De l’éthanol biologique Grâce à de nouvelles enzymes

L’entreprise néerlandaise Nivoba projette la construction d’une usine de production de bioéthanol très économe.

L’utilisation d’enzymes de moisissure spécifiques permet d’augmenter la production d’alcool et de diminuer la température d’ébullition. Cette installation, d’une capacité de production de 100 000 m3/an, utilisera la chaleur résiduelle d’un incinérateur voisin.

Ces enzymes de moisissure spécifiques sont attachées à des grains d’amidon qui sont alors décomposés en sucres distincts que les levures Saccharomyces transforment ensuite en éthanol. Elles permettent de garder une température relativement basse pendant la production, et ont l’avantage de ne libérer les sucres que lors de la fermentation. Les sucres restent donc en concentration réduite, étant immédiatement transformés en éthanol par les levures. Le processus de transformation en éthanol par les levures est amélioré car il ne subit pas de pression osmotique trop élevée. La mixture de distillation contient 18,5% d’alcool, ce qui augmente l’efficacité du processus et diminue sa température d’ébullition (82 °C environ). La vapeur à 120 °C, obtenue de la chaleur résiduelle fournie par l’incinérateur, convient ainsi parfaitement au fonctionnement du processus de distillation.

Malgré ce concept novateur, l’usine de Nivoba fait toujours partie des installations de bioéthanol de première génération.

 
BE Pays-Bas numéro 25 (10/05/2007) – Ambassade de France aux Pays-Bas / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42675.htm
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