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Le méga-projet photovoltaïque du Beaucaire abandonné par EDF ?

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EDF EN, la filiale d’EDF spécialisée dans les énergies renouvelables semble avoir abandonné le projet d’implantation d’une centrale photovoltaïque géante dans la plaine gardoise de Beaucaire, en Camargue.

Alors que la centrale était initialement prévue pour être installée sur plus de 700 hectares de rizières, EDF EN a finalement décidé de retirer la demande de permis de construire auprès de la préfecture du Gard.

Le projet titanesque du Beaucaire aurait réclamé d’importantes ressources dont un investissement financier dépassant les 650 millions d’euros. En contrepartie, la centrale solaire d’une puissance de 261 mégawatts crête (MWc) aurait dans un premier temps créé localement "des centaines d’emplois" durant la construction avant de générer à terme suffisamment d’électricité pour alimenter 160.000 foyers à l’horizon 2013.

La baisse de rentabilité occasionnée par un tarif d’achat de l’énergie photovoltaïque plus faible, associée aux réserves émises par les différentes commissions administratives d’enquête, notamment sur l’impact environnemental que représente ce type de projet sur un site naturel de Camargue auront donc eu raison d’EDF.

Pour autant, le maire divers droite de Beaucaire, Jacques Bourbousson ne baisse pas les bras et continue de croire à ce projet. Selon lui, "le retrait est momentané. Un autre permis sera déposé d’ici juillet".

[ Photo : centrale photovoltaïque des Mées – Alpes de Haute Provence ]


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    23 Commentaires sur "Le méga-projet photovoltaïque du Beaucaire abandonné par EDF ?"

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    fredo
    Invité
    outre le hold-up financier évident, il est probable que ce projet soit victime d’une évolution de la doctrine de l’administration pour défendre les terres agricoles, pour ce projet comme pour d’autres. En revanche, l’abus de droit lui aussi évident (déposer sans permis chez RTE des demandes pour des projets de moins de 12 mWc, donc du ressort de Erdf et de sa file d’attente) ne semble poser aucun problème déontologique à l’administration (rappelons que le DG de la DGEC siège au Conseil administration d’EDF). Preuce en est que les projets EDF EN sur anciennes bases aeriennes de l’Otan se poursuivent… Lire plus »
    cezorb
    Invité

    J’ai souvenir que ce projet n’avait pas encore obtenu son permis de construire (après procédure d’étude d’impact etc). Ce n’est donc pas EDF qui « abandonne son projet » mais le distributeur ERDF/RTE qui le rejette puisque la demande de raccordement est incomplète.

    renewable
    Invité

    Voilà bien le genre de projets qui font un tort considérable au solaire en général, installé sur toiture ou au sol sur des terrains sans valeur environnementale ou agricole (friches, sites pollués, zones bitumées…) Le problème ici pour EDF c’est surtout le plafond des appels d’offres qui ne permet pas de projets de plus de 40MW…

    Paris 66
    Invité

    Comment font les autres grosses boites pour se raccorder à RTE (VOLTALIA ET ECO DELTA à la BARBEN)? je pense qu’il y a aussi du découpage de 12 MWc comme dans l’éolien avant les ZDE. Et ceux là fonctionnent! J’ai regardé sur le site du RTE. Il ne demande pas le PC mais des preuves d’études à l’inverse d’ERDF. Du coup racc en RTE = gros projet = grosse boite

    Rice
    Invité

    En plus de partager totalement ce qui vient d’être écrit, il me semble que les affairistes d’EDF (*) sont en plus de mauvais français qui préfèrent des panneaux américains ou chinois pour faire un peu plus de « fric » au détriment du « made in France ». (*) situation d’autant plus paradoxale au moment où le gourvernement actuel prone les relocalisations alors qu’il n’est même pas en mesure d’imposer à sa « filiale » à 85 % EDF, d’acheter français !!!!!

    Rice
    Invité

    Pendant que j’y suis, demandez donc à Nadine Morano (ex-député de Meurthe et Moselle et actuelle donneuse de leçons dans le gouvernement Sarkozy) d’où viennent les panneaux qui vont être installés sur la base aérienne de Toul ?

