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Alstom inaugure la plus puissance éolienne en mer française

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La cérémonie d’inauguration de la plus grande éolienne offshore au monde a eu lieu lundi sur le site du Carnet en Loire-Atlantique, en présence d’Eric Besson, Ministre chargé de l’industrie et de l’énergie ainsi que de Patrick Kron, PDG d’Alstom.

D’une puissance de 6 MW, l’éolienne Haliade 150 a été développée pour répondre à l’appel d’offres lancé par le gouvernement français en juillet 2011 et visant à installer 3 GW d’éolien offshore en France d’ici 2015. En vue de sa certification, la première Haliade 150 fera l’objet d’une série de tests à terre pendant un an sur le site du Carnet, avant la mise en mer d’une seconde machine au large des côtes belges à l’automne 2012. La fabrication des préséries est prévue en 2013 pour une production en série dès 2014.

Le site du Carnet situé à proximité de Saint-Nazaire en bord d’estuaire a été choisi pour ses caractéristiques géologiques très proches de l’environnement sous-marin dans lequel seront installées les éoliennes. Sur des piliers enfoncés à plus de 30 m de profondeur a été installée la sous-structure de 25 m (le jacket) sur laquelle a été progressivement monté le mât d’une hauteur de 75 m. Au total, la nacelle domine à plus de 100 m du sol. L’éolienne et sa structure de support cumulent un poids total de 1 500 tonnes.

Alstom est le fournisseur exclusif du consortium mené par EDF Energies nouvelles qui regroupe Dong Energy, énergéticien danois leader mondial de l’éolien offshore, ainsi que des développeurs (Nass & Wind et wpd Offshore). L’accord du consortium avec Alstom offre une occasion unique de développer une éolienne de technologie française, fabriquée et assemblée sur le territoire national, faisant appel à de nombreux sous-traitants industriels locaux, et bénéficiant de partenariats technologiques avec plusieurs organismes. Près de 200 fournisseurs du secteur de l’éolien offshore seront impliqués dans ce projet.

Alstom prévoit, en cas de succès dans l’appel d’offre du consortium, d’implanter jusqu’à 4 usines dédiées à la production des composants et à l’assemblage de ces éoliennes offshore dans les zones portuaires de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour les nacelles et les alternateurs, et de Cherbourg (Manche) pour les pales et les mâts. Ces sites français seraient pour Alstom les premiers au monde entièrement dédiés à l’éolien offshore et permettraient de créer 5 000 emplois pérennes et qualifiés, dont 1 000 emplois directs.

Une technologie de pointe pour la plus puissante des éoliennes

Cette éolienne en mer de nouvelle génération sera capable d’alimenter en électricité l’équivalent d’environ 5 000 foyers par unité.

[ Merci à rouget pour ce lien ]

Pour répondre aux contraintes strictes imposées par l’environnement marin, Alstom a développé une éolienne de 6 MW, simple, robuste et efficace, qui permettra d’améliorer la compétitivité de l’éolien offshore. Simple, cette éolienne fonctionne sans boîte de vitesse (par entraînement direct) et est dotée d’un alternateur à aimants permanents, ce qui réduit les coûts d’exploitation et de maintenance. Robuste, l’Haliade 150 est équipée de la technologie Alstom PURE TORQUER qui protège l’alternateur grâce à un report des efforts mécaniques indésirables du vent vers le mât de l’éolienne, ce qui en optimise la performance. Enfin, l’Haliade 150 présente une productivité accrue grâce à un rotor de 150 m (les pales de 73,50 m sont les plus longues au monde) qui constitue le gage d’un meilleur facteur de charge.

Des tests à terre et en mer pour la certification du produit

 

Les tests sur terre permettent d’accéder facilement à l’éolienne pour effectuer les nombreuses mesures et manipulations exigées pour la certification du premier modèle, procédure qui requiert l’installation d’un mât de mesure à proximité.

L’analyse de la courbe de puissance de l’éolienne qui détermine sa capacité à produire efficacement de l’électricité en fonction du vent, est au cœur de cette procédure de certification. Les tests permettront aussi, une fois tous les capteurs supplémentaires installés, de valider l’ensemble des simulations (efforts, températures, durées de vie,…) qui ont servi à la conception de l’Haliade 150 et d’en affiner le fonctionnement.

