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Ces suppressions sont le fruit d'une décennie d'inattention et d'inertie au niveau de ces mastodontes de l'énergie, qui n'ont jamais voulu se faire à l'idée d'une transition énergétique.
Pour préciser: on a souvent tendance à critiquer les décisions allemandes de mars et juin 2011 comme étant "précipitées", avec la volonté d'accélérer la sortie du nucléaire. Or, les 7 réacteurs arrêtés après le moratoire l'auraient dû l'être de toute manière en 2011 (3) et 2012 (4), selon l'ancien échéancier de sortie de 2002. Il faut rappeler également que le projet de prolongation des centrales voté par le Bundestag en octobre 2010 ne faisait pas encore l'unanimité, et qu'au moment de Fukushima, il faisait l'objet de trois recours pour anticonstitutionnalité (contournement de la chambre haute pour le vote de la loi). Au final les décisions post-Fukushima n'ont fait que confirmer la décision de 2002, rien de nouveau pour les grands électriciens de ce côté là.
Du côté des renouvelables, les quatre grands (RWE, EON, EnBW, Vattenfall) ont tout simplement raté le train depuis les années 2000. Selon une étude trendResearch parue en 2011, sur l'ensemble des capacités renouvelables construites depuis 2000, 41% sont dans les mains des particuliers, 12% chez les agriculteurs...viennent ensuite les gestionnaires de projet, les fonds bancaires, les régies communales... et les 4 grands avec seulement 6,5% des capacités!
C'est un peu facile de se plaindre derrière, alors que tout avait été annoncé il y a dix ans. De plus selon une étude de 2010, les bénéfices de trois de ces grands (EON, RWE, EnBW) ont augmenté de 5,7 milliards ? cumulés en 2002 à 23 milliards en 2009. En même temps le prix du kWh pour les particuliers a augmenté de 60%, souvent sans raison particulière (vive le fonctionnement du marché).
On peut par conséquent se demander qui sont les vrais victimes de cette politique...
Sources à l'appui pour toute personne intéressée.
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