Alerte dans une centrale nucléaire slovène

Mercredi, un incident dans une centrale nucléaire en Slovénie a poussé la Commission européenne à déclencher le système d’alerte européen sur les risques radioactifs. Il n’y aurait aucun risque pour les populations et l’environnement.

Hier, à 15h38 gmt, la Slovénie a prévenu le système d’urgence européen d’information sur la radioactivité ECURIE qu’une fuite avait été détectée dans le système de refroidissement de la centrale nucléaire de Krsko dans le sud ouest du pays.

La Commission européenne a alors déclenché le système d’alerte européen sur les risques radioactifs.

L’incident dans la centrale consiste en une fuite d’eau dans le système de refroidissement. Mais cette fuite aurait été contenue à l’intérieur de la centrale, et n’a pas touché l’environnement. "Pour l’instant, aucune fuite [radioactive] dans l’environnement n’a été identifiée", a rassuré la Commission dans un communiqué.

"Il n’y a pas de danger pour la population et l’environnement", a ajouté une porte-parole de la présidence slovène de l’UE à Bruxelles, Maja Kocijancic. Le chef de l’Administration slovène de sûreté nucléaire va dans le même sens : "Il n’y a pas eu d’impact sur l’environnement et aucun n’est attendu", a-t-il déclaré dans un communiqué, qui précise que l’incident " n’a pas affecté les employés, la population proche ou l’environnement".

La Slovénie a tout de même décidé d’arrêter temporairement la centrale. Il ne s’agit pas d’un arrêt d’urgence. "La centrale a été arrêtée à titre préventif pour quelques heures afin de permettre au personnel d’établir les causes de la panne et de la réparer", a indiqué la compagnie NEK dans un communiqué.

La Commission a déclaré hier soir que "la situation peut être considérée comme pleinement sous contrôle."

La centrale de Krsko est la seule centrale nucléaire sur le territoire slovène. Elle est exploitée conjointement par la Slovénie et la Croatie et sa construction s’est achevée en 1983. Elle produit 20% de l’électricité consommée en Slovénie et 15% de celle utilisée en Croatie.

La Slovénie avait annoncé l’an dernier qu’elle souhaitait construire un second réacteur dans cette centrale d’ici 2017.

Le système d’alerte ECURIE a été créé par l’UE à la suite de l’explosion de la centrale soviétique de Tchernobyl. Il vise notamment à assurer une communication d’urgence entre les Etats membres en cas d’ "accident nucléaire majeur ou d’urgence radioactive", selon la Commission. Il serait utilisé fréquemment, d’après la Commission, mais Bruxelles ne rend que rarement public les recours à ce dispositif, en raison du caractère souvent minime des incidents concernés.

T.D.

[brève publiée sur le site Fenêtre sur l’Europe, sous licence Creative Commons]

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