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La sensibilité du climat au CO2 un peu revue à la baisse

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Le climat terrestre va se réchauffer en réponse au doublement de la concentration atmosphérique en gaz carbonique depuis le début de l’ère industrielle, mais peutêtre un peu moins que ne le prévoyaient certaines études indiquent des chercheurs.

Cette quantité de réchauffement liée spécifiquement à la température moyenne de l’air en surface sur la Terre s’appelle la sensibilité du climat terrestre. Les chercheurs doivent avoir une meilleure estimation de cette valeur pour mieux prévoir l’impact du changement climatique comme le précise l’article Perspective qui accompagne cette étude.

De précédents travaux avaient suggéré une valeur de 3 degré Kelvin comme la meilleure approximation de la sensibilité climatique, située dans une fourchette allant de 2 à 4,5 Kelvin. Ces estimations incluent la possibilité que la sensibilité climatique soit beaucoup plus élevée, ce qui pourrait conduire à des changements catastrophiques du climat terrestre dans les prochaines décennies.

Andreas Schmittner de l’Université de l’Etat de l’Oregon et ses collègues chercheurs ont utilisé des reconstructions des températures ayant régné durant le maximum du dernier âge glaciaire, il y a environ 20 000 ans, avec des modèles climatiques globaux, pour estimer la sensibilité climatique de la Terre actuelle. Leurs résultats suggèrent que la sensibilité médiane est de 2,3 degrés Kelvin, dans une fourchette probable de 1,7 à 2,6 degrés Kelvin et avec très peu de chance que les températures augmentent beaucoup plus que cela.

Même si cette estimation revoit légèrement à la baisse celles faites antérieurement, une augmentation de la température globale de l’air de juste 2 degrés Kelvin aurait déjà néanmoins un impact important sur le climat de la planète. Les auteurs précisent que leur étude montre aussi que les données paléoclimatiques peuvent servir à réduire les incertitudes des projections pour le climat futur.

« Climate Sensitivity Estimated From Temperature Reconstructions of the Last Glacial Maximum » par A. Schmittner, P.U. Clark et A.C. Mix de l’Oregon State University à Corvallis, OR ; N.M. Urban de l’Université de Princeton à Princeton, NJ ; J.D. Shakun de l’Université de Harvard à Cambridge, MA ; N.M. Mahowald de l’Université Cornell à Ithaca, NY ; P.J. Bartlein de l’Université de l’Oregon à Eugene, OR ; A. Rosell-Melé de l’ICREA à Bellarerra, Espagne ; A. Rosell-Melé de l’Universitat Autònoma de Barcelona à Bellarerra, Espagne.


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    3 Commentaires sur "La sensibilité du climat au CO2 un peu revue à la baisse"

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    Pastilleverte
    Invité
    ce genre d’annonce va toujours dans le même sens concernant le climat. Après des discours apocalyptiques, les observations (et non pas les modèles) permettent de corriger à la baisse les effets divers et variés dont le plus médiatisé, Sieur CO2. Rappelons que les fourchettes de projection des Temp° en 2100 dans les rapports du GIEC ,n’ont cessé de se resserrer, le résultat étant toujours une hausse des Temp° par rapport à actuellement. Quant à la sensibilité climatique (effet sur les Temp° du doublement du CO2 dans l’atmosphère), beaucoup d’éléments dits de « retroaction » ne sont pas encore bien connus, pouvant jouer… Lire plus »
    Ecospam
    Invité

    Je vous conseille de lire : qui explique bien les enjeux des « sentibilités rapide et lente » au forcage radiatif. La conclusion une fois de plus et faut il le rappeler jusqu’a la nausée? On est dans la mouise…

    Think'it
    Invité

    N’y aurait-il pas coincidence entre la sortie de ce genre d’article et le sommet de Durban sur le changement climatique…je ne dis pas oui, je pose une fois de plus la question et rappelle le climate-gate!!!

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