Brèves de blog… énergétiques

  • La Shell étudie la production de biocarburants à partir de micro algues en association avec la société américaine HR biopétroleum. Il s’agit dans ce cas d’huiles végétales concurrentes de celles produites à partir de soja ou de colza. L’avantage des microalgues concernées est qu’elles se multiplient très rapidement et peuvent produire jusqu’à 15 fois plus d’huile végétale que ses concurents terrestres ci-dessus.

C’est une installation pilote qui va être construite par Shell et son partenaire sur l’ile d’Hawai. Souhaitons leur bonne chance.

  • Areva vient de boucler et de déposer le dossier de certification de son réacteur EPR auprès de l’autorité de sureté nucléaire américaine en association avec le groupe de production d’énergie américain Constellation Energy , son partenaire pour promouvoir le réacteur français aux Etats Unis et à le commercialiser via une coentreprise.C’est une demarche déterminante dans l’approche d’Areva pour repondre aux besoins annonçés des Etats Unis dans le domaine de l’énergie nucléaire.

Le premier EPR est prévu demarrer aux Etats Unis dès 2015, soit seulement 2/3 ans après celui de Flamanville.

  • L’usine marémotrice de la Rance, établie sur l’estuaire de cette rivière bretonne à très haute amplitude de marées vient de fêter ses quarante ans; Il s’agissait d’une première tentative de domestiquer l’énergie des marées qui date de 1967, date du raccordement de l’usine au réseau, qui a fonctionné depuis sans interruption et produisait 630 millions de Kwh par an soit au total 25 milliards de Kwh. Elle est amortie depuis longtemps maintenant ce qui lui permet de produire à un cout très compétitif de 15 à 20 centimes le kwh.

Seul problème, nous dit on, elle restera unique car elle aurait bouleversé l’écosytème de l’estuaire en changeant la répartition geographiques des sédiments. Autre inconvénient, en barrant l’estuaire sur quasiment toute sa largeur, elle l’a transformé en lac d’eau douce, ce qui en a modifié la faune et la flore. Enfin, me suis je laissé dire, la teneur en sable des eaux se traduisait par une usure rapide des aubes des turbines, ce qui a constitué une affaire pour leur fabricant, Alstom, mais était rédhibitoire pour une installation industrielle de ce type.

Il n’y aura donc pas de suite à l’usine de la Rance, même si le potentiel "marémoteur" du littoral français est estimé à 6000Mwh. Les études dans le domaine de la domestication de l’énergie marémotrice s’oriente plutot soit vers la constitution de gigantesques lagons en haute mer ( Chine, Corée) soit vers la domestication de la houle dans des fermes comme dans la mise en place du système Pelamis au Portugal.

  • L’Angola est devenu un très gros producteur de pétrole africain depuis la fin de la guerre civile avec la mise en production des megagisements offshore Girassol et Dalia, en particulier par la société française Total dont la partie Elf à l’epoque avait tiré le gros lot avec le permis d’exploration du bloc 17. Le troisième gisement découvert sur ce bloc, baptisé Pazflor (fleur de paix), va également être mis en production à l’horizon 2011. Pour cela, il faudra construire une autre plateforme de production et de stockage de brut prévue tratier 200 000 barils/jour qui sera implantée à 150 km des cotes à des profondeurs de l’ordre de 1200m. Cela amenera la production de l’Angola à 700 000 barils/jours !
[ Archive ] – Cet article a été écrit par Caderange

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