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La France réaffirme son opposition à Bruxelles

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Paris a de nouveau exprimé son opposition ferme à une séparation patrimoniale des groupes énergétiques européens, telle que proposée mercredi par la Commission européenne.

Christine Lagarde, ministre de l’Economie et Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat en chargé de l’Ecologie ont réagi conjointement aux propositions de Bruxelles.

Si les deux ministres approuvent le principe d’ "une parfaite indépendance des gestionnaires des réseaux et une harmonisation des règles au niveau européen", et notent "une avancée importante" concernant la sécurisation des approvisionnements, ils expriment leurs "divergences significatives sur les moyens à mettre en oeuvre pour atteindre [leurs objectifs communs]"

Tous deux déplorent l’absence de prise en compte par Bruxelles de "la volonté exprimée par de nombreux Etats membres de ne pas se voir imposer une séparation patrimoniale des gestionnaires de réseaux", "qui n’apporte pas de remède aux dysfonctionnements observés sur les marchés", selon leur communiqué commun.

Christine Lagarde a par ailleurs réaffirmé mercredi devant l’Assemblée nationale que la France s’opposerait au scénario de "séparation patrimoniale" et que Paris "pouvait rassembler des soutiens", notamment en Allemagne et en Italie.

Du côté des entreprises, le Medef a émis des "réserves sur les moyens proposés par la Commission". Il estime que les réformes proposées ne permettent pas de répondre au "problème posé par le très fort besoin d’investissment d’infrastructure et de production du marché énergétique européen". 

A l’occasion d’une intervention devant l’Assemblée nationale, les patrons de GDF et de Suez, ont qualifié le projet de la Commission de "modèle unique et caricatural’ . Selon eux, "la molécule va avec les réseaux, n’en déplaise à la Commission européenne". 

Depuis la Russie, Gazprom s’est dit "certain que sa voix serait entendue" dans les discussions qui s’ouvrent, et promet d’"étudier les mesures avec soin". 

José Manuel Barroso a admis s’attendre «à de longues et âpres négociations» au cours des prochaines semaines.

 
 (src: MEDD)

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