Climato-sceptique : “C’est la nature… qui contrôle le climat…”

"Comme le discrédit plane sur les positions scientifiques promues par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les journalistes se trouvent devant une décision difficile", a affirmé Tom Harris, directeur exécutif de l’International Climate Science Coalition (ICSC), dont le siège est à Ottawa.

Devraient-ils couvrir les rapports du GIEC, dont le prochain doit paraître le 27 septembre, comme s’il n’y avait pas d’autre point de vue digne de foi ? Devraient-ils plutôt aller aussi au-devant des climatologues qui ne partagent pas le point de vue de l’ONU, à savoir qu’une crise climatique d’origine anthropique est imminente ?

Un rapport publié par le NIPCC** et écrit en collaboration avec une équipe de 44 climatologues, intitulé "Climate Change Reconsidered II (CCR-II)" de 1.200 pages , "cite plus de 1.000 écrits scientifiques évalués par des pairs afin de démontrer que le GIEC a ignoré ou mal interprété une grande partie des recherches qui remettent en question le bien-fondé des mesures de contrôle des émissions de dioxyde de carbone (CO2)" a poursuivi Mr. Harris. "Autrement dit, le rapport du NIPCC démontre que les gouvernements s’appuient sur des bases scientifiques presque certainement erronées pour instaurer des politiques qui coûtent des milliards de dollars."

Le professeur Carter, ancien directeur de la School of Earth Sciences de l’Université James Cook, en Australie, s’explique : "Le rapport CCR-II du NIPCC présente dans des termes faciles à comprendre des preuves solides que les changements climatiques actuels demeurent nettement à l’intérieur des limites de la variabilité naturelle. Les observations du monde réel nous montrent que les modèles informatiques spéculatifs du GIEC ne fonctionnent pas, que la glace ne fond pas à un rythme accéléré, que la montée du niveau de la mer n’est pas plus rapide qu’avant, que la fréquence et l’intensité des événements météorologiques exceptionnels n’augmentent pas et qu’il n’y a pas de réchauffement planétaire dangereux."

L’auteur principal du chapitre de CCR-II portant sur les phénomènes météorologiques extrêmes, Madhav Khandekar (Ph. D.), est également d’accord : "Au cours de la période de refroidissement général de la Terre, de 1945 à 1977, il y a eu autant d’événements météorologiques exceptionnels qu’il y en a aujourd’hui, mais les climatologues ne les ont pas attribués à l’activité humaine. Le lien perçu entre le réchauffement planétaire et les conditions météorologiques extrêmes est surtout attribuable au fait qu’aujourd’hui, les médias accordent davantage d’attention aux phénomènes violents qu’au cours des décennies antérieures. Le climat terrestre est robuste; il n’est pas déstabilisé par le CO2 atmosphérique ajouté par les humains."

Tom V. Segalstad (Ph. D.), professeur agrégé en géologie et géochimie des ressources et de l’environnement à l’Université d’Oslo, ajoute : "Le CO2 est ‘le gaz de la vie’. Plus il y a de CO2, plus il y a de vie. Avec davantage de CO2, on peut nourrir davantage de personnes sur Terre. Le CO2 contribue très peu à l’"effet de serre". Les nuages ont bien plus d’influence que lui sur la température."

Par ailleurs M. Segalstad, un des auteurs de CCR-II, souligne : "L’océan a un énorme pouvoir tampon. Par conséquent, le pH de l’océan ne subira pas de variation significative du fait de l’apport relativement modeste en CO2 anthropique."

Auteur principal d’un chapitre du rapport du NIPCC, Anthony Lupo (Ph. D.), professeur de sciences de l’atmosphère à l’Université du Missouri, décrit ce nouveau rapport comme "le plus complet jamais publié sur tous les enjeux qui entourent le climat et son évolution". Il a œuvré à la préparation du chapitre sur les modèles climatiques ; voici ce qu’il en dit en bref : "Il présente les problèmes et les avantages des modèles informatiques en plus d’en faire ressortir les techniques, les stratégies et les lacunes actuelles."