L’ensemble des équipements électriques installés dans le mât (convertisseurs, transformateur, réseau électrique de basse tension, réseaux informatiques et calculateurs) seront soumis à des tests de validation avancée.

Le générateur subira des tests permettant de mesurer la température de fonctionnement, les vibrations, ou encore prendre des mesures de courant et tension.

Ensuite, les différents éléments mécaniques composant l’éolienne seront soumis à des mesures de vibrations, d’efforts (notamment pour les pales), de temps de réaction.
Enfin, la performance globale de l’éolienne et les paramètres des logiciels de pilotage seront analysés pendant cette phase de tests sur terre.

Les essais en mer qui commenceront à l’automne 2012 permettront de tester dans les conditions réelles d’exploitation les aspects de maintenance et de raccordement.

Une première machine fabriquée comme une éolienne de série

La première nacelle de l’Haliade 150 a été assemblée à Saint-Nazaire, dans un atelier préséries temporaire qui a pour vocation d’assurer la production d’environ 40 machines au cours des trois prochaines années. La deuxième machine est actuellement en cours d’assemblage. Ces opérations d’assemblage mobilisent environ 40 opérateurs et ingénieurs d’Alstom.

L’assemblage débute par le bloc central de l’éolienne qui assure l’interface entre le mât et la nacelle. Ce bloc contient le système d’orientation motorisée (intégrant notamment un roulement d’orientation) qui permet d’ajuster la position de la nacelle vis à vis du mât. La nacelle et les pales de l’éolienne pourront ainsi être réorientées à tout instant pour capter le vent. Afin de faciliter les opérations de maintenance, le bloc central est équipé d’un hélipad permettant d’hélitreuiller le personnel d’intervention.

Parallèlement, le bloc intermédiaire est assemblé au générateur à aimant permanent qui sera entraîné directement par la rotation des pales pour produire l’électricité. Ces deux blocs – central et intermédiaire – représentent un poids total de près de 300 tonnes. Ils sont ensuite associés pour recevoir le rotor de l’éolienne sur lequel les 3 pales seront montées. Ce rotor de 150 m de diamètre est en liaison d’entraînement mécanique directe avec le rotor du générateur.

L’atelier préséries de Saint-Nazaire joue un rôle important dans le futur processus de production des éoliennes offshore. Il permet en effet d’appliquer dès les premières machines un certain nombre de règles et procédures qui seront mises en œuvre lors de la production commerciale.

5 000 emplois pérennes et qualifiés, dont 1 000 emplois directs à Saint-Nazaire et Cherbourg

L’offre du consortium mené par EDF EN porte sur les sites de Saint-Nazaire, Saint-Brieuc, Courseulles-sur-Mer et Fécamp. Le choix de ces 4 zones s’appuie sur des études de vent et des études environnementales menées pendant environ quatre ans, ainsi que sur des campagnes géotechniques approfondies réalisées sur chaque site pour déterminer la nature des fonds marins. Par ailleurs, la concertation engagée de longue date avec l’ensemble des acteurs locaux – pêcheurs, communes, élus, riverains – a permis d’aboutir d’ores et déjà à un large consensus.

Le dimensionnement industriel du projet sera fonction des résultats de l’appel d’offres en avril. Les investissements d’Alstom pourraient atteindre 100 millions d’euros. Alstom prévoit d’assembler les nacelles et de fabriquer les alternateurs à Saint-Nazaire. D’une capacité de 100 machines chacune par an, ces deux usines seraient opérationnelles en 2015 (alternateurs) et 2016 (nacelles) et représenteraient 300 emplois directs.

La production des pales, en partenariat avec LM Wind Power, ainsi que la fabrication des mâts se feraient à Cherbourg. Avec un démarrage de la production prévu en 2016, ces deux usines représenteraient 500 emplois directs pour une production annuelle de 100 sets de 3 pales.

A cela viendrait s’ajouter, dans la région Pays de la Loire, l’implantation d’un centre d’ingénierie et de R&D de 200 personnes dédié à l’éolien offshore, premier et unique centre de ce type localisé sur le territoire national.

Les ports de Saint-Nazaire et Cherbourg ont été retenus à l’issue d’une phase de consultation approfondie, à l’aune de critères combinant la qualité des infrastructures, les facilités d’accès aux fermes éoliennes prévues par l’appel d’offres, les dispositifs de soutien à l’investissement portés par les collectivités locales, mais également l’existence d’un savoir-faire industriel et la capacité de constituer un tissu industriel dense tourné vers l’éolien offshore.

