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Electronic Tattoos, un patch comme solution de monitoring médical

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Voila déjà quelque temps que l’on nous parle de dispositifs, textiles en particulier, pour suivre notre santé voire nous soigner par l’intermédiaire de capsules emprisonnées dans le tissu.

Cette fois-ci, voiçi un développement d’un patch électronique qui serait placé directement sur la peau et permettrait de suivre différents indicateurs de notre santé.

Comme le montre la photo ci-contre, ce patch est constitué d’un composant étirable de silicium et de métal qui est placé sur une feuille qui adhère à la peau. Ce sont des chercheurs de l’Université d’Austin au Texas qui ont développé et fait fonctionner ce patch de la taille d’un timbre poste. Il s’appelle "Electronic Tattoos", tatouage électronique, et vient de recevoir à Paris le Grand Prix du Forum Netexpo.

La difficulté c’est de combiner sur ce patch différents composants qui puisse mesurer des paramètres biologiques et en stocker les données avant de,- mais c’est pour plus tard-, pouvoir les transmettre par WiFi. La difficulté résidait dans la capacité à rendre les métaux et le sicilium qui forment l’ossature de ce patch suffisamment souple et fin pour pouvoir le poser sur la peau sans avoir à recourir à un adhésif qui créraient des interférences. Le problème a été résolu en utilisant un polymère souple et autoadhérent sur lequel on imprime une sorte de treillis microscopique des divers composants électroniques.

A quoi cela peut il servir ? A mesurer la température d’abord et le rythme cardiaque ou encore l’humidité de la peau qui donne une bonne indication sur la santé du porteur avec un patch développé pour ces taches là, ou d’autres fonctions biologiques avec d’autres patch composés pour ces autres fonctions.

L’étape suivante c’est d’alimenter en énergie le patch, en y intégrant des micro batteries Lithium-ion ou des cellules photovoltaïques et de mettre en place des moyens de récupérer les informations recueillies avec les technologies NFC.

Les chercheurs pensent en avoir pour deux ans de travail avant de résoudre le problème. Une start up baptisée MC10 a d’ailleurs déjà été crée pour prendre en charge l’industrialisation future du dispositif.

Fiche projet :

"Le patch Electronic Tattoos est une solution de monitoring médical simple et non invasive qui permet aux patients comme aux médecins de s’affranchir des fils et électrodes traditionnellement utilisés pour le recueil de données biologiques. Indolore, le patch s’applique comme une seconde peau sur tous les endroits du corps et mesure l’activité musculaire, cardiaque ou cérébrale d’un patient libre de ses mouvements."

"Les patchs peuvent être fixés durablement. Ils sont souples, légers et étirables, acceptés sans mal par l’épiderme, y compris pour plusieurs jours d’affilée. Ils s’adaptent parfaitement à la peau et sont indolores pour le patient qui continue à vivre selon ses habitudes, libre de ses mouvements. Il s’agit ici de proposer une technologie non invasive de surveillance de signes vitaux par le recueil et la transmission de données médicales. Médecins et patients se passent ainsi des électrodes, fils et grosses machines qui entravent les mouvements de tous, provoquent des allergies ou des lésions et s’avèrent difficiles à vivre dans la vie de tous les jours."

"Le tatouage peut également commander des appareils électroniques en reconnaissant des mouvements musculaires : par exemple, le tatouage porté sur le cou reconnaît les mouvements musculaires produits à l’énoncé des mots « gauche », « droite », « haut » et « bas » et peut ainsi commander les manettes d’un vidéo game. Demain, ces tatouages digitaux pourront transmettre sans fil les données recueillies, mais pour l’heure il faut les connecter à un ordinateur pour qu’ils délivrent leurs informations. Ils pourront également contracter des muscles pour redonner aux patients une mobilité ou une force perdue, par exemple."

"Demain, les Electronic Tattoos sont destinés à des applications médicales (chirurgie, étude de l’activité cérébrale, etc.), mais pourront également être collés, dans une version spéciale, sur le muscle cardiaque directement. Enfin le professeur Lu cherche à développer un tatouage capable d’enregistrer une information et de réagir de manière appropriée à celle-ci, par exemple en détectant une arythmie cardiaque et en délivrant un flux électrique capable de soutenir le cœur défaillant, ou bien encore en détectant une anomalie liée à une maladie particulière et en délivrant le médicament adapté en temps réel."


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