"Il y a bel et bien un problème climatique", admet le Pr. Carter. "Ce sont les événements climatiques naturels qui ont des coûts humains et environnementaux très réels. Nous devons donc nous préparer et nous adapter à tous les dangers climatiques lorsqu’ils surviennent. L’engagement de milliards de dollars en mesures de contrôle du CO2 dans une vaine tentative d’empêcher la survenue de ces événements réduit la richesse des sociétés et, par le fait même, notre capacité de faire face à d’autres problèmes mondiaux qui, eux, sont bien réels."

Enfin, le conseiller en questions énergétiques de l’ICSC, Bryan Leyland, un ingénieur-conseil établi en Nouvelle-Zélande, conclut : "Les gouvernements devraient accueillir favorablement le rapport CCR-II du NIPCC. Il leur fournit les preuves scientifiques et la justification dont ils ont besoin pour mettre un terme à l’expansion d’inefficaces sources d’énergie de remplacement et d’autres stratégies aussi coûteuses que futiles de maîtrise du climat. Ils pourront ensuite s’employer à soutenir nos sources d’énergie les plus puissantes – le charbon, le pétrole, le gaz naturel, le nucléaire, l’hydroélectricité – afin de mettre fin au fléau de la pauvreté énergétique qui afflige plus de un milliard de personnes de par le monde."

Partagez l'article

 



         

Articles connexes

Poster un Commentaire

23 Commentaires sur "Climato-sceptique : “C’est la nature… qui contrôle le climat…”"

Me notifier des
avatar
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
raymond9
Invité

Je suis assez d’accord avec cet article sauf que nous allons être confronté a une pénurie d’énergie fossile et qu’il faut tout de même continuer à dévellopper rapidement les énergies renouvelables. Nous avons déjà atteint le peak oil.

Lordmouton
Invité
gaga42
Invité

Bon, le très attendu rapport de l’IPCC arrive, il est dans la logique que le très puissant lobby négationniste, avec derrière lui la colossale puissance de feu des industries “carbonées”, balance ce rapport qui sera probablement vite démonté comme d’autres avant lui, mais Enerzine en parlera-t-il? 44 climatologues, c’est quand même peu, d’ailleurs, sur les 5 cités, un seul semble en être, et 3 sont des géologues, comme Allègre ou Courtillot… ou d’autres qui affirment que les climatologues ne savent pas utiliser les outils mathématiques que eux ont inventé. Quelle intelligence!

Nicias
Invité
le très attendu rapport de l’IPCC arrive, il est dans la logique que le très puissant lobby négationniste, avec derrière lui la colossale puissance de feu des industries “carbonées”, balance ce rapport qui sera probablement vite démonté comme d’autres avant lui, mais Enerzine en parlera-t-il? Nan mais vous êtes sérieux là ? Enerzine relaie un think tank climato-sceptique pour la première fois alors qu’on est abreuvé régulièrement de science Nitendo réchauffiste comme hier sur la hausse de 1 à 3m du niveau des mer en 2100; et vous insinuez que la propagande du GIEC serait en péril ? Trop fort… Lire plus »
raymond9
Invité

Le poids des lobbys est-il important? De toute façon leur pétrole et leur charbon il le vendront, il y a de nombreuses utilisations autres que l’énergie et la ressource est en train de s’épuiser. La transition plus ou moins longue permettra d’utiliser le pétrole restant.

Nicias
Invité

Pourriez vous me dire sur quelle base vous (ou gaga42) vous appuyez pour insinuer que le NIPCC es financé par le lobby des énergies fossiles ?

Luis
Invité
¤ Tamsin Edwards: “Les scientifiques ne doivent pas se faire les avocats de causes politiques (…) En tant que climatologue, je subis des pressions pour faire de l’activisme politique (…) Je pense que l’activisme des climatologues a endommagé la confiance dans la science (…) La science ne nous dit pas les réponses à nos problèmes. Le scientifiques aussi devraient ne pas le faire” Autre : “L’activisme des climatologues du GIEC, la dissimulation des oscillations océaniques ainsi que la réduction du bilan environnemental des filières énergétiques au seul CO2, ont gravement endommagé l’image des énergies renouvelables auprès du grand public”. Ailleurs… Lire plus »
Rene blondlot
Invité

La question que je me pose est : “A-t-on tenu compte de l’influence des rayons N dans le réchauffement climatique” ?