Au-delà de la filière industrielle générée par Alstom, le consortium prévoit d’implanter, dans les ports de Saint-Nazaire, Brest, Cherbourg et Le Havre, jusqu’à huit unités pour la construction des fondations des éoliennes, ainsi que quatre centres d’exploitation-maintenance dans les ports de proximité de La Turballe, Saint-Quay-Portrieux, Caen-Ouistreham et Fécamp, créateur de 2 500 emplois supplémentaires. Au total, ce sont donc près de 7 500 emplois qui seraient créés pour ce projet.


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    53 Commentaires sur "Alstom inaugure la plus puissance éolienne en mer française"

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    Samivel51
    Invité

    Longue vie a Haliade! Je suis impressionne par la petite taille du « hub » compare aux autres eoliennes. On apprend par ailleurs dans la presse que le gouvernement envisage de retarder le deuxieme appel d’offre offshore de 3000 MW. C’est quoi leur probleme encore?!

    Rice
    Invité
    Bravo à tous ces industriels qui entrent (enfin) dans la course aux ENR, et surtout à certains parmi eux qui, hier encore, faisait partie du GGP comme membres (très) actifs…. Après tout il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis (sauf Judas BESSON), surtout avec le rejet social du nucléaire et le plébiscite des ENR en France, il faut obligatoirement se mettre au gout du jour pour toutes ces entreprises. En plus les élections arrivent avec quelques décisions « énergétiques » qui ne laisseront pas vraiment le choix à certains… Et si en plus cela crée des emplois en… Lire plus »
    renewable
    Invité

    petite taille du hub : pas de multiplicateur donc réduction poids et taille du hub. Du coup il y a une génratrice à aimant permanent (technologie à la Enercon). Pour la suite de l’AO c’est encore une fois une histoire de volonté politique… Dur de fâcher quelques syndicats de pecheurs de droite et quelques grandes fortunes à résidence secondaire face à la mer (en particulier sur la côte de la manche et en Normandie) à quelques semaines des élections.

    Todterry
    Invité

    Ouai, Enercon fait également une éolienne de 6 MW depuis longtemps.

    Pastilleverte
    Invité

    ne boudons pas notre plaisir. Après tout, nous somme en France, on y a pas « tout, tout de suite », on (re) démarre lentement, mais c’est pour mieux accélérer par la suite, n’est-ce pas M de La Fontaine ? Les élections feraient avancer certains dossiers ? Tant mieux ! 2 questions : Dns les 1500T de la « bête », combien de béton ? La technologie des aimants permanents n’implique t elle pas l’utilisation de terres rares, dont les réserves sont quasi exclusivement en Chine ?

    gaga42
    Invité

    Bravo à cette future (?) réussite industrielle. Juste quelques bémols pour équilibrer l’enthousiasme générale: – techno à aimants permanents: quid de la pénurie de terres rares? – @rice: « le rejet social du nucléaire et le plébiscite des ENR en France », mouais, en tous cas ça profite pas à Eva… – @renewable: quel mal y a-il à defendre aussi les paysages et les littoraux? des générations d’écolos se sont battu pour ça, sont-ils devenus schizophrènes? En tous cas, ça doit aussi peser sur la balance.

    Devoirdereserve
    Invité

    @Rice : vous avez du mal lire la brève : M. Besson était bel et bien présent sur place. @Chelya : il y a des solutions de rechange pour l’aimant permanent. Par exemple les nitrures de fer. Pas encore dispo, mais bientôt, peut-être. Et puis, la France a peut-être le second stock… Encore faudrait-il qu’elle trouve l’envie d’aller l’exploiter. Quand au « stockage » des terre-rares dans les aimants, c’est une boutade, non ?

