement du PNB, c'est une plaisanterie de garçon de bain. Toute augmentation de production et de consommation, de quoi que ce soit, augmente le PNB, car on ne prends pas en compte dans cet indicateur les prélèvements sur l'environnement. Par exemple, un accroissement du gaspillage énergétique, en laissant ouvertes toutes les fenêtres pendant l'hiver, augmenterait les énergies utilisées au chauffage, donc le chiffre d'affaires d'EDF, d'Engie, des pétroliers et des gaziers, et donc le PNB!!!!!!!! Il faut avoir bien peu d'arguments pour utiliser celui là!!!

pierreerne


Membre
depuis le 20-10-2013
le 20-01-2016 17:37:46

J'ai une autre idée
Pour aller dans le sens de l'invité anonyme ci-dessus, j'ai une autre idée : pour augmenter encore l'attrait des renouvelables, je propose qu'on fabrique deux fois plus d'éoliennes et deux fois plus de panneaux solaires, mais au lieu d'installer ce surplus, je propose qu'on le jette directement dans la mer au-dessus des fosses profondes. Ainsi, le PNB mondial sera encore plus augmenté de la valeur de ces dispositifs, augmentation qui semble l'objectif de ce "rapport".

Remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables plus chères (il n'y en a aucune qui ne tournerait si elles n'étaient pas grassement subventionnées) amènera une chute grave du développement de l'humanité. Frédéric Bastiat l'avait déjà expliqué (au niveau national) il y a 150 ans dans la "vitre brisée". Mais, il n'y a rien à faire, ils y a toujours des "innovateurs" qui y reviennent, largement aidés par les gouvernements et aussi par les médias...

edc10


Membre
depuis le 22-01-2010
le 20-01-2016 18:06:41

Merci
Aujourd'hui le 20/01/2016

http://uprapide.com/thumbs/edc10/prod-20160115.png

On dit  aujourd'hui un grand merci à l'éolien ( 10GW installés, 0.4 GW de production) ! Vivement le stockage qu'on parle enfin du prix futur réel ... ... qui va soit disant rendre les gens 3.7% plus heureux ;-)

edc10


Membre
depuis le 22-01-2010
le 20-01-2016 18:32:21

[ pour enerc77 ]
on verra, mais  PV sur le toit + batterie Tesla : avez-vous le bilan CO2 d'une vraie ACV ?

Car Il faudra une énergie peu chère ET décarbonnées ... ... l'équation de la soutenabilité contient les variables Prix ET Emission de CO2.



[ pour Lionel-fr ]
je cite "il faut 100TWh de stockage electrique pour répondre à 90% EnR", je ne sais pas d'où vous sortez ça, mais en plus vous raisonnez en Energie ( probablement parce que c'est l'énergie injectée qui est actuellement "subventionnée" et pas la puissance garantie). Or si vous ne parlez pas  de la puissance necessaire des installations de stockages (pour pouvoir "libérer" ces 100TWh au moment nécessaire), alors votre chiffre, c'est du grand n'importe quoi. Car c'est aussi la puissance qui fait le prix du stockage, pas seulement l'énergie qu'ils peuvent stocker. Encore une fois c'est de l'intox pour faire croire aux gens que seules les "kwh" comptent alors que la puissance est formtement intermittente; mais ça ne durera pas longtemps, cette arnaque du tarif d'achat garanti du kwh "renouvelable" ... ... à moins que les gens soit lobotomisés, ce qui n'est pas exclu. On verra bien.

Lionel-fr


Invité



le 20-01-2016 18:48:03

L'ordre des choses..
Non , je ne parle pas de puissance admissible et oui les chiffres sont approximatifs, il ne sont pas pour autant du "grand n'importe quoi"

Edc10, vous êtes un gars de la prode ..

Il est donc logique que vous soyez à cheval sur le petit bout de watt et le quart de centime puisque c'est votre boulot. Il est tout aussi évident que vous défendez bec et ongle l'outil de production nuke et les différents clans qui y règnent.

Mais soyons simples : les mecs de la prode electrique , c'est un pouillème de la population. On s'en fiche un peu des unités d'un truc qui n'existe pas parce que construire 50TWh de stockage , c'est exactement la même chose que contruire 100 TWh de stockage. Je veux dire, si on sait faire l'un , on sait faire l'autre vous voyez le plan ?

