Le Giec adopte un rapport alarmant

Le Groupe inter gouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a rendu vendredi 6 avril son rapport concernant les impacts du réchauffement planétaire.

Le Groupe de recherche a réuni à Bruxelles quelques 2500 chercheurs en provenance de 130 pays, afin d’adresser une synthèse de leur rapport aux décideurs du monde entier.

Le 2 février dernier, le Groupe 1 avait publié un premier rapport prévoyant une moyenne des températures pour le siècle à venir entre 1,8°C et 4°C supérieures à celles de 1990.

Pour une hausse de 2 à 3°C, les conséquences négatives du réchauffement concerneront toutes les régions du monde, affectant les productions agricoles, les réserves en eau, accentuant la fréquence et l’ampleur des catastrophes naturelles
(inondations, sécheresses…) et favorisant le développement de maladies.

Si cette hausse de la température dépassait 1,5 à 2,5°C, 20 à 30% des espèces animales et végétales se verraient menacées d’extinction.

L’eau au centre des préoccupations

D’ici à 2080, ce ne sont pas moins de 3,2 milliards de personnes qui seront touchées par le manque d’eau, et 600 millions par la faim liée à la sécheresse, la dégradation et la salinisation des sols. La raréfaction de l’eau douce au profit de l’eau salée devrait affecter quant à elle 1 milliard de personnes dans l’hypothèse d’un réchauffement de 2°C.

L’eau potable se raréfie, mais l’eau des océans constitue une menace supplémentaire : leur niveau pourrait gagner 20 à 60 cm d’ici la fin du siècle, selon les experts.

2 à 7 millions de personnes en plus chaque année seront directement menacées par ce phénomène, ainsi que par les inondations résultant de la fonte des glaces.

Parmi les régions les plus à risque, l’Asie du Sud et du Sud-Est devraient subir les conséquences de la fonte des glaciers de l’Himalaya, faisant gonfler les eaux des fleuves.

Les régions les plus vulnérables correspondent aux zones côtières les plus peuplées : les grands deltas d’Afrique de l’Ouest, d’Asie ou du Mississippi, ainsi que les régions côtières très dense du Yangtsé en Chine, du Gange de l’Inde au Bengladesh ou du Mékong au Vietnam, soit une population de 300 millions d’habitants.

Le Giec souligne que nombre de ces bouleversements sont déjà observables en de nombreux endroits du monde.

Oppositions

Malgré la recherche de consensus du Giec, celui-ci s’est heurté à l’opposition des Etats-Unis, de la Chine, de la Russie et de l’Arabie Saoudite.

Les Etats-Unis sont même parvenus à faire supprimer un paragraphe spécifiant que l’Amérique du Nord "devrait être localement confrontée à de graves dommages économiques et à des perturbations substantielles de son système socio-éconmique et culturel".

Malgré ces obstacles, le Giec est tout de même parvenu à dégager un document de référence adressé aux principaux dirigeants mondiaux.

Le Groupe de travail III prendra le relais à Bangkok, du 30 avril au 3 mai, afin d’examiner les solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Une synthèse de l’ensemble des travaux sera produite à Valence en Espagne, du 12 au 16 novembre 2007.

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