    M. eole
    Invité
    – Pas de multiplicateur = effectivement réduction taille du hib mais pas reduction du poinds (car le surpoids de la generatrice utilisée compense largement l’absence de multi) – Enercon n’ont eux non plus pas de multiplicateur certes, mais ils n’ont jamais utilisé de génératrice à aimant permanent. Ils sont juste en synchrone multipoles – et @ Todterry : oui, Enercon ont une 6MW depuis 4 ans mais sont même passé à 7,5MW depuis 3 ans… ils ne veulent pas faire de offshore (et ont de bonnes raisons pour cela) mais ont encore une longueur d’avance sur la concurrence Voilà, j’ai… Lire plus »
    Rice
    Invité

    @ DEVOIRDERESERVE J’avais effectivement bien noté que Judas était présent (pour être sur la photo ?), mais je maintiens : c’est un imbécile qui n’a pas changé d’avis avec toujours la même rangaine : « hors le nucléaire point de salut ». Enfin, la consolation c’est que le 7 mai prochain il disparaitra aussi rapidement qu’il est apparu et c’est tant mieux. Comme diraient les Guignols : BESSON à quoi ça sert ?

    Teredral
    Invité

    Une autre brève de ce jour nous apprend que ce joujou produit une électricité entre 170 et 200 €/MWh contre 50 pour le nucléaire !

    renewable
    Invité

    90€ pour le nucléaire d’aujourd’hui!!! Comparons des choses comparables que diable! Vous voulez construire de quoi produire 1MWh AUJOURD’HUI, c’est 90€ avec du nucléaire, 130 à 200€ avec de l’éolien off shore, 82€ avec de l’on shore!

    dgewai
    Invité

    « Cette éolienne en mer de nouvelle génération sera capable d’alimenter en électricité l’équivalent d’environ 5 000 foyers par unité ». Voilà une affirmation mille fois répétée qui est simplement complètement fausse. Le parc éolien français de 6 700 MW installés produisait 231 MW le 1er mars vers 15h… Comment ils faisaient les foyers français ce jour-là ?

    Devoirdereserve
    Invité
    Sur ce fil comme sur l’autre (consacré au « surcoût » de 7 GEur pour EDF), vous balancez le chiffre de 90 Eur/MWh pour du nucléaire nouveau, qui est faux ! D’où diable le sortez vous ? Un EPR à 6 GEur, allez, soyons fous, disons 10 GEur, produira sur 60 ans 1650 MW avec un facteur de charge de 80%. Allez, disons qu’il soit arrêté par un ministre écologiste à 40 ans au lieu de 60. Et qu’il soit mal exploité à 70% de charge. Ca fait combien de Wh ? Vous voyez bien que dans le coût de l’électricité nucléaire,… Lire plus »
    renewable
    Invité
    D’un truc très obscur : le rapport de la cour des comptes. Relisez le rapport, le premier EPR devrait être dans le haut de la fourchette de 70 à 90€ et les suivants peut-être plus bas dans cette fourchette. C’est tout! Pour le stockage toujours d’accord, et selon RTE il n’y en a aucun besoin en France tant qu’on ne dépasse pas les objectifs du grenelle. Pour la suite on verra. En Espagne le gestionnaire disait que dépasser 40% d’éolien à intégrer serait très compliqué et en France on se foutait d’eux avec leurs objectifs, ils font 60% sans problèmes.… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité

    Pour une fois, je vais commenter le sujet de l’article : Cette machine semble être une réussite technique et industrielle (à confirmer auprès d’un spécialiste sur ce forum ?). Je constate de plus avec plaisir non dissimulé qu’elle fait mentir nos amis anti-nucléaires et doctrinaires : Elle prouve que des piliers de l’industrie nucléaire peuvent investir sans arrière pensée dans l’industrie éolienne et elle prouve que notre pays peut faire de belles choses dans ce domaine en parallèle et en complément de son programme électronucléaire. J’ai donc hâte de voir le résultat des appels d’offre et éventuellement cette machine fonctionner.

    Sicetaitsimple
    Invité

    Merci du lien. Ca rappelle au moins que derrière tout ça, il y a de l’industrie, pas que des bonnes intentions. Et maintenant, qu’elle tourne!

    Rice
    Invité

    Quel bonheur de voir les tenants de la ligne dure du GGP venir ralier la grande famille des ENR… Le vent (ho, ho, ho… HUMOUR) semble avoir tourné pour le nucléaire…. et les industriels de l’atome découvrent (mais dans la situation actuelle de leur filière, ont-ils le choix ?) les vertus du renouvelable.

    Dan1
    Invité

    Pourquoi vouloir graver le nom de Rice sur un ostracon. Nous pâtirions énormément de son bannissement du forum auquel il apporte des contributions décisives et toujours remarquablement argumentées par des lectures pointues des publications à sa disposition (rapports parlementaires, de la cour des comptes…). Ce qui me manquerait le plus, c’est son irrésistible souci didactique qui signe une grande volonté d’instruire son prochain pour faire triompher la démocratie. Rice voudrait inscrire Eric Besson sur un ostracon, à moins que d’autres écrivent Rice… en toute démocratie évidemment !

