Un déficit de production électrique avéré en Bretagne

La Bretagne est l’une des deux régions françaises (avec la région PACA) affichant aux yeux de la RTE une réelle fragilité électrique.

Véritable péninsule électrique, elle ne produit pas assez d’électricité pour couvrir ses besoins, ce qui la met en situation tendue, en particulier lors des journées les plus chargées de l’année, notamment en hiver, lorsque la forte consommation domestique se cumule à celle de l’activité industrielle.

 La RTE (le Gestionnaire du Réseau de Transport d’Electricité) devrait lancer prochainement un appel d’offres afin de disposer, à l’horizon 2009, d’environ 150 MW de réserves de puissance de pointe supplémentaire dans le Nord de la Bretagne. Sa recommandation irait vers la construction d’une turbine à combustion de 150 MW à Saint-Brieuc (22).

Le réseau de transport électrique 400 kv – Src RTE

Aujourd’hui, c’est la centrale thermique de Cordemais en Loire-Atlantique qui alimente tout l’Ouest de la Bretagne. Le reste de l’Ouest est alimenté par le nucléaire : Flamanville dans la Manche, Chinon-Avoine en Indre-et-Loire et Civaux dans la Vienne. La centrale nucléaire de Brennilis dans le Finistère construite dans les années 1960 est en cours de démantèlement.

Pour faire face aux pointes de consommation actuelles, il y a bien les 2 turbines à combustion installées dans le Finistère (Dirinon & Brennilis) et l’usine marémotrice de la Rance (Saint-Malo), mais cette production s’avèrera très vite insuffisante à l’horizon 2010.

En raison de la faible puissance de production installée en Bretagne, le courant est acheminé sur de longues distances. L’éloignement moyen entre une centrale et ses clients est de 80 km en France, contre 300 km entre le Cordemais et Brest !

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