Quant à savoir combien ça coute , c'est aussi con d'en faire l'estimation que de juger cette estimation que de la juger utile ou inutile, c'est stupide, ça nous ramène à notre condition de mortel , ça craint là

100TWh permettraient de voir venir. Si c'est de l'hydrogène, il y a tellement de moyens de le convertir en électricité que ce serait dommage d'économiser sur 1000 turbines alors qu'on a investi dans 10 000 containers.

Idem pour les batteries, il y a un certain barème difficile à transgresser entre énergie et puissance , difficile d'imaginer 100TWh de stock incapables de produire plus d'1 MW à l'instant T , ya quand même des limites physiques..

Enfin, pour le moment , l'europe est saturée de producteurs d'electricité qui sont plutot contents de voir enfin le prix spot revenir à ses normales de 2011 pendant 3 jours ce mois de janvier.

Je m'en voudrais de les désespérer en balançant que le stockage-transport aura tellement d'usages rémunérés que le métier de spécialiste de la prode électrique n'existera plus en tant que tel parce qu'il faudra répartir tous les débouchés (chimie, méthane, bagnoles, ..)

En admettant que l'electricité est le moins rentable de tous ces marchés et qu'il faudra donc donner la priorité aux transports...   

Bref , je vous sens pas trop dans le coup là dessus.   Mieux vaut ne rien dire

100 TWh , je trouve pas ça si idiot en fait..

Lionel-fr


Invité



le 20-01-2016 19:42:53

Comment l'appellerais-tu ?
Restituer 100TWh en une seconde , ça s'appelle pas de l'énergie, ça s'appelle une arme

En une année , ça s'appelle une "production"

En un trimestre, ça s'appelle une "base"

En un mois, ça s'appelle un "moyen de super pointe"

En centrant la prode pile sur les 3 mois d'hiver, ça s'appelle un "stockage inter saisonnier"

Dis moi combien tu stockes, je te dirai comment ça s'appelle..

Quand t'as le fuel, t'as le business partner ..

edc10


Membre
depuis le 22-01-2010
le 20-01-2016 20:18:59

[ lionel-fr ]
Vous savez, on n'est pas obligé d'être électricien pour être bien informé ...Le nucl, ça se défends par pragmatisme. Qu'on veuille fermer des centrales rentables (et répondant aux normes de sécurité actuelles) par idéologie "verte", dont la propagande masque les points principaux, ça navre tout homme de raison, tout simplement. Et puis il y a le problème climatique qui change les équations.

Vivement le stockage pour qu'on ait de vrais chiffres à débattre, c'est là dessus que je pointais votre discours qui court devant l'idéologie (100 Twh ?) Alors qu'il devra y avoir du stockage répondant à des problématiques d'intermittence journalière, hebdomadaire et semestrielle ! Par exemple, avec du stockage l'été pour l'hiver, les centrales nucl pouront enfin avoir un tx de charge annuel de 100% !;-)

Quand à la puissance, j'insiste. Car stocker en  répartissant chez des particuliers ( avec batterie, sans nouveaux investissements de réseau car on  profiterait de leurs install de qq kW) ou dans des grandes "nouvelles" installations de stockage centralisées type STEPS, avouer que les goulots d'étranglement sont différents. Que je sache, 10GW de steps dans les Alpes n'arrivent pas en pointe Bretagne ou en pointe PACA uniquement parce qu'on ouvre les vannes des barrages. Le stockage, suivant les technos, nécessiteront des investissements différents suivant les puissances nouvellement installées. Il va y avoir su sport ! Ca se fera même peut-être par le réseau gasier, avec des centrales à cogénérations chez tous les particuliers déconnectés du réseau ... enfin la liste et longue et l'avenir incertain ....