Lordmouton
Invité

Voir mon lien un peu plus haut ! L’institut à l’origine du NIPCC est largement financé par Exxon…

Adrien couzinie
Invité
tapez heartland institute sr wikipedia et vous constaterez que cet institut n’est pas vraiment crédible “L’Institut Heartland (The Heartland Institute en anglais) est un think tank fondé en 1984 aux États-Unis et faisant la promotion du conservatisme et du libertarianisme” “l’institut Heartland paye un certain nombre de personnes, dont des scientifiques, pour défendre des opinions climatosceptiques sur Internet ou pour soumettre à des décideurs des rapports rédigés en ce sens” “une seule et même personne, anonyme, a offert 4,6 millions de dollars américains ($) en 2008, et 979 000 $ en 2011, ce qui représente 20 % du budget global”… Lire plus »
Lasdubuzz
Invité
Il est évident que la recherche contradictoire au RCA devrait être financé par des fonds publiques et non privés… Par ailleurs, pour moi, tout article ou commentaire incluant les termes “climatosceptique”, “réchauffiste” ou autre “carboniste” n’est pas crédible car clairement polémique, non objectif et limite malhonnête. (Sans parler des ours perchés sur des glaçons). Je suis tout à fait d’accord avec la remarque qu’un palier prolongé peut -être la signature d’un minimum cyclique dans une tendance croissante. En revanche, ce qui m’interpelle est que le palier coïncide avec la mise en place de mesures fiables et étendues par sattélites. L’interprétation… Lire plus »
Nicias
Invité

Très bonne remarque ! Les rayons N ont été démontés en 1904 par Wood cf: On peut cliquer sur le nom de Wood sur cette page et voir que le monsieur n’en est pas resté là puisqu’en 1909 il démontra par l’expérience qu’une serre ne se réchauffait pas en piégeant le rayonnement infra rouge mais en bloquant la convection. Le pauvre Arrhenius et sa théorie de l’effet de serre tombèrent dans l’oubli pendant plus d’un demi-siècle.

Rene blondlot
Invité

Depuis que les neutrinos ont dépassés les photons, je ne m’étonne plus quand un chercheur (ou un journaliste pseudo-scientifique) dépasse le mur du çon.

Nicias
Invité
Je n’avais pas lu votre lien puisque vous n’accusiez pas le NIPCC d’être financé par le lobby du fossile. Le Heartland est un think tank pro “free market” comme beaucoup de climatosceptiques. Le Heartland selon un lien donné sur la page vers laquelle vous dirigez aurait reçu de l’argent d’exxon mobil jusqu’en 2006 (mais on ne sait pas pour financer quoi), il n’a pas donc financé ce rapport ci. Koch a donné 25000$, mais grâce a un climatologue activiste (Gleick) qui a volé des documents au Heartland, on sait que c’est pour un projet concernant la santé (le vilain !).… Lire plus »
Lasdubuzz
Invité
@chelya Je ne comprends pas bien votre remarque ? Après avoir consulté pas mal de littérature sur le web, j’en suis arrivé aux conclusions suivantes : – les recherches sont toujours orientées (ce qui est normal dans le sens ou l’on émet des hypothèses et qu’on tente de les vérifier – ou du moins de montrer que l’hypothèse tient la route). – il faudrait un minimum de BAC+10 pour simplement évaluer les articles. Le problème est tellement complexe et multidisciplinaire (thermodynamique, mécanique des fluides, chimie, physique et astrophysique, mesures, analyse statistique…) que au mieux les chercheurs ont une vision partielle… Lire plus »
Nicias
Invité
Et puis 44 climatologues contre le rapport du GIEC avec plus de 800 rédacteurs, des milliers d’experts relecteurs extérieurs (qui représente l’énorme majorité de la communauté scientifique sur le climat ), ca fait un peu léger C’est une variation sur le thème des “emplois verts” ? Moi je trouve cette pause inquiétante, car on devrait constater un refroidissement L’oscillation de ~60 ans (ou 65 selon les sources…) en fait composée de plusieurs choses. La PDO (paciphique), qui domine, et s’est retournée il y a à peu près 10 ans. L’AMO (atlantique) qui elle s’est retournée à la hausse vers 1995… Lire plus »
Pastilleverte
Invité

