Changements climatiques : le pire est évitable

La menace liée au réchauffement climatique pourrait être largement attenuée si l’on parvenait à réduire de 70% les émissions de gaz à effet de serre au cours du siècle à venir.

Selon une nouvelle étude, il serait possible d’éviter en partie la fonte massive des glaces de l’Arctique et du permafrost, et de limiter la hausse du niveau des mers.

Cette étude a été menée par le National Centre for Atmospheric Research (NCAR). L’équipe de chercheurs a utilisé les supercalculateurs du centre pour concevoir des modèles informatiques et comparer deux scénarios : l’un prenant en compte une réduction conséquente des émissions de gaz à effet de serre dans les dix ans à venir, l’autre en laissant les émissions perdurer sans restriction.

Le scénario de réduction s’appuie sur le chiffre de 450 ppm (particule par million). Ce taux de concentration du dioxyde de carbone dans l’atmosphère provient du Climate Change Science Program, qui estime qu’il est possible d’atteindre un tel niveau si le monde adopte rapidement des pratiques et de nouvelles technogies vertes pour réduire de façon drastique les émissions.

En revanche, si rien n’est fait, les émissions sont en bonne voie pour atteindre les 750 ppm d’ici 2100.

 

Si le dioxyde de carbone est maintenu à un taux de 450 ppm, la température du globe devrait augmenter de 0,6°C d’ici la fin du siècle, ont révélé les modèles informatiques.  Elle augmenterait de 2,2 °C si les émissions poursuivent leur cours actuel.

"Cette étude indique que nous ne pouvons plus éviter un réchauffement significatif durant ce siècle" commente Warren Washington, son principal auteur. "Mais si le monde mettait en oeuvre un tel niveau de réduction des émissions, nous pourrions stabiliser la menace de changement climatique et éviter la catastrophe."

Depuis l’époque pré-industrielle, la température a connu une hausse de 1 degré celsius dans le monde. Une grande partie de ce réchauffement est dû aux activités humaines. Dans l’atmosphère, la concentration de dioxyde de carbone a grimpé de 284 ppm à 380 ppm aujourd’hui. Les résultats de l’étude montrent qu’un réchauffement supplémentaire d’environ 1 degré celsius pourrait mener à des changements dangereux.

Selon les deux scénarios, les chercheurs ont obtenus les résultats suivants :

L’élévation du niveau des mers suite à la dilatation thermique de la température de l’eau serait de 14 centimètres, au lieu de 22 centimètres. La fonte des calottes glaciaires et des glaciers devrait en tous les cas s’ajouter à cette élévation.

Les glaces de l’Arctique devraient diminuer de volume, d’un quart en été, et se stabiliser en 2100 en cas de limitation des émissions. Les trois quarts de leur volume auront fondu en 2010 si les émissions se poursuivent. Il est possible de restreindre ce réchauffement et de contribuer ainsi à préserver la pêche et les populations d’oiseaux de mer et de mammifères dans des régions telles que le nord de la mer de Béring.

Les changements climatiques ne toucheront pas seulement les régions arctiques, mais l’ensemble du monde. Aux Etats-Unis, il faut s’attendre à un changement du régime des précipitations, avec une baisse de celles-ci dans le sud-ouest, et une augmentation dans le Nord des USA et au Canada. Ces changements peuvent être contenus pour moitié en cas de maintien de la concentration de CO2 à 450 ppm.

Le principal enseignement de cette étude est qu’une réduction des émissions permettrait de stabiliser l’évolution du climat en 2100.

Les auteurs soulignent qu’il ne leur appartient pas d’étudier la manière dont ces réductions pourraient être réalisées, ni de préconiser une politique particulière. "Notre objectif est de fournir aux décideurs politiques des recherches appropriées pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées", souligne le Professeur Washington.

"Cette étude fournit un peu d’espoir, qui montre qu’il reste possible d’éviter les pires impacts du changement climatique"

Les résultats de cette recherche seront publiés la semaine prochaine dans la revue Geophysical Research Letters.