Invité
le 20-01-2016 20:38:39

Je parle des PRIX DE REVIENT des énergies intermittentes, seuls significatifs sur le long terme.
Les prix de rachat sont certes essentiels pour les investisseurs en éoliennes ou en panneaux solaires, mais sont complètement artificiels, car définis par les Etats et fluctuent au gré des politiques du moment. Je crois que nous sommes en France au 5ème tarif de rachat! La confusion entretenue entre les prix politiques de rachat et les prix de revient des énergies intermittentes crée pour le citoyen de base des illusions sur la rentabilité des investissements dans les "énergies nouvelles".
Chacun peut ainsi vérifier sur sa facture ERDF que les "taxes et contributions facturées HORS TVA", finançant les surcoûts de rachat des énergies intermittentes par rapport aux prix de revient des énergies hydraulique et nucléaire, ainsi que les investissements dans l'adaptation des réseaux à la distribution des énergies intermittentes, représentent déjà 20% de la facture hors taxe, pour, tenez vous bien, "14,4% de renouvelables, dont 9,3% d'hydraulique", soit 5,1% d'éoliennes et de panneaux photovoltäiques. Lorsque les énergies intermittentes représenteront 20% du total au lieu de 5,1%, votre facture devrait augmenter de +59%. Rassurez vous, l'augmentation sera plus faible, car les subventions se réduiront au fur et à mesure du développement des énergies intermittentes. Je ne sais pas  si les investisseurs privés opportunistes retrouverons leur rentabilité?
En revanche, les prix de marché pour les énergies produites par le charbon, le gaz, l'hydraulique et le nucléaire découlent de l'offre et de la demande au niveau continental et ne sont sont supérieures que de quelques % au prix de revient (Résultats avant impôts d'ERDF ou d'Engie/Chiffre d'affaires).
Je maintiens donc que les technologies produisant des énergies nouvelles ne permettent pas encore d'atteindre les prix de revient de l'énergie issues des énergies fossiles et nucléaire. La priorité doit donc être donnée aux technologies et aux sciences dures pour produire une énergie décarbonée à prix de revient compétitif dans les 20 ans à venir, indépendamment des incantations misérables des gourous verts, relayées par des journalistes, prêts à croire n'importe quoi.

Lionel-fr


Invité



le 20-01-2016 21:01:39

Bon pied, bon oeil..
Ce qui est marrant dans votre argumentaire parfaitement récité , c'est que je vous imagine bien l'expliquer à madame michu, avec les sourcils, les clins d'oeil, les regards colorés, les grands gestes avec les mains, tout ça.

Après, sur le fond,  ça ressemble terriblement aux autres. M'enfin, vous trouvez le nuke si rassurant que ça ?

Un accident à Fukushima - à 12 000 km du territoire français, sur une centrale de fab américaine opérée par un japonais, badaboum , voilà le secteur qui s'effondre et entraine les "lendemains qui chantent" et deux boites du cac 40 dans une faillite majeure, milliers de licenciments, plans de sauvetages chinois.. brrr!

Vous vous sentez vraiment en sécurité avec ça ?

Je vous assure que ce n'est pas le cas et encore , l'accident était aussi lointain qu'il pouvait l'être. Je n'imagine même pas un accident en métropole..

Maintenant oui, les EnR ont encore du boulot ..   mais quel chemin parcouru depuis l'époque où les français s'esclaffaient en vannant grossièrement les moulins des esquimaux danois... 

Comment ils prenait leurs grands airs importants en expliquant que ça produirait jamais assez..   Ouais, aujourd'hui, ils ont encore du verbe mais le ton a changé. Les moulins ont perdu de leur comique..

Je suis allé relire manicore sur la question. Comme le discours du maître a perdu de sa superbe en 15 ans !

Bon. Anyway, il n'est pas question de remplacer les centrales nuke fançaises par des EnR à moyen terme. Et ensuite ben... on sera tous morts d'ici là, ce sera le problème des suivants.

Mais rien qu'à entendre un discours syndical rôdé comme le vôtre, je suis forcément rassuré par les 15 ans écoulés.

Personne ne sait exactement à quoi ressemblera le big-stockage, je crois être celui qui a émis le plus grand nombre d'hypothèses ici, certaines étaient crédibles. 

Moi je fais dans la R&D, mon job s'arrète quand le truc devient rentable et je vous assure que cette rentabilité est chèrement acquise, c'est pas un truc qui tombe du ciel. même pas un peu. Il faut l'arracher la rentabilité, molécule par molécule !

