L’ONU stimule la cogénération pour le thé et le sucre

A travers une initiative lancée jeudi, les agriculteurs du sucre participeront à un projet de cogénération financé par le Fonds pour l’environnement mondial. Les agriculteurs utiliseront les déchets de l’industrie sucrière pour produire de l’électricité, et se faisant, alimenteront la croissance économique et rurale.

A travers deux initiatives, distinctes, mais similaires, les agriculteurs du sucres et l’indutrie du thé participeront à un projet de promotion de la cogénération.

Ces deux projets financés par le FEM sont basés sur le succès de la cogénération sur l’île Maurice, où environ 40% des besoins d`électricité du pays sont satisfaits par les déchets produits par l’industrie sucrière.

 Concernant l’industrie du thé, le PNUE doit promouvoir l’implantation de petite hydroélectricité en Afrique oriental et australe.

Avec un objectif initial de 10MW d’hydroélectricité à petite échelle, le projet devra à long- terme stimuler 82MW de capacité dans les petites centrales hydroélectriques de la région. Le Burundi, le Kenya, le Malawi, le Mozambique, le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie sont parmi les pays qui ont déjà souscrit à cette initiative.

En plus de la réduction des gaz à effet de serre, l’énergie hydroélectrique permettra de réduire les coûts de l’énergie, d’améliorer l’industrie africaine du thé à l’échelle mondiale, et d’aider à propager l’électricité dans les communautés rurales. A long terme, le système sera également ouvert pour le développement d’une industrie locale dynamique pour la conception hydroélectrique, la fabrication, l’opération et la maintenance.

Achim Steiner, Sous-Secrétaire Général de l’ONU et Directeur Exécutif du PNUE, s’est réjoui de cette perspective : "Le thé est bon pour la santé, maintenant il devient également meilleur pour l’environnement. La décision prise par certains pays d’Afrique de l’Est d’établir dans la convention sur le pouvoir d’achat  des contrats qui permettent les producteurs d’électricité renouvelable de revendre leur surplus d’électricité, a ouvert de nouvelles opportunités pour la production d`une énergie renouvelable moins polluante."

Les initiatives hydroélectriques devraient atteindre plus de 8 millions de personnes dans l’industrie du thé – une principale source de monnaie convertible pour l’Afrique orientale et australe.

Le sucre, source d’énergie

Ce projet sans précédent est conçu pour stimuler la cogénération – l’utilisation de déchets agricoles pour la production de l’énergie – à travers l’Afrique Orientale et Australe. Le système visera à atteindre environ 10 millions d’agriculteurs de sucre et à leur familles, au Kenya, en Ethiopie, en Malawi, en Ouganda, au Soudan, en Tanzanie et au Swaziland.

L’initiative devrait permettre la production de 60 MW d’énergie moins polluante dans sa phase initiale, et préparera le terrain pour l’installation d’une capacité de cogénération de plus de 200 MW à travers la région.

En se basant sur des combustibles renouvelables a bon marche et disponibles localement tels que le sucre et les produits de l’industrie du bois, ces unités de cogénération réduiront les gaz à effet de serre tout en diminuant les coûts de l’énergie pour la région agroalimentaire et des industries forestières. Ils pourront également améliorer la compétitivité des produits agricoles et forestiers dans la région, favoriser l’investissement et permettre l’électrification rurale dans la région.

Ces deux projets portés par le PNUE visent également à participer au développement des zones rurales et à maitriser la pauvreté; il devrait réduire la dépendance aux combustibles fossiles coûteux souvent importés, tout en contribuant à la réduction des gaz à effet de serre.

La cogénération pour l’Afrique et l’ Hydro pour l’industrie du thé sont deux initiatives principalement menées par le PNUE avec la Banque africaine de développement comme coréalisateur, soutenu par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

Les projets, d’une valeur totale d’environ $ 100 millions, sont également exécutés par l’association du commerce du thé de l`Afrique de l`Est (EATTA) et de l’énergie, l’environnement et le Réseau de développement de l’Afrique (AFREPREN/FWD).

 

 
(src : CP – PNUE)
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