Helios, le supercalculateur dédié au programme Fusion

Le supercalculateur Helios, l’un des plus puissants au monde doté d’une puissance crête de plus de 1,5 petaflops et dédié au programme Fusion a été inauguré** le 19 mars à Rokkasho (Japon) par Bull, le CEA, F4E et JAEA.

Ce supercalculateur pétaflopique conçu et développé par Bull fournira les capacités de modélisation et de simulation prévues dans le cadre du programme dit de l’Approche Elargie associée à ITER.

Le CEA, mandaté par F4E, avait retenu Bull en avril 2011 pour équiper et assurer la maintenance et l’exploitation du centre de calcul de Rokkasho (Japon), au sein de l’International Fusion Energy Research Center (IFERC). Ce centre de calcul est une des composantes (1) de l’Approche Elargie, programme de recherche, complémentaire du programme ITER engagé en novembre 2006 dans le cadre d’une coopération réunissant le Japon et l’Europe. F4E coordonne la contribution européenne à l’Approche Elargie et JAEA la contribution japonaise.

Le supercalculateur Helios va contribuer au grand programme de coopération internationale ITER, dont l’objectif est de maîtriser la fusion nucléaire comme future source d’énergie.

Helios sera le supercalculateur qu’utiliseront les différentes équipes de recherche pour modéliser les nombreux défis que pose la fusion : comportement du plasma, gaz ionisé très chaud dans des champs magnétiques élevés, étude des matériaux qui seront soumis à des flux de chaleur et de particules très intenses…

Helios est mis à la disposition des chercheurs européens et japonais pour une période de 5 ans.

« Je suis extrêmement fier de la participation de Bull à ce projet d’envergure pour la mise au point d’une énergie durable et respectueuse de l’environnement. Nos équipes ont réussi une prouesse technologique et logistique en installant ce supercalculateur pétaflopique en moins de six mois sur une zone touchée par le tsunami il y a un an. Dans ces circonstances exceptionnelles, nos interlocuteurs japonais ont fait preuve d’un professionnalisme remarquable » a déclaré los de cette inauguration Philippe Vannier, PDG de Bull.

Le nouveau supercalculateur est conçu pour être opérationnel 24h/24. Sa puissance crête de plus de 1,5 pétaflops le place parmi les plus puissants systèmes au monde.

Pour la partie calcul, il réunit au sein d’une architecture « cluster » 4 410 noeuds de calcul bullx® B510 intégrant 8 820 processeurs Intel® Xeon® E5-2600 soit 70 560 cœurs de calcul. Le supercalculateur est doté d’une mémoire de 280 téraoctets et d’un système de stockage à haut débit de 5,7 pétaoctets complété par un système de stockage secondaire prévu pour supporter 50 pétaoctets.

Le réseau d’interconnexion du cluster repose sur la technologie InfiniBand®. Venant compléter la partie calcul, 6 systèmes bullx® série S et 80 systèmes bullx® série R sont destinés aux opérations d’administration du supercalculateur, à la gestion du système de fichiers Lustre® et à l’accès aux utilisateurs.

Bull a fourni également 32 systèmes bullx® R425 incluant des cartes graphiques hautes performances pour le pré/post traitement et la visualisation. Le supercalculateur embarque la suite logicielle de Bull, bullx Supercomputer Suite Advanced Edition, développée et optimisée par Bull pour les systèmes de classe pétaflopique basée sur le système d’exploitation Linux® et intégrant de nombreux composants Open Source.

Dans le cadre de ce projet, Bull a eu la responsabilité de la conception et de la réalisation de la distribution d’électricité et d’eau glacée pour le refroidissement liquide du centre de calcul, l’infrastructure (bâtiment, transformateurs, groupes froids, …) ayant été fournie par le Japon. Bull a également réalisé l’installation du supercalculateur, et en assurera la maintenance et l’exploitation pour une durée de cinq ans.

Dans le cadre de la réalisation de ces prestations, Bull s’est appuyé sur les compétences de son partenaire local SGI Japan.

** Bull, le CEA, F4E et JAEA, en présence de représentants de l’Union européenne et de l’ambassade de France au Japon, ainsi que de nombreuses personnalités politiques japonaises dont plusieurs parlementaires, le gouverneur de la province d’Aomori et le maire de Rokkasho.

(1) Les autres composantes de ce programme de recherche et de développement commun sont principalement : le Tokamak JT-60SA installé à Naka au Japon et des prototypes de la future source neutrons IFMIF dédiée à l’étude des matériaux pour la fusion, dont l’accélérateur.

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