M'enfin du coup , le laïus sur la rentabilité me laisse froid. D'abord parce que c'est mon quotidien, ensuite parce que j'ai rentabilisé des choses beaucoup moins favorables que les EnR !

Franchement les EnR, c'est du gâteau. Le seul vrai problème , c'est le volume et en conséquence , les temps de développement , de production (des machines) et de déploiment qui sont prodigieusement longs...

Mais pour dire si ce sera rentable  la réponse est oui, et même largement.

Par contre avec son industrie dans le caniveau, la France ne peut pas suivre sur tous les fronts. Ce serait chouette que Total réussisse vraiment son coup avec l'éolien ancré vertical au prix de l'onshore.

Parce que , à soi tout seul, ce truc peut pratiquement atteindre 80% du mix actuel.

Maintenant comme vous le savez peut-être, je ne suis pas un mec de clan, je fais dans le small business et c'est souvent chacun pour soi avec un code de gentlemen pour arbitrer les cas de conscience.

La bonne nouvelle pour le nuke , c'est que la demande électrique en France peut passer à 700TWh /an en une décennie (si un obscur syndicat ne vient pas saboter les efforts des autres)

700TWh/an , c'est assez pour prolonger les centrales et en remplacer quelques unes par des EPR 2 .. Puisque les EnR arriveront difficilement à raccrocher les wagons du volume...   

Maintenant, je me fais pas d'illusion, le syndicat des producteurs va continuer à cracher sur les EnR.  M'enfin , il le fait depuis toujours..  regardez où ça l'a mené...

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 20-01-2016 22:10:11

Le besoin c'est 80% de puissance pendant 15 jours, le reste du temps il y a toujours du vent qui souffle quelques part en Europe et assez de pluie dans les barrages. Et les stockages de gaz existant sont déjà capable de faire ça...

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 21-01-2016 00:41:54

Ca veut dire 80% de la puissance pendant 15 jours, qu'est-ce que vous ne comprenez pas là dedans? "Puissance" ou "jours" ?

lionelfr


Membre
depuis le 04-07-2011
le 21-01-2016 07:19:34

Captain kirk, beam us up !
Ok, je suis d'accord pour qu'on ajoute au prix des EnR le coût du stockage mais en même temps, on ajoute au nucléaire le coût du risque et du stockage/démantèlement et pas le bas de la fourchette. On tient compte des accidents et des imprévus. Quand au gaz russe, on lui ajoute le coût géostratégique (risque blackout) et la nécessaire surcote "volatilité des cours".

Je vous laisse faire ces savants calculs. Je n'ai rien à vous vendre.

Le stockage en volume d'hydrogène ne rend pas le même service que le stock de gaz sibérien en période de cours écrasé par les saoudiens pour cause de guerre commerciale et guerre tout court avec la moitié du monde.

Ces cours sont illusoires.

La technologie HH doit évoluer et faire une jointure "pépère" avec l'hydrogène chimie qui est facturé au tarif B2B , souvent entre filiales de mêmes groupes à des prix fixés pour commodité de bilan.

Le prix de l'electricité PV en été à midi est vraiment de zero centime pour sa partie excédentaire. C'est là que l'hydrogène doit faire son gros bénéfice annuel. Le reste du temps, comme les autres sources d'énergie, le benefice provient de contrats à long terme (l'opérateur surpaye l'hydrogène en échange du service rendu)

Si vous n'avez pas atteint ce type de business, c'est que votre concept n'est pas mûr et qu'il faut remettre votre ouvrage sur le métier les gars. Courage !

Pendant que les hommes d'argent s'affairent sur les modalités, les hommes en combinaison bleue s'occupent de faire tourner leurs démonstrateurs , récupérer des millions de points de mesure, planifient les essais ...

Voilà, surtout n'hésitez pas si vous avez besoin d'un manager éclairé quoiqu'un peu paresseux dans mon genre, j'adore faire bosser mon prochain en cherchant à caser mes vieilles lombaires dans un fauteuil molletonné.. Façon cap'tain Kirk

Reivilo


Invité



le 21-01-2016 07:42:52

Choix
D'un côté 45 milliards de dette, 4 000 suppressions de postes annoncées ce matin, un mix reposant à 80% sur une technologie unique dont le président de l'ASN indique que nous "avons perdu la pratique" et que la situation financière et technique des acteurs (EDF/Areva) rend "préoccupante", le tout reposant sur des ressources à 90% achetées à l'extérieur dont on gâche les 2/3 à la production avec des technologies du XIXème siècle...