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8 Commentaires sur "Changements climatiques : le pire est évitable"

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Petar91
Invité

J’ai du mal à saisir, les expert du GIEC donnent une eventuelle augmentation de la température à 2 degrés supplémentaire depuis la période préindustrielle d’ici la fin du siècle si les émissions se stabilisent aujourd’hui (effet d’inertie planetaire, donnée prise sur la base des scénarios du GIEC). Et le modèle informatique donne une augmentation de 0.6 degrés…oui mais depuis quand ? aujourd’hui ou l’ere préindustrielle ?

Iefiz
Invité

Je trouve assez suspect cet article notamment au niveau des prévisions pour 2010 car il parait difficile de prevoir un changement de température 2 ans seulement avant.  

Mister mystere
Invité

N’importe quoi cet article! D’une il n’y a pas de réchauffement climatique dû aux GES mais simplement aux paramètres tel que les oscillation multidécanales des océans ainsi que l’activité solaire. De deux, le climat est en train de se refroidir… Pas d’augmentation dpuis 1998, 2008 année la plus froide de la décénie 2000, 2009 qui devrait être encore plus froid que 2008… Je ne vois pas pourquoi on s’inquiète!

pasnaif
Invité
au point que son dirigeant n°2 a depuis longtemps démissionné pour ne couvrir – disait-il – une forfaiture de tripotage de chiffres pour « exagérer les effets des GES: En effet il n’y a pas deux ans le GIEC annonçait un réchuffement de 6°, maintenant bien moins. Ayant triché et perdu toute crédibilité, nul doûte que le contraire de l’effet recherché se produise rapidement: Imaginons qu’une simple fluctuation naturelle de courte durée se produise, 3 ans suffisent – comme cela s’est déjà produit par le passé – et toute une population scientifique alarmiste en sera ridiculisée et disparaîtra. Puis le mal… Lire plus »
irisyak
Invité

Pour ce qui est des infos qui nous sont données seul le CO² serait pris en compte. Il ne faut pas oublier le méthane dont de pouvoir est sans commune mesure avec le CO²; ajoutons que nous n’avons toujours pas d’évolution comparée de la température sur terre et sur Mars qui se réchauffe aussi et sans présence humaine.

Petar91
Invité
@pasnaïf oulala !! le GIEC n’a JAMAIS JAMAIS dit que le climat se réchaufferait à +6 degrés !!!  La temperature moyenne augmentera PROBABLEMENT de 6 degré SI et Seulement SI le taux de concentration en CO2 dépasse les 855ppm, pour le moment nous sommes à 380ppm soit un réchauffement de 2 degré en moyenne par rapport à 1900 ! et c’est ce point là qui me chiffone dans cet article, non pas qu’il soit faux mais qu’il manque de transparence et de détail sur les bases des temperatures estimées ! @Mister mystère Ou a tu vu que le climat se… Lire plus »
Yvos
Invité
Pas vraiment en phase avec les scénarios du GIEC ! … Mais ça semble être en phase avec les projets du gouverment Obama qui veut mettre les US à la tête de la lutte contre le réchauffement climatique et qui prone comme objectif une réduction de 70 à 80% des G.E.S (facteur 3,33 à 5) … mais on ne sait pas vraiment à quelle échelle, mondiale ou aux US ? Objectif à comparer avec les 50 % (facteur 2) à l’échelle de la planète envisagé jusqu’à présent et qui s’est décliné en facteur 4 (75% de réduction) en France d’ici… Lire plus »
Koko
Invité

Encore une étude gouvernementale qui arrange bien Mr Obama et les lobbys comme du temps de Bush Jr… Pour info : Le Guardian a interrogé les spécialistes du climat réunis à l’occasion de la conférence de Copenhague. Sur les 261 réponses reçues, 86% des sondés estiment que l’objectif des 2°C de réchauffement que s’est fixé la communauté internationale ne sera pas respecté, bien que 60% pensent que les moyens techniques et économiques qui permettraient d’y parvenir soient à notre disposition. Ils sont 39% à juger cet objectif d’ores et déjà hors d’atteinte.