La filière française du Bioéthanol a rapporté des “sous” à l’Etat

La Cour des Comptes qui a rendu public mardi son rapport d’évaluation de la politique d’aide aux biocarburants montre que même si le bioéthanol est devenue une source de recettes pour l’État, c’est loin d’être le cas pour la filière biodiesel.

Le bioéthanol français a en effet rapporté 0,47 milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires pour l’État sur 5 ans, contre un surcoût de 1,29 milliards d’euros pour le biodiesel.

Le rapport de la Cour des Comptes, réalisé après consultation de toutes les parties prenantes : administration, constructeurs automobile, pétroliers, distributeurs de carburants et les filières biocarburants en France, démontre que l’État est bénéficiaire de la politique fiscale destinée à soutenir la filière française du bioéthanol. A kilomètre parcouru équivalent, le bioéthanol est plus taxé que l’essence. L’incorporation croissante de bioéthanol dans les essences de 2005 à 2010 a généré 0,47 milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires au profit de l’État.

La Cour des Comptes salue l’apport de la filière dans l’économie française : plus de 95% du bioéthanol consommé en France est d’origine française, la filière a investi près d’1 milliard d’euros dans 5 usines nouvelles dans les 5 dernières années et créé ou maintenu près de 5.000 emplois agricoles et industriels.

L’industrie française du bioéthanol a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires estimé à plus de 600 millions d’euros, à partir de matières premières françaises, et a amélioré en conséquence la balance commerciale de la France.

La Cour des Comptes rappelle que les biocarburants français doivent répondre aux exigences de la Directive européenne sur les Energies Renouvelables en matière de respect de la biodiversité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre (au moins 35%, puis plus de 50% en 2017).

Elle signale aussi que les filières françaises des biocarburants ont développé le référentiel de certification de la durabilité 2BSvs reconnu par la Commission européenne. Cette certification, effectuée par des auditeurs indépendants, devient obligatoire en 2012 pour bénéficier du régime d’aides et d’incitations fiscales mis en place en France.

Pour conclure, le coût total des deux filières (bioéthanol + biodiesel) pour l’État n’aura pas dépassé 820 millions d’euros entre 2005 et 2010.

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5 Commentaires sur "La filière française du Bioéthanol a rapporté des “sous” à l’Etat"

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Flexo
Invité
LE bio ethanol c est super. n importe quelle voiture essence peut être modfiee grace a un kit flexogreen pour l utiliser et faire 35 % d economies. mais ils serait interessant de sortit des laboratoires les Ethanols de seconde troisieme generation. le canada, produit a partir de dechets ultimes du bio ethanol et en france nous perdons du temp a rester sur des ethanol de premiere generation. c est bien d avoir cette generation premiere; mais il faut aller plus loin…et pour cela aider a l extension du parc de voitures capables de rouler au bio ethanol. le bio… Lire plus »
Eolecentre
Invité

Une filière à 95% made in France pour que quelques % dans votre réservoir! Pendant que l’on utilise du foncier agricole pour faire rouler nos bagnoles, de l’autre côté du monde on importe des protéines végétal pour nos élevages issu de la déforestation! Arrêtons cette hérésie! Pour moi les bio carburant nous mènes droit au suicide collectif!

jihemnet
Invité

Alors que l’intégralité de la surface agricole ne suffirait pas à satisfaire la demande, il s’agit ici de procurer des débouchés à l’agriculture intensive qui permet aux industriels d’écoulér leur production de phytosanitaires. Pendant que la recherche sur les produits à base d’algue, carburant, protéine, amidon… pourrait créer de vrais emplois, une économie durable et inverser réellement le cours de la balance commerciale, on continu de soutenir un modéle économique moribond. De privilégier l’intérêt de quelques uns au détriment de la collectivité.

Flexo
Invité
vous vous trompez. 1/les cultures en france sont 100 /100 fancaise pas d ethanol d importation. 2/on ne parle pas de faire 100 / 100 d essence avec ca…mais de mettre en branle des filieres qui auront posibilite de produire du bio ethanol de dechets par exemple. surface au sol tres limitees pour des rendements importants. le pb des surfaces agri est un probleme avec les culture premiere generations..pas sur les troisiemen et 4 ieme generations…qui ne sont pas issus de culutures traditionelles. en effet les productions futures sont prevues avec des usines de traitements de dechets, avec des systemes… Lire plus »
Flexo
Invité
Vous avez mis le doights dessus. l avenir de l E85 c est les generation d alcools produits a partir de dechets, d ‘algues, qui nauront pas besoin de grandes surfaces, d engrais et autrrs polluants. donc soyons positifs, c est le probleme de lapoule et de l oeuf..pour que les generation d ethanol a base de dechets et d algues se mettent en place , il faut un parc auto sufisant pour utiliser cet ethanol. si l on n a pas ce parc de vehicule flex pret a consomer de gande QT ethanol alors aucun industriel, aucune banque ne… Lire plus »
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