De l'autre un modèle diversifié et décentralisé, des ressources inépuisables et locales, des dizaines de milliers d'emplois à créer et de multiples défis technologiques à relever.

Fais ton choix camarade !

Verdarie


Invité



le 21-01-2016 09:42:34

Proposition de stockage écologique
Pour ma part je propose un système qui pourrait faire le joint entre production jour et nuit et sans doute plus .La puissance de cette installation écologique est conditionnée par son dimensionnement qui pourrait être adapté à tous les besoins petit ou grands .

Si quelqu'un s'intéresse à cette idée pour laquelle il faut prévoir la construction d'un prototype ,il est possible d'en discuter par l'intermédiaire de l'Institut National de la Protection Industrielle qui organise ce genre de rencontre payante et ou tous les aspects des questions pourront être abordés.

Verdarie


Invité



le 21-01-2016 09:42:34

Proposition de stockage écologique
Pour ma part je propose un système qui pourrait faire le joint entre production jour et nuit et sans doute plus .La puissance de cette installation écologique est conditionnée par son dimensionnement qui pourrait être adapté à tous les besoins petit ou grands .

Si quelqu'un s'intéresse à cette idée pour laquelle il faut prévoir la construction d'un prototype ,il est possible d'en discuter par l'intermédiaire de l'Institut National de la Protection Industrielle qui organise ce genre de rencontre payante et ou tous les aspects des questions pourront être abordés.

edc10


Membre
depuis le 22-01-2010
le 21-01-2016 10:09:48

Secte
Les belles formulations : "il faut 80% de puissance, et c'est bon !". Et avec la même soupe argumentaire du "foisonnements", alors que les faits montrent clairement le contraire ...

Et ARRRETEZ d'opposer NUCL et REN, c'est STUPIDE !!! Le charbon électrogène, c'est ça la plaie ; bien pire que le nucl. 2015, c'est 120GW supplémentaires dans le monde, alors que c'est 80 GW pour l'éolien (avec un facteur de charge 4x moindre). Avec les mines, les rejets de particules et de métaux lourds, les destructions d'écosystèmes, mines à ciel ouvert, le déplacement de population, et le rejet de CO2, n'en parlons pas. Le nucl, c'est de la gnognotte à côté de ça. Faire des panneaux PV avec de l'électricité nucl, ce serait  bien plus responsable pour une transition énergétique compatible avec les objectifs de réductions de CO2. Passer par le nucl pour finir avec du tout ren, il n'y a rien de choquant là dedans quand on compare CE QUI EST COMPARABLE.

Papijo


Invité



le 21-01-2016 11:42:18

@chelya
"Les EnR sont le secteurs de l'énergie le plus concurrentiel"

Le fait qu'il y ait des faillites ne prouve pas que le secteur est concurrentiel. Un investisseur ENR est assuré d'avoir un client "fiable" (l'état), un tarif règlementé "confortable" (la CRE parle de "rentabilités excessives": http://www.cre.fr/content/download/1156 … iteENR.pdf ), un marché assuré pendant 20 ans ... que voulez vous de plus !

Vous voudriez qu'en plus les investisseurs ENR soient protégés par l'état contre leur propre incompétence, contre les arnaques ... ???????

Papijo


Invité



le 21-01-2016 12:02:43

@edc10
Renseignez vous: le nucléaire (du moins les technologies de 2016) ne permettent pas les variations de puissance rapides. Une baisse de puissance rapide n'est obtenue qu'en détournant une partie de la vapeur de la turbine et en l'envoyant réchauffer les petits oiseaux ... Il n'y a aucun bénéfice à baisser temporairement la production (par exemple dans la journée quand le photovoltaïque fonctionne), au contraire, cela occasionne des coûts supplémentaires en raison de l'usure du matériel. Les ENRs ne servent à RIEN !

 
  
 
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