    Mamouth
    Invité
    1/ Il est vrai que la doctrine a évolué pour éviter le gâchi de terres agricoles afin de faire des fermes PV. Toutefois, il existe des manières de conserver le potentiel agricole d’un territoire tout en installant une ferme PV. 2/ La connexion à RTE ou ErDF ne dépend pas de la puissance mais de la tension de livraison, c’est à dire à qui appartient les lignes où on compte se connecter. Bien entendu, on ne connecte pas un projet de 100 kWc en 90 kV ni un 100 MWc en 20 kV. 3/ Pour avoir travaillé sur des projets… Lire plus »
    Chinois
    Invité

    Si les tarifs étaient restés « normaux » plus (+) de panneaux installés seraient Français! C’est l’AO décidé par le gouvernement qui a tout foutu en l’air. Il provoque l’inverse de ce était annoncé. Il me semble qu’EDF avait un partenariat avec une boite US pour fabriquer en France. Apparemment ca a foiré aussi. Vivement 2012 pour avoir un vrai tarif!

    Paysan
    Invité

    VOUS PENSER AU EMPLOI ET A L ECOLOGIE POUR BEAUCAIRE SI VOUS PREFEREZ UNE CENTRALE ATOMIQUE FALLAIT LE DIRE ET LE DROIT DE PROPRIETE IL N EXISTE PAS LA TERRE EST A CELUI QUI PAYE SES IMPOTS ET NON A DES BLAGUEUR DERIERE UN ORDINATEUR

    fredo
    Invité

    Vous n’êtes pas le seul deçu d’EDF et comme l’a justement précisé Mammouth il existe des moyens de préserver le potentiel agricole tout en faisant du PV. Avoir une centrale PV complètait sur Beaucaire les éoliennes, le barrage ua fil de l’eau sur le Rhône, et la centrale biomasse de Tarascon en face, pas banal comme densité d’ENR.

    Beaucairois
    Invité
    Je suis Beaucairois et pas un partisan du photovoltaïque ou un bobo. Vous n’habitez pas à Beaucaire. Ce projet était un atout pour la ville qui souffre du chômage. J’ai participé à l’enquête publique, j’y étais favorable. Tout le monde se lamente de la perte du foncier agricole, mais personne ne gueule quand ce sont des milliers d’hectares de terres agricoles qui disparaissent pour des ZAC ou des habitations. Des terrains qui ne reviendront jamais agricoles. Les gens ne veulent pas de nucléaire, du gaz de schiste…, de centrales quelconques…. Ce projet était une bonne chose pour la ville !… Lire plus »
    michel123
    Invité

    Quitte à payer le solaire au prix exorbitant qui est le sien , autant que cet argent qui sort de la poche droite retourne dans la poche gauche de notre fournisseur qui sinon nous refacturera la différence. Et puis le solaire en plein champ permet l’élevage caprin ou bovin , coute beaucoup moins cher à installer que ce pv de toiture(ineptie économique) qui est et restera hors de prixà cause d’un coût d’installation trés difficile à diminuer.

    Sicetaitsimple
    Invité
    Décidement, je ne comprends pas cette histoire de poches dont nous avons déjà parlé avec Guydegif il y a peu,cf: Je recopie ce que j’écrivais: J’avoue ne pas trop comprendre votre « poche gauche-poche droite » s’agissant d’EDF…. Sauf si quelqu’un me prouve le contraire, aucun projet de production d’électricité à base de renouvelable ( PV, éolien on ou offshore, biogaz,…) n’est aujourd’hui rentable en Europe sans un système permettant d’assurer un bonus en termes de rémunération du kWh produit. En France et dans beaucoup d’autres pays, ce sont des tarifs d’achat (il y a des variantes, certificats verts,…). Autrement dit, sauf… Lire plus »
    airsol
    Invité
    à Michel123 He non, l’ineptie n’est pas de mettre des panneaux sur le toit, c’est au contraire un magnifique exemple de « double usage » Si pour l’instant la toiture PV reste plus cher qu’une toiture traditionelle , l’écart se réduit, et on aura toujours besoin de toiture… L’ineptie c’est d’enlever une couverture en bon etat en renovation , ce qui surencheri le cout de l’installation et diminue les performances à Sicetaitsimple « Sauf si quelqu’un me prouve le contraire, aucun projet de production d’électricité à base de renouvelable ( PV, éolien on ou offshore, biogaz,…) n’est aujourd’hui rentable en Europe sans un… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    sur le « quand on est à proximité d’un réseau ». J’avais quand même en tête (c’était écrit) la France ou l’Europe , où le plus souvent on n’est pas très éloigné d’un réseau. Sur le « hors hydraulique », vous me permettrez d’être un peu plus réservé, toujours dans les mêmes contrées il n’y a pas tant de nouveaux projets hydrauliques qui voient le jour (hors suréquipement et STEP qui n’ajoutent rien en termes de production hydraulique, simplement permettent de l’optimiser). Sur les toits, je ne suis pas loin de partager votre avis, au moins sur le moyen-long terme, et toujours dans les… Lire plus »
    airsol
    Invité

