Tiamat lève 3,6 Me pour ses batteries au sodium, à recharge ultra-rapide

S’appuyant sur six années de recherches menées par le RS2E (Réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie), TIAMAT développe une nouvelle génération de batteries, à recharge ultra-rapide.

Fondée en septembre 2017 par Laurent Hubard, son Président, cette jeune entreprise deep tech vient de franchir une étape importante de son histoire en levant 3,6 millions d’euros auprès de FINOVAM, Picardie Investissement et CNRS Innovation. Cette opération va lui permettre de finaliser ses batteries de nouvelle génération.

Une batterie à base de sodium

Contrairement aux batteries classiques au Lithium, les batteries TIAMAT utilisent une technologie Sodium-Ion (Na-ion) qui permet de s’affranchir des ressources rares et coûteuses que sont le Lithium et le Cobalt.

Cette nouvelle technologie Sodium est déjà en production dans les locaux de la société. Elle présente des performances remarquables avec des charges et décharges 10 fois plus rapides, un nombre de cycle 10 fois plus important que le lithium et cela pour un coût équivalent.

« Cette technologie va révolutionner les usages dans beaucoup de domaines, par exemple ceux de la mobilité électrique, des outillages portatifs ou du stockage des énergies renouvelables », explique Laurent Hubard. « Qu’il s’agisse de bus ou de vélos électriques, de taxis autonomes, de robots industriels, etc., la batterie Na-ion va permettre d’optimiser l’utilisation des batteries grâce une recharge qui ne prendra que quelques minutes, contre plusieurs heures pour les batteries actuelles. »

Une levée de fonds conséquente pour un projet ambitieux

Cette première levée de fonds permet l’accélération de la production des cellules de batteries et leur qualification. TIAMAT va rapidement fournir à ses clients ses batteries nouvelle génération pour les intégrer dans les produits existants, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux usages. Cette étape s’étalera sur les 18 prochains mois et sera suivie par une phase d’industrialisation. « L’objectif est d’installer dès 2020 un démonstrateur industriel, idéalement dans les Hauts-de-France, capable de produire les premières séries de batteries ». TIAMAT entend vendre ses batteries au sodium partout en Europe.

A propos de TIAMAT

La société TIAMAT est une jeune SAS, basée à Amiens dans les locaux du « Hub de l'énergie », mondialement connu pour ses travaux sur les technologies de stockage et de conversion d'énergie. Elle est dirigée par Laurent Hubard, Président, ingénieur de l'ESPCI et de l'IFP. Laurent Hubard vient de l'industrie (RENAULT, L'OREAL, PCAS) et a fondé une entreprise qui compte 30 salariés. La direction scientifique est assurée par Iona Moog, docteur et experte en batteries. Iona Moog est issue de JOHNSON MATTHEY au Royaume-Uni.

Tiamat emploie 12 collaborateurs et recrute actuellement son futur Directeur Industriel et Production.
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[ Communiqué ]

               

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Dominique Leducq
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Dominique Leducq

Quelle serait la densité énergétique de ces batteries ? C’est un point crucial pour les applications mobiles. J’ai quelques doutes en la matière, et le silence de l’article à ce sujet ne me rassure guère…

lionel_fr
Invité
lionel_fr

Certes la densité questionne. Cela dit le coût par kWh aussi et que penser de la puissance productible par an ? Si ces données sont bonnes, les batteries sodium pourraient réduire drastiquement la pression sur la ressource lithium qui connait, elle aussi, quelques développements spectaculaires.
En outre, même lourdes, ces batteries peuvent donner un coup de fouet dans les renouvelables et quelques marchés importants comme les bateaux… 2020, ce n’est pas très loin. Il faudra bien publier les chiffres…

philouze
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philouze

La densité est de 90Wh / kg, elles ne sont pas destiné à nos voitures. Mais pour des utilitaires moyenne distance, les chariots manipulateurs, le stationnaire et semi-stationnaire, le remplacement du plomb (y compris pour les 12v auto) – bref pour tout le marché dans lequel le LiFe2Po4 ne décolle pas coût oblige, le sodium a un immense avenir.
Si son coût est suffisamment bas il peut attaquer aussi le flux redox, s’insérer en aéro et en naval ou le poids ets moins crucial