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Le coût d’intégration de l’énergie des vagues en question dans le Pacifique

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Une nouvelle étude suggère que le développement à grande échelle des systèmes de récupération de l’énergie des vagues dans le Pacifique devrait être relativement stable, fiable et capable de s’intégrer au réseau électrique à moindre coût par rapport à d’autres formes d’énergie alternatives comme l’éolien.

Les résultats publiés dans la revue ‘Renewable Energy’, ne font que confirmer ce que les scientifiques pensaient déjà. L’énergie des vagues pose moins de problèmes d’intermittence que certaines sources d’énergie et en équilibrant la production de l’énergie des vagues sur une zone géographique plus vaste, la variabilité peut encore être réduit.

L’intermittence des sources d’énergies alternatives est un facteur qui freine leur utilisation – Si l’énergie du vent ou du soleil diminue et varie considérablement, une autre production d’énergie doit compenser ce manque. Au final, le coût global du système d’approvisionnement énergétique s’en trouve plus élevé.

"Chaque fois qu’une nouvelle forme d’énergie s’ajoute, le défi consiste à l’intégrer au système, avec les autres sources", a déclaré Ted Brekken, professeur agrégé et spécialiste des énergies renouvelables à l’Université de l’Oregon State (USA).

"En produisant l’énergie des vagues sur différents sites, éventuellement avec diverses technologies, et en tirant parti de la cohérence comparative de l’énergie ondulatoire elle-même, il apparaît que l’intégration de l’énergie des vagues devrait être plus aisée que celle de l’énergie éolienne" a t-il précisé. "La réserve d’énergie, ou la production de secours, nécessaire à l’intégration de ce type de technologie devrait s’avérer minime."

Cette estimation du coût serait de 10% ou moins des dépenses actuelles pour l’intégration de l’énergie éolienne. L’intégration de l’énergie, n’est cependant, qu’une composante du coût total de l’électricité produite. L’énergie des vagues, encore au stade du balbutiement, n’est pas en mesure de concurrencer l’éolien offshore sur une base globale.

L’énergie des vagues n’est pas actuellement en phase de commercialisation dans le Pacifique Nord-Ouest. Toutefois, les experts affirment que son potentiel futur demeure importante, alors que les coûts devraient baisser, les technologies s’améliorer et les dispositifs se diversifier davantage. L’étude a examiné l’ajout hypothétique de 500 mégawatts de capacité de production dans cette région d’ici 2025, ce qui serait comparable à environ 5 grands parcs éoliens.

Un autre atout dont dispose l’énergie des vagues reste la prédiction de la production à court terme avec un degré de précision élevée sur une échelle de temps allant de quelques minutes à quelques heures, et cela même selon les saisons.

L’étude conclut que l’énergie des vagues dans la région Pacifique devrait stimuler la croissance économique, aider à la diversification énergétique, réduire les émissions de gaz à effet de serre et réduire les pertes de transmission d’énergie électrique.


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    10 Commentaires sur "Le coût d’intégration de l’énergie des vagues en question dans le Pacifique"

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    Stephsea
    Invité

    Et pourquoi la france ne profite t’elle pas de sa façade Altlantique très bien bien pourvue en en énergie Houlomotrice ?

    Tech
    Invité
    le titre est mal choisi car il sous entend l’inverse de ce qui est dit dans l’article quand on dit « en question » en général c’est négatif alors que l’article serait plutôt en faveur. mais ne parler que de ce qui apparaitrait comme une évidence, les vagues seraient plus prédictives, je peux vous asssurer qu »en tant que plongeur dans différents océans la houle est très variable et justement liée la plupart du temps au vent! et le stockage doit y être adjoint et être pensé pour réguler les irrégularités! et du matériel dans l’eau de mer c’est de la corrosion et… Lire plus »
    Pastilleverte
    Invité

    Mix, mix, mix, à doser au mieux des ressources locales et des technologies les plus « rentables » en terme de rappport encombrement/fiabilité/rendement/coût.