    Même en france , Si vous voyez des panneaux PV sur de la signaletique, ne criez pas sur les ayatollah verts ou sur les pros de la chasse aux subventions, c’est vraisemblablement que c’était moins cher. Quand le reseau est collectivisé, cela cache les couts réels de chaque raccordement (problèmes en campagne) il arrive a EDF de proposer une install autonome à des gens trops couteux à raccorder Il ne s’agit bien sûr pas du cas général, mais c’est le propre des energies renouvelables: on juge au cas par cas de la pertinence de la solution

    Sicetaitsimple
    Invité

    Vous avez raison, d’ailleurs je ne crie pas sur ces exemples. Euh, vous pouvez me donner la consommation totale francaise des sites isolés ( panneaux de signalisation et autres)? Que ce soit une niche pour le PV, je n’en doute pas, mais ça risque quand même d’être très limité.

    Pastilleverte
    Invité

    si le nombre des fameux « foyers alimentés » n’est pas « bidonné », finalement un peu plus de 4000€ « par foyer reste moins élevé que des installations sur 160 000 « toits »; (même en incluant une dérive des coûts duprojet de 20 ou 30 %) En revanche on retombe (pas mal quand même) dans le côté énergie « centralisée », bien que « renouvelable », d’autant pus que, même à Beaucaire, la complémntarité des autres ENR de proximité ne suffira pas , en moyenne sur une année de devoir recourir à une centrale à flamme en back-up.

    Rice
    Invité
    Quelle belle foutaise que ces « terrres agricoles »!!!! Pour y faire quoi au juste ? nourrir les populations ou bien … – y cultiver des betteraves, colza ou autres matières premières pour le « bio-carburant » ? – saturer les sols avec des herbicides, pesticides, raticides, merdicide et autres engrais azotés ? Au choix, je préfère encore des panneaux photovoltaïques (pour peu qu’ils soient fabriqués en France ; et donc ce ne sera pas EDF EN qui ne pose qu’américain ou chinois). Quant au PV sur toiture, qui est le c… (!!!!) qui a imaginé « l’intégration au bâti » ? aberration technique et économique… Lire plus »
    fredo
    Invité
    en l’occurence à propos des terres agricoles, il s’agit de vignes, mais le vin produit a du mal à se vendre, d’où des arrachages qui posent la question de l’utilisation de ces terres fertiles et iirgables à proximité du Rhône. Le maraîchage paraît possible avec une forte activité de ce type aux alentours, ce qui n’est d’ailleurs pas incompatible avec du PV sur chassis surélevé, voire sous serre PV. Pour le PV sur toiture, alors là, ça fait longtemps que je me pose la même question. Et la conclusion qui s’impose est: c’est fait exprès pour compliquer les choses !… Lire plus »
    mahmadeus
    Invité
    Typiquement le genre de projet auquel je m’oppose. Soutenir les renouvelables c’est important si on envisage une réduction de la dépendance pour le nucléaire. Toutefois, un projet de centrale PV de 261 MWc (!!!) sur des terres agricoles et en plein site naturel, on est un peu dans l’abus je trouve. Pour l’emploi, Beaucaire et le Gard en général sont bien touchés par le chômage mais les emplois que le projet génèrerait sont pour le moins précaires. Une question, 650 millions d’euros avec une part non négligeable de subvention de la part de l’Etat, de la région etc. pour 120… Lire plus »
    fredo
    Invité

    bien d’accord sur la priorité à l’efficacité énergétique, mais les économies d’énergie sont du chiffre d’affaires en moins pour les fournisseurs d’énergie, sauf si les prix augmentent plus vite que la consommation baisse. Au passage, l’investissement de 650 millions d’euros est très très largement surestimé et peut de mon point de vue être divisé par deux ( soit, du 1,1 – 1,2 € le Wc) compte tenu des coûts matériels actuels, de la facilité d’installation du site, de la proximité du réseau électrique HTA et des énormes économies d’échelle d’un projet de cette taille.

    mahmadeus
    Invité

    « sauf si les prix augmentent plus vite que la consommation baisse » Ce qui doit être le cas en ce moment (à vérifier sur la durée). C’es vrai que c’est moins de chiffre d’affaire pour les fournisseurs mais pour autant j’ai pas le sentiment que ça bride le volontarisme en matière d’efficacité énergétique, au contraire ça prend une tournure intéressante je trouve (smart grid, bâtiments HQE etc.).

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