Eaux usées : la station de Meistratzheim consomme un minimum d’énergie

La nouvelle station de traitement des eaux usées du Bassin de l’Ehn, implantée sur la commune de Meistratzheim (Alsace), en plus d’être l’une des plus modernes du Grand-Est  constitue certainement une référence en matière de développement durable.

Commandée par le Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples (SIVOM) en remplacement des deux stations mises en service en 1979 et devenues obsolètes, cette usine a été conçue et construite par Degrémont France Assainissement et demeure exploitée par Lyonnaise des Eaux.

D’une capacité de plus de 200.000 équivalents-habitants, elle est à la fois destinée à collecter et à dépolluer les eaux usées des 11 communes situées sur les Terres de Sainte Odile mais aussi, à traiter les effluents des choucrouteries locales dans le respect de l’environnement, du territoire et de ses riverains.

Une station de traitement des eaux usées performante et écologique

Imaginée pour consommer un minimum d’énergie, cette station est capable d’optimiser son potentiel énergétique par la production de biogaz valorisé en chaleur et en énergie électrique. Elle va même jusqu’à produire une partie de l’énergie nécessaire à son fonctionnement.

Le biogaz provient d’une part, de la digestion des boues d’épuration et, d’autre part, de la méthanisation des « jus de choucroute ». Dans les deux cas, il s’agit de transformation naturelle de la matière organique par des bactéries spécifiques. Le résiduel de jus de choucroute suit alors le chemin du traitement classique des eaux usées urbaines. Le biogaz ainsi obtenu peut être utilisé pour produire de la chaleur nécessaire au fonctionnement des installations (digesteur, méthaniseur, sécheur double-étage) ou encore chauffer des locaux et de l’eau sanitaire. Le surplus de biogaz peut être transformé en énergie électrique revendue au réseau EDF.

 

Eaux usées : la station de Meistratzheim consomme un minimum d'énergie

Les boues d’épuration, une fois digérées, sont déshydratées par centrifugation, puis séchées par un sécheur thermique innovant, opérant à deux niveaux : "un premier séchage indirect (évaporateur sur couches minces) puis un séchage direct (sécheur à bandes). Le produit séché, stockable à long terme, pourra être valorisé dans les filières agricoles ou d’incinération." Les volumes de boues produites sont considérablement diminués. La circulation de camions nécessaires à leur transport s’en trouve allégée d’où moins de pollution, des conditions de trafic routier améliorées et une population riveraine préservée.

Les bâtiments (bioclimatiques) ont été conçus pour consommer le moins d’énergie possible. Les équipements sont les moins énergivores du marché tout en restant performants et innovants. Les procédés qui demandent le plus d’énergie sont alimentés en énergie produite à partir du biogaz ; la méthanisation par exemple fonctionne avec la seule énergie produite sur la station.

Par ailleurs, l’air issu des bâtiments de traitement, potentiellement chargé en odeurs, est acheminé vers deux tours de désodorisation physico-chimique où il est épuré avant d’être rejeté dans l’atmosphère.

Conçue selon une démarche de Haute Qualité Environnementale (HQE) l’architecture du bâtiment assure une parfaite intégration paysagère.

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