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Nucléaire : le débat se déplace sur le terrain économique
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Article publié le 12/11/2011 à 22:18 par Matiduc
 
Le débat sur l'avenir du nucléaire, essentiellement axé autour des enjeux de sécurité depuis l'accident de Fukushima, s'est réorienté ces derniers jours sur l'impact économique qu'aurait pour l'économie française une sortie du nucléaire. Avec en toile de fonds la crise de la dette et les politiques de rigueur mises en place par le gouvernement.

A l'heure où le gouvernement promet du sang et des larmes aux Français pour tenter de résorber la dette nationale, les questions sur l'impact économique d'une sortie du nucléaire se sont invitées au centre du débat... et semblent désormais dominer les inquiétudes sur la sûreté des installations.

Un million d'emplois menacés ?

Une brèche dans laquelle s'est engouffrée mercredi le patron d'EDF, Henri Proglio, en affirmant qu'une sortie du nucléaire coûterait pas moins d'un million d'emplois (directs et indirects) à la France et "entre 0,5 et un point de PIB".

L'abandon du nucléaire "menacerait 400.000 emplois directs et indirects de la filière nucléaire, 500.000 emplois dans les entreprises actuellement localisés en France et très gourmandes en énergie, comme l'aluminium, qui risqueraient de partir à l'étranger. Il faut y ajouter 100.000 emplois futurs provenant du développement du nucléaire mondial à partir de la France", a-t-il indiqué.

Des propos qui font écho aux chiffres publiés la semaine dernière par l'Union française de l'électricité (UFE) et détaillant le coût, non pas d'une sortie totale du nucléaire mais d'une baisse de sa part dans le mix énergétique français tel que proposée par François Hollande.

Selon l'UFE, une baisse d'environ 25% de la part du nucléaire (le candidat socialiste souhaite ramener à 50% la part du nucléaire contre 75% actuellement), coûterait 60 milliards d'euros à l'économie française, auxquels devrait s'ajouter 322 milliards d'euros d'investissements dans les années à venir.

Les écologistes moins convaincants sur l'économie ?

Les écologistes, qui ont vu leur vision en faveur d'une sortie du nucléaire considérablement progresser depuis la catastrophe de Fukushima (autour des thématiques de la sécurité et des risques), semblent moins convaincants en matière économique et sociale.

Europe Ecologie Les Verts, qui milite depuis de nombreuses années en faveur d'une sortie totale du nucléaire, n'est pas pour autant pris au dépourvu et dispose de projets alternatifs chiffrés pour expliquer la pertinence économique de l'option zéro nucléaire.

Premier axe défendu, la question des provisions pour le démantèlement des centrales et le coût de leur entretien, mal pris en compte selon eux par EDF.

Sur la question de l'emploi, ils estiment également qu'une sortie du nucléaire engendrerait une conversion énergétique créatrice de 500.000 emplois d'ici 2020. Des données radicalement opposées aux grandes tendances évoquées ces derniers jours.

Pourtant, à l'heure de la crise économique européenne, le volet économique du programme écologiste ne semble pas audible. Comme si EELV n'avaient pas encore fini sa mutation pour passer d'un parti de proposition à un parti de gouvernement.

 
>Nucléaire : le débat se déplace sur le terrain économique

 
L'aspect économique est un facteur de décision quant à l'arret ou la poursuite du fonctionnement d'une centrale nucléaire dont le but est de produire du courant ,il ne faut pas l'oublier . Un autre facteur peut etre l'aspect politique et c'est désolant de voir ce qui s'est passé pour Superphénix;espérons que le PS d'aujourd'hui sera plus intelligent que celui d'hier .

Mais le plus important est l'aspect sureté conduisant à minimiser constamment le risque d'accident .Le role de l'ASN est fondamental ;ce role est possible grace à son indépendance .En l'abscence de tout accident grave ,la population qui sait faire preuve de bon sens ,aura confiance dans la production nucléaire et alors on pourra discuter économie .
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>Nucléaire : le débat se déplace sur le terrain économique

 
J'ai été sidéré en lisant le dossier sur les centrales à sels de thorium fondus dans science & vie de ce mois.

Dès le départ on aurait pu prendre cette voie du nucléaire sans danger et(presque) sans déchets. Au lieu de ça, l'impératif a été de s'engouffrer dans la production de plutonium militaire via la technologie très dangereuse des centrales à eau pressurisée actuelles. Avant cette information, j'étais persuadé que la technologie actuelle était celle qui avait apporté le meilleur compromis rendement/sécurité.

Il n'en est rien, et une fois de plus, il se confirme que les choix sont dictés par des arguments obscurs de ceux qui ont le pouvoir d'imposer leurs idées sans discussion.

Les décisions prises par une majorité de citoyens qui y seraient hostiles s'ils étaient informés pèse bien peu...d'où l'intérêt pour les dirigeant de bien cacher leurs motivations.
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 Matiduc - Toulouse (France)
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Fidèle lecteur de Enerzine et passionné des enjeux énergétiques (en particulier nucléaire et nouvelles technologies), je souhaite apporter ma pierre aux débats sur l'énergie qui sont au coeur des enjeux pour l'avenir.