Produire de la cellulose à partir d’une cyanobactérie

Des scientifiques de l’Université du Texas à Austin ont mis au point un nouveau procédé de fabrication d’éthanol.

Cette nouvelle méthode implique l’utilisation d’une bactérie, et plus particulièrement d’une cyanobactérie photosynthétique rencontrée communément sous l’appellation d’algue bleu-verte. **

Ces cyanobactéries modifiées par l’implantation d’un ensemble de gènes (de la bactérie du vinaigre), "Acetobacter xylinum", (producteur cellulosique non-photosynthétique) sécrètent de la cellulose, du glucose et du saccharose. Ces sucres élémentaires sont les principales substances utilisées dans la chaine de production de l’éthanol.

La cyanobactérie utilise la lumière du soleil comme source d’énergie pour sa propre croissance. Contrairement aux cultures vivrières qui sont utilisées (et détruitent définitivement) pour produire de l’éthanol, le glucose, le saccharose, et la cellulose sont obtenus sans nuire aux cyanobactéries. Le glucose et le saccharose peuvent facilement être transformés en éthanol. Généralement, les matières transformées proviennent d’usines de cellulose qui nécessitent des processus industriels coûteux. Les cyanobactéries élimineraient ces procédés coûteux de transformation.

Les professeurs R. Malcolm Brown Jr. et David Nobles Jr. indiquent que leurs cyanobactéries peuvent être cultivées sur des surfaces de production dont la terre agricole est non-cultivable et impropre à l’alimentation humaine.

"Une pression est exercée sur l’ensemble des producteurs (américains) de maïs pour produire du maïs à destination des biocarburants", explique le Professeur R. Malcolm Brown Jr , président de la chaire en biologie cellulaire d’Austin. "La même pression existe actuellement au Brésil afin d’exploiter davantage la forêt amazonienne pour produire plus de canne à sucre et répondre à nos besoins énergétiques croissants. Et nous ne voulons pas de cela."

Les sources biomasses utilisées ou envisagées pour la production d’éthanol aux États-Unis comprennent l’herbe et le bois (cellulose), le maïs (glucose) et la canne à sucre (saccharose). Des algues sont également en cours d’élaboration pour la production de biodiésel.

Selon les chercheurs impliqués dans ce projet, 2 millions de km2 de superficie permettrait d’alimenter le système de transport des Etats-Unis, en éthanol.

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7 Commentaires sur "Produire de la cellulose à partir d’une cyanobactérie"

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Geo
Invité

Encore un exemple qui conduit vers un certain optimisme……… et qui va ramener notre humanité vers la raison……..encore 3 ou 4 innovations, dont le stockage d’ H2, et dans 10 ans l’offre énergétique devient excédentaire et tire les prix vers le bas……..

Pseudo
Invité

Dommage d’ici à ce que de tels systèmes soient opérationnels 30% de la population mondiale soit morte de faim pour pouvoir mettre de l’essence dans nos voitures…

Francis
Invité
la bétise humaine est la seule chose qui me donne une image de l’infini disait Albert Einstein ! Les cyanobactéries font partie du domaine alimentaire ,parmi elles il y a la spiruline dont l’intéret n’est plus à démontrer pour lutter contre la malnutrition ! Après le blé,le soja,le colza,le maîs,la mélasse etc…on pense à utiliser des cyanobactéries pour faire de l’éthanol !Dans quel monde vivons nous ? Si on peut produire en masse des produits comme la spiruline ou la chlorella ,que ce soit pour répondre à l’urgence alimentaire mondiale ! Cela est possible techniquement mais il faut une volonté… Lire plus »
Geo
Invité
Pourquoi dès qu’il y a une invention on imagine un futur hypothétique malintentionné, alors qu’on ne constate même pas les dégats du présent…….. Vous échafaudez déjà des immensités de culture qui vont appauvrir les sols et les peuples affamés, alors que vous ne voyez même pas qu’il y a des milliards de cimes et souches qui dégagent du méthane sans apporter la moindre énergie pour l’être humain !!!!!!!!!! Savez-vous que rien que les cimes et souches de notre bon vieil hexagone représentent une dizaine de tranches nucléaires et convertis en carburant, cela va sacrément soulager notre planète, nos emplois etc…… Lire plus »
Guydegif(91)
Invité
Je lis ci-dessus pas mal de bonnes idées et suggestions… Mais arrêtons de penser qu’il n’y a qu’une vérité! Pensons au ”Bouquet de Solutions, EnR et DD !” Je m’explique: – Oui aux chercheurs/inventeurs qui explorent pour trouver des solutions nouvelles dans tous les domaines, dont celui des cyanobactéries pour de nouvelles ssources de carburants alternatifs à ceux fossiles. Bravo à Malcolm, David et d’autres…Pour ne pas bloquer 2 millions de km2 à terre, faut peut-être plus se tourner vers des km2 de mers ou d’océans… – Oui au Jatropha et à sa promotion sur des terres pauvres ou arides…par… Lire plus »
Geo
Invité

Voila le principal : avoir un bouquet à large spectre……. Plus nous aurons de possibilités et de choix, plus nous pourrons sélectionner les meilleures énergies, et ce au meilleur coût……. et là, même les affamés pourront être nourris correctement, parcequ’avec de l’énergie bon marché on a de tout……..même de l’eau dans les déserts……. donc, bien dit Monsieur GDG………

Lilo
Invité
cellulosique ../UserFiles/Image/breve4847a.jpgUne étude menée conjointement par des chercheurs du Département Américain de l’Energie, de l’Institut Génomique et du Laboratoire National de Los Alamos a mis en lumière un champignon qui pourrait être utilisé pour produire de l’éthanol cellulosique.Il existe déjà de nombreux procédés industriels sur le marché pour produire de l’éthanol cellulosique, mais les scientifiques s’attachent toujours à les perfectionner. Appelé Tricoderma reesei, le champignon est surtout connu et utilisé par le corps militaire américain dans la dégradation des tissus (tentes et autres habillements). En effet, le Tricoderma est capable de digérer les tissus en sucres simples (monosaccharide) grâce à… Lire plus »
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