L’Arctique sans glaces limite l’effet puits de carbone

L’océan Arctique a récemment absorbé des quantités non négligeables de gaz carbonique et pourrait bien atteindre ses limites comme puits de carbone.

Cette donnée est rapportée par Wei-Jun Cai et ses collègues qui ont mesuré les niveaux en dioxyde de carbone dans des échantillons d’eau prélevés dans l’aire canadienne de l’océan.

Le réchauffement des eaux et la fonte des glaces qui se poursuivent font que de plus en plus de surface océanique sera exposée. Ces eaux étant froides et hébergeant de grandes quantités d’organismes microscopiques effectuant la photosynthèse, les chercheurs s’attendent à ce que l’océan Arctique présente un fort potentiel de capture du gaz carbonique atmosphérique. La manière précise dont pouvait répondre ce gaz dans les eaux océaniques à la fonte des glaces restait cependant peu connue.

Cai et ses collègues rapportent maintenant que les quantités de dioxyde de carbone présentes dans les eaux de surface ont fortement augmenté depuis les dernières observations effectuées en 1994 et en 1999, à l’exception des aires très recouvertes de glace. Cette augmentation semble largement due à un afflux rapide de dioxyde de carbone issu de l’atmosphère et un faible stockage biologique en raison de la faiblesse en nutriments de ces eaux de surface.

« Decrease in the CO2 Uptake Capacity in an Ice-Free Arctic Ocean Basin » par W.-J. Cai, B. Chen, Y. Wang, X. Hu, W.-J. Huang de l’Université de Georgie à Athens, GA ; L. Chen, Z. Gao, Y. Zhang, S. Xu, J. Chen, H. Zhang de la State Oceanic Administration à Xiamen, Chine ; S.H. Lee du Korea Polar Research Institute à Incheon, République de Corée ; D. Pierrot ; K. Sullivan de la National Oceanic and Atmospheric Administration et de l’Université de Miami à Miami, FL ; A. Murata de la Japan Agency for Marine-Earth Science and Technology à Kanagawa, Japon ; J.M. Grebmeier de l’University of Maryland Center for Environmental Science à Solomons, MD ; E.P. Jones du Bedford Institute of Oceanography à Dartmouth, NS, Canada.

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Pastilleverte
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en période hivernale, entre 11 et 14 millions de km² de banquise, en période estivale entre 4,5 et 7 millions de km² selon les mois et les années (plus petite extension mesurée en septembre 2007 = 4,5 Mkm²) Au minimum, il ne reste effectivement “plus que” 8 fois la surface de la France AVEC glace (et pendant 15 jours de l’année)

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