1/ “sceptique” devrait être un compliment en sciences… (doù l’on déduirait, bien imprudemment, que la “climatologie” n’est pas une science) 2/ j’espère que personne ne doute que la “Nature” contôle l’immense majorité pour ne pas dire la quasi totalité du climat, ce qui n’exonère pas l’Homme de sa responsabilité dans quelques “bêtises” qu’il commet dans l’environnement. 3/ Grand bien vous fasse amis alarmistes et autres crieurs “au loup”, sauf que ça risque d’être très contreproductif 4/ Dans CIEC le “I” signifie bien InterGOUVERNEMENTAL et en aucun cas Inter SCIENTIFIQUE, et c’est bien dommage !

gaga42
Invité

“sceptique” n’est pas un compliment en sciences… mais une obligation, on le sait depuis Karl Popper. Et justement, le GIEC est très popperien puisqu’il n’assène pas des affirmations, mais des probabilités: dans le rapport 2007, la probabilité qu’il y ait un réchauffement anthropique était évaluée (prudemment) à 90% il me semble. Donc comptons sur les 10% restant pour continuer à se gaver tranquillement de carbone, la “Nature” s’occupe de tout.

Demos
Invité
C’est quoi 90% ? Un intervalle de confiance ? En mathématiques , un intervalle de confiance permet de définir une marge d’erreur. Vu que la courbe des temératures observées est sortie de leur prévisions (marge d’erreur comprise), la confiance dans leur prévisions devrait tendre vers 0. Ca ne prouve pas qu’ils ont tort : simplement qu’ils doivent revoir leur copie. En fait, ils ont été très imprudents dans leurs prévisions afin de frapper les esprits et sont très embarrassés : le réchauffement est devenu changement climatique, on cherche le réchauffement de l’atmosphère au fond des océans, on pose des rustines… Lire plus »
trimtab
Invité
La nature fait ce elle peut. Mais est que c’est assez ? Le climat de notre planète est un vaste ‘système’ thermodynamique, extrêmement complexe, et comme tous système, fonctionne (comme j’ai cru comprendre en lisant le Macroscope de Joel de Rosnay en 1975 !), non dans un état d’équilibre quasi-constant, mais selon le principe de ‘déséquilibre contrôlé’. Pour moi, concernant notre climat, ce ‘déséquilibre contrôlé’ semble être bien illustré par des variations des cycles climatiques très longues que nous connaissons tous, illustré par : Ou le ‘système’ s’ajuste avec le temps, pour rester dans les ‘limites physiques acceptables’ qui sont… Lire plus »
Precheur
Invité
L’homme a toujours prétendu tout ramener à lui même : le soleil tourne autou de la terre, l’homme est différent par nature des animaux; l’homme a été créé à l’image de Dieu. Quand quelque chose est bien, c’est grâce à l’homme et quand quelque chose ne va pas, c’est bien sur de sa faute. Autrefois, s’il pleuvait trop ou pas assez, on sacrifiait quelques vierges pour implorer le pardon des dieux. Aujourd’hui on saborde l’économie, quitte à plonger le monde dans le cahos. Pour moi, la seule et majeure faute de l’homme est son infinie prétention à être cause de… Lire plus »
Lasdubuzz
Invité
@trimtab Le climat de notre planête n’est hélas pas un simple système thermodynamique mais aussi physique et chimique (entre autres). En outre, c’est la répartition des terres émergées et des reliefs montagneux qui est la cause du climat proprement dit à une latitude donnée, d’où l’importance de la géologie sur l’évolution du climat à long terme. Dans ces conditions, toute vision simpliste ou tout “à priori” ne peut aboutir qu’à des conclusions erronées. Les idées intuitives ont toutes les chances de se révéler non justifiées plus encore que dans toute autre science. Au fil des siècles, la science balaye petit… Lire plus »
Luis
Invité
¤ “Le niveau général des océans peut varier, avec une fréquence très longue, sur tous les endroits du globe. Cela est dû à une accélération générale de la géodynamique de la lithosphère. Sous les océans se produit l’expansion des fonds océaniques et l’écartement des plaques lithosphériques. Le volume des dorsales peut augmenter par leur soulèvement, lorsque cette activité géodynamique s’accélère. Cela a pour conséquence une élévation du niveau des océans très lente mais avec une ampleur beaucoup plus importante que celle due à une origine climatique. Cette élévation peut aller jusqu’à 300 m au-dessus du niveau actuel.” “Par endroit, des… Lire plus »
wpDiscuz