    P h
    Invité

    la mer – nouvelle source d’énergie renouvelable par les vagues ,permetten d’atteindre des résultat scientifique n’ayant jamais été créé dans le monde. Voir vidéo sur YOUTUBE – cataenergie

    Surfeur
    Invité

    @Stephsea : Les premiers projets existent bien dans certains labo que ce soit à Nantes, Brest ou en Normandie. Le prochain salon des EMR (Energies marines renouvelables) aura lieu à Nantes en mai et sera un grand rassemblement autour de ces technologies qui vont arriver et proposer diverses solutions. Consultez également les docs sur certaines technologies existantes (Pelamis, WaveRoller, Point Absorber…) Les idées sont là et demandent un peu de patience

    plouc73
    Invité
    Les expériences houlomotrices restent, à l’heure actuelle des expériences. les projets les plus avancés comme PELAMIS (gros boudins flotteurs) n’ont pas débouché, depuis 2004, sur des réalisations durables.Le seul essai grandeur nature fait au large du Portugal durant l’hiver 2008/ 2009 s’est terminé par la remise dans un hangar des boudins fortement endommagés durant l’hiver. Il est vrai que l’Atlantique ça rigole pas; mais pour que ces systèmes fonctionnent, il faut une forte houle, mais qui est fatigante pour les structures. D’autre part, pour des raisons professionnelles j’ai été amené à calculer la productibilité des systèmes PELAMIS ; elle paraît… Lire plus »
    Stephsea
    Invité
    @Surfeur, ma question ne porte pas sur la technologie disponible (j’en connait un rayon là-dessus), mais sur l’absence quasi totale de financement et d’initiatives crédibles sur le plan économique ou politique. Les vagues restent une source d’énergie extrêmement exotique, soufrant d’une sous culture délétère, avec ces effets : les projets « médiatisés » sont peu variés et très peu nombreux, portés par des majors qui ont une idée très étroite (!!!) de ces sujets, avec un niveau d’expertise disparate, une gestion de projet calamiteuse, voire cahotique, des conflits d’intérêt, et finalement une méthode inefficace. La « biodiversité » est donc très réduite, ce qui… Lire plus »
    plouc73
    Invité
    @ M. Stephsea Je constate d’abord que sur le plan technique, vous ne remettez pas en cause ce que j’ai écrit. D’autre part, et vous le dites vous mêmes, les systèmes PELAMIS et CETO étaient, selon vous, morts-nés. Donc il est peut-être réducteur de constater des échecs mais ils existent et si être honnête c’est être (selon votre omniscience) un minus habens intellectuel, alors j’assume. Ceci posé, la houle est plus un problème qu’un avantage. D’abord je suis voileux (RM 1 200 construit aux chantiers de Périgny pour votre gouverne) et ce n’est donc pas par ignorance des réalités marines… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Oui, mais c’est pas si simple! D’ailleurs, j’écrivais le 5/01/2010 à propos de Pelamis: « La video est superbe! Mais il y a-t-il un ingénieur pour penser que ce truc peut rester plus de trois ans à s’agiter comme ça dans la mer sans se retrouver dans ce délai échoué comme une baleine perdue sur la plage qu’on voit au fond? Je prends le pari…. » PS: la vidéo de l’article ne fonctionne plus.

    Stephsea
    Invité
    Etonné d’une part du fait qu’il y a des réactions contre mon post mais surtout de leur teneur défensive voire carrément agressive. Je vois qu’on préfère défendre sa petite personne, quand on se croit visé ou remis en cause, plutôt que de parler du fond. Et la méthode est alors très simple, toujours la même : personnaliser le débat et le ramener à sa petite personne, à des « toi », à des « moi » et à des « toi même », et autres fadaises. C’est hors sujet. les aventures de tel ou tel en RM fabriqué jenesaisoù (en fait je le sais très bien… Lire plus »
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