    Samivel51
    Invité

    On dirait que le rotor n’est pas horizontal mais legerement incline vers le haut (du cote des pales). Est-ce une illusion d’optique?

    Samivel51
    Invité

    Autre detail interessant: les pales font 73.5m soit presque autant que le mat (75m). Je suppose que c’est un des avantages de l’offshore: moins d’obstacles ni de perturbations du vent a proximite de la mer. Faudrait pas que les bateaux s’approchent de trop pres, quand meme… Les pales sont-elle en fibres de carbone? J’imagine les dimensions du four…

    maxxxx
    Invité

    73,5 m de pale avec 75 m de mat, ça taperait dans la flotte aux grandes marées ou dès qu’il y a un peu de houle (hydrolienne-éolienne 2 en 1). C’est bien indiqué dans l’article qu’il y a une base de 25 m de haut au dessus du niveau du sol (ou plutôt du niveau de l’eau (à marée haute ?) quand elle est installée en mer ensuite). Et un support de 100 m pour un rotor de 150, il me semble que c’est déjà très très serré par rapport à ce qui se fait d’ordinaire (onshore).

    Rice
    Invité
    Dommage que malgré toutes vos contributions décisives et toujours remarquablement argumentées par des lectures pointues des publications à votre (notre) disposition (rapports parlementaires, de la cour des comptes…), nous ne sachions toujours pas combien coûte 1 kWh atomique… Oui dommage. Vraiment. Il semblerait que les Pouvoirs Pulbics l’aient fixé à 0,042 €, mais il semblerait aussi qu’un EPR c’est plus prés de 0,07… (et sans avoir aucune idée du coût du démantèlement, des coûts de stockages, etc, etc…). Mais bon, tout cela sera bientôt de l’histoire ancienne (dans 1 million d’année malheureusement) . Et pour moins de 2 % d’énergie… Lire plus »
    Pastilleverte
    Invité

    la prochaine étape c’est la construction de grues encore plus fortes et encore plus hautes. bientôt ce sont les éoliennes qui vont battre les records de hauteur. Burj el arab, n’a qu’a bien se tenir ! Quand à la hauteur au-dessus de l’eau, attention, avec le RCA la mer monte, monte, les pâles vont bientôt être frotter l’eau (mauvais pour les performances) ! Et au fait, il n’y aurait pas une coquille entre rayon et diamètre ?

    Dan1
    Invité

    Le troll Rice est à peu près le seul à ne pas savoir combien coûte un kWh produit par le nucléaire français. Et en plus, il milite pour un kWh plus cher qui fait le jeu d’EDF. Pour ma part, je n’ai pas intérêt à faire de la surenchère pour payer en final mes kWh plus cher.

    Rice
    Invité
    « Le troll Rice est à peu près le seul à ne pas savoir combien coûte un kWh produit par le nucléaire français » Et une pirouette de plus pour BOZO le clown qui est INCAPABLE de donner le coût du kW nucléaire. D’ailleurs, aucun membre de Gang des Grille-Pains ne s’est risqué à avancer le moindre chiffre depuis qu’Enerzine existe puisqu’ils ne les connaissent pas !!! Et personne (malheureusement) ne les connait : même la Cour des Comptes dans son dernier rapport aimerait bien que l’on puisse évoquer le coût réel du démantèlement, le coût réel du stockage et de l’enfouissement,… Lire plus »
    Dan1
    Invité

    Au troll de service qui recommence et qui va bientôt se faire éjecter par le modérateur : Vous avez déjà eu un carton jaune…. le rouge approche (on va marquer votre nom sur l’ostracon !). Pour éviter cela, je vous suggère une mise au vert (c’est bien choisi non ?) où vous profiterez de votre temps libre pour lire le rapport Charpin-Dessus-Pellat, la critique de Global Chance du même Benjamin Dessus, puis vous enchaînerez sur le rapport de la Cour des Comptes de janvier 2012. Ensuite vous pourrez revenir ramener votre science avec des sources !

