La Grèce cherche des recettes dans l’énergie solaire

Après avoir reçu récemment un soutien financier de l’Europe pour moderniser son infrastructure énergétique, la Grèce espère maintenant développer rapidement son potentiel solaire dans l’objectif d’exporter une grande partie de cette production énergétique.

Selon le quotidien Ta Nea, le pays des Dieux antiques qui connaît une crise financière extrêmement grave va s’attacher à couvrir 20.000 hectares de parcs solaires.

Alors que ce projet baptisé Helios sera pourvu d’un budget énorme de 20 milliards d’euros, il pourrait créer à terme jusqu’à 60.000 emplois, une bouffée d’oxygène pour ce pays en période économique troublée où le taux de chômage culmine à 15% de la population active (src : eurostat mars 2011).

A la recherche de banques et d’investisseurs étrangers, le gouvernement grec semble avoir jeté son dévolu sur l’Allemagne, un pays hautement qualifié dans le domaine. "Il existe un grand intérêt allemand pour ce genre d’investissements", a déclaré le ministre de l’Environnement George Papaconstantinou. Ce dernier, promoteur principal du projet assure que "des plans sur 20 et 25 ans sont prévus. De cette manière, les investisseurs sont assurés d’un retour sur investissement satisfaisant".

De son côté, le Premier ministre grec George Papandreou, avait déclaré en début d’année divers projets dans le renouvelable, dont celui de la construction du "plus grand parc solaire au monde" situé sur 520 hectares de mines de lignite abandonnées dans la ville de Kozani (nord). Le coût de ce projet phare avait été évalué à 600 millions d’euros pour une capacité installée de 200 mégawatts (MW). A cet effet, un appel d’offres va être organisé par la compagnie électrique d’Etat Public Power Corporation (PPC).

Pour conclure, le ministre allemand de l’Economie Philipp Roesler est attendu en Grèce prochainement dans le cadre d’une coopération bilatérale en matière de développement d’énergies renouvelables.

** En photo : L’ancien Ministre des Finances de 2009 à 2011 et actuel ministre de l’Environnement

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42 Commentaires sur "La Grèce cherche des recettes dans l’énergie solaire"

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edc10
Invité
20000 hectares,: 0,6 Gm², soit 6GWcc de panneau 20 milliards d’euros pour un parc qui va durer 15 ans !! Tout ça pour la production énergétique d’un