    Rice
    Invité
    C’est sûr qu’il vaudrait mieux que je sois censuré par le modérateur car vous n’aurez alors pas besoin de répondre à ma vieille demande sur le coût du nucléaire, et cette pratique dilatoire sent fort mauvais les méthodes d’une autre époque (mais peut-être nous écrivez vous de Vichy ?). Au fil de vos posts, toujours TRES documentés (mais surtout sur des sujets annexes au propos et qui relèvent essentiellement de votre art consommé de la divesion) , les lecteurs peuvent prendre toute la mesure de votre difficulté (non je n’ai pas écrit incompétence !!!) à nous affranchir une fois pour… Lire plus »
    Rice
    Invité
    @ Herciv J’ai écrit : « Il semblerait que les Pouvoirs Pulbics l’aient fixé à 0,042 €, mais il semblerait aussi qu’un EPR c’est plus prés de 0,07… (et sans avoir aucune idée du coût du démantèlement, des coûts de stockages, etc, etc…). » Je n’ai rien affirmé de plus que ce qui est écrit ci-dessus. Et ces chiffres sont connus de tous… Par contre, on peut là aussi deviser gentiment (et longuement) pour savoir s’il s’agit du prix de revient sorti de la centrale, rendu chez le client, du prix de vente facturé au client… etc… Quant à assujetir votre réponse… Lire plus »
    Rice
    Invité

    @ Rouget … et trop facile de faire toujours la même réponse sans apporter le moindre chiffre !

    Rice
    Invité
    On pourra critiquer les chiffres ci-dessous autant que l’on voudra et je ne doute pas que vous ne vous en priverez pas (vous auriez bien tort) ; le but est d’initier une discussion « critique » : – Prenons une centrale PV d’un particulier de 9 kWc qui va produire à Toulouse environ 10800 kWh par an. – Prenons une durée de vie de 25 ans (qui est la norme de garantie des fabricants) et faisons une perte de production de 1 % par an. Soit donc environ 240.000 kWh produits en 25 ans. – Prenons le cout de l’installation HT du… Lire plus »
    Reivilo
    Invité
    La FED n’est pas une association de riverains mais une association d’opposants à l’éolien défendant l’énergie nucléaire. On y trouve d’anciens dirigeants d’EDF, un ex-président de la république très lié au nucléaire, l’association des « vielles demeures de France » etc. Le devis est totalement pipeau, vous pouvez passer un coup de fil à l’entreprise pour rigoler un peu. Le démantèlement est pris en charge par le promoteur du parc qui doit intégrer ce coût dans ses charges avec remise en état du site et recyclage des éléments de l’éolienne et constiture des provisions pour le démantèlement. Tout cela est encadré par… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité
    Je ne sais pas si ces chiffres sont vrais ou faux, mais affirmer comme ça « Le devis est totalement pipeau » est un peu léger comme contre argumentaire… Par ailleurs, le principal enseignement de ce devis, au delà des chiffres, est qu’il est prévu que le béton reste en place. J’imagine d’ici les cris de goret des anti-nucléaires si on leur disait que les radiers nucléaires allaient rester en place à la fin des démantèlements… Et je ne vous jouerais pas le couplet du « 50000€ c’est pas assez ! C’est un état pro-éolien qui est complice des industriels du secteur !… Lire plus »
    Reivilo
    Invité

    Pour le devis si vous avez déjà vu monter une éolienne, vous savez qu’il faut moins de deux jours pour assembler (ou désassembler) la partie aérienne et la petite vidéo d’herciv montre ce qu’il en est pour les fondations, c’est du léger. Pour ce qu’il advient précisément du béton des lignes enterrées, des chemins d’accès aux éoliennes etc lire l’arrêté du 26 août.

    Eloi
    Invité
    Il paraîtrait, d’après ce fil, que quand les éoliennes tournent le prix s’effondre (de combien, par ailleurs). Cela signifierait-il que les éoliennes c’est pas cher, ou alors qu’elles produisent une électricité dont pas grand-monde ne veut ? Par ailleurs, si le prix s’effondre quand le vent souffle, je n’ose imaginer le désastre financier si les éoliennes « compétitives » vendaient sur les marchés, sans le bras protecteur du contribuable via le tarif d’achat. Quand le vent souffle, qu’une éolienne tourne, qu’elle produit de l’électricité, l’électricité ne vaut pas cher. Quelque chose me dit que ce n’est pas vendeur… Bon je n’ose espérer… Lire plus »
    Eloi
    Invité

    Quant au sujet de l’article, on peut citer la performance technologique. Maus quels sont les espoirs que les emplois soient pérennes au-delà de l’appel d’offre de 6 GW ? 200 €/MWh l’électricité intermittente, et donc nécessairement couplée à des centrales de backup, ca paraît n’avoir pas beaucoup d’avenir au-delà des premiers milliards d’€ de rachat des premiers appels d’offre. Alstom (et ou AREVA) font-il des promesses sur des courbes d’apprentissages et la réduction des coûts via les facteurs d’échelle ?

    Eloi
    Invité
    Merci pour votre réponse : effectivement les plans anglais concernant l’offshore sont effectivement importants, et d’autant plus les plans écossais avec leur plan « 100% ENR » qui compte, en tout cas pour ses scénarios les plus optimistes, sur des dizaines de GW d’offshore. Mais cela ne répond que partiellement à la question. En effet : * l’industrie ENR est ainsi fait qu’elle génère, quelque part par principe, des emplois lors de la construction ; il y avait un tableau dans « Energie 2050 » à ce sujet. Cela signifie que pour créer de l’emploi durable il faut que le rythme de construction soit… Lire plus »
    Dan1
    Invité

    Juste pour alimenter la réflexion sur le mix énergétique du Royaume qui s’affiche « Uni » : L’histoire de l’Ecosse autonome, évoquée ailleurs, ne me semble pas complètement acquise au sein d’un royaume insulaire plus vaste.

    Eloi
    Invité
    D’autant plus que le plan « 100% ENR » de l’Ecosse s’appuye sur l’exportation pour financer ses importations lors des périodes sans vent, et qu’il semble plus ou moins exclure un développement massif des solutions de stockage, et ce, pour des raisons économiques. Quelque chose me dit que le vent souffle pareil en Ecosse qu’en Angleterre. @ rouget Cela mis dans le contexte de ma question à Reneawable, sur le fait que quand le vent souffle, le prix de l’électricité baisse. Ca fait un bel effet ciseau qui semble condamner toute rentabilité économique à un électricien qui souhaiterait vendre sur le marché,… Lire plus »
    Dan1
    Invité

    Je pense qu’il faut relativiser l’effet ciseau aujourd’hui en Allemagne : Ce qui est rare est cher. le MWH éolien était donc particulièrement cher hier et l’est encore aujourd’hui !

    Eloi
    Invité

    Bah tout dépend du point de vue adopté. Pour le contribuable, les jours sans vent sont une bénédiction puisqu’il n’y a pas à dépenser de tarif d’achat. De même les jours gris permettent de minimiser le montant du rachat du PV. De là à dire qu’un temps calme et gris est une mesure d’austérité à même de modérer les jugements de standard&poors… Cela dit, pour revenir au sujet de l’article, pour une fois qu’un tarif d’achat payé par les consommateurs français fera travailler des usines française, avec des possibilités de déploiement à l’export, souhaitons que marche cette Haliade !

    Eloi
    Invité
    Je suis bien évidemment pour l’expérimentation grandeur nature, et ce pour tous les types d’énergie qu’on puisse expérimenter : concernant notre pays, je suis un supporter fervent (du reste critique, mais ce n’est pas antinomique) des projets d’hydrolienne et ETM de DCNS, du projet géothermie profonde de Soultz-sous-Foret, du PV à concentration d’Heliotrope, de lissage d’électricité intermittente via l’hydrogène de HELIOS et d’AREVA avec la GreenEnergy Box, des divers projets de « bio »-carburant 3ème génération (dont je ne me rappelle plus les noms)… tout comme je le suis par ailleurs pour ASTRID, ITER et Flexblue. (au passage tous ces projets devraient… Lire plus »
    Dan1
    Invité
    Il existe le pendant de la CSPE pour le gaz, c’est la CTSS : Sauf que la CTSS ne suporte aujourd’hui que les vraies charges de service public comme à l’origine la CSPE. Le hic, c’est qu’on a rajouté sur la CSPE des charges qui ne sont pas de service public mais des subventions aux EnR qui deviennent massives et majoritaires. La photovoltaïque représente déjà 1,5 milliards par an des charges compensées par la CSPE. C’est pourquoi, je trouverai normal de sortir les subventions aux EnR de la ligne CSPE en créant une nouvelle ligne sur la facture du consommateur… Lire plus »
    Eloi
    Invité

    Oui, effectivement, il y a des taxes équivalentes pour le social, mais pas pour les ENR. Totalement d’accord avec vous pour une taxe « SNER » répartie électrique/gaz. Ca risque juste d’être compliqué pour la cogénération gaz/biogaz 😉

    Bachoubouzouc
    Invité

    « Cela signifie que nos antinuke préférés, dans leur combat antichauffage électrique, combattent pour diminuer le financement via la CSPE du développement des renouvelables, non ? Est-ce ironique ? » Mais le gaz est le meilleur ami de l’écologie, ne le saviez vous pas ? ;D

    Eloi
    Invité
    Je pense donc que si divergence il y a, elle reste minime 🙂 Je vous trouve par contre très négatif sur nos exportations : elles représentent en 2011 une valeur de 428 milliards d’€, soit près plus de 20% du PIB. Nous exportons près de 20% de notre travail. Quant au solde négatif (-70 G€), il est très grandement pénalisé par les hydrocarbures: -62 G€. Par ailleurs, le solde s’est creusé en valeur absolue, mais il ne faut pas oublier que la rémission de la crise de 2008 a conduit à la croissance des importations et des exportations : il… Lire plus »
    Dan1
    Invité

    J’ai proposé la ligne : Soutien aux Nouvelles Energies Renouvelables que Eloi traduit par l’acronyme SNER. Cet acronyme présente l’avantage de contenter tout le monde. Ceux qui veulent un intitulé neutre et positif y verront : Soutien Ceux qui n’hésite à nommer les choses y verront : Subvention Dans tous les cas, on ferait un pas important vers la transparence du financement des nouvelles EnR (l’hydraulique étant à part). Je ne vois qui pourrait s’opposer à une telle évolution démocratique ?

    trimtab
    Invité
    « ……..Il y a des tas d’incertitudes sur l’éolien offshore, le principal étant évidemment la durée de vie et la maintenance que seule l’expérimentation grandeur nature saura répondre……. » Vu le nombre de bateaux qui naviguent, de plateformes petroliers, de phares construites (certaines depuis plus de 100 ans!) dans ce milieu hostile qui est la mer, et vu la ‘logistique’ impliquée pour s’occuper de leur maintenance et parfois leur approvissionnement, je pense qui doit avoir sufficiament de ‘retours d’experiences’ pour que les ‘incertitudes’ que vous évoquez soit relativement bien ‘anticipées’ par tous les acteurs concernés par l’énergie ‘marine’, quelque soit sa forme… Lire plus »
    Rice
    Invité
    S.N.E.R. Excellent sigle. Bravo. Par contre la signification c’est plutôt Subventions Nucléaires Exagérément Répétitives ? c’est vrai, après tout ca dure depuis plus de 40 ans sans que personne ne s’en émeuve (sauf des écolos-bobos) ! Il faut que cela cesse. Je vous demande de vous arrêter ! … 🙂 Et au risque de me répéter pour certains « mal-comprenants » (…) , – quid des coûts de R&D depuis 1946 ? Passé dans le budget Défense Nationale et bombe atomique ? Parce que n’oublions pas qu’un des débouchés de cette énergie est strictement militaire… (cf. les grandes « démocraties » qui développent un… Lire plus »
    Lionel_fr
    Invité
    Alstom lance sa gamme brushless, Areva promet plein d’emplois, Bosch en sauve 450… Puisqu’il est question du marché des turbines, ce serait bien de ne pas faire de mélanges avec celui de l’électricité. En effet, s’il est facile de comprendre lelien de causalité entre les deux, ces deux marchés n’ont absolument aucun rapport entre eux. L’électricité s’exporte peu et pas loin, les turbines s’exportent mondialement sans limite. L’une évolue en marché régulé sous monopole d’un secteur public, l’autre exclusivement dans le privé avec une concurrence effroyable. J’en oublie.. Attribuer à l’une le contexte de l’autre , c’est commettre une énorme… Lire plus »
    Dan1
    Invité

    Quand notre troll (que tout le monde a reconnu et que je ne présente pas) aura lu tous les rapports que je lui ai indiqué, il viendra nous en parler et d’ici là, ça me laissera le temps de parler du coût des EnR, comme je parle du coût du nucléaire qaund je le décide. Pour rouget : Très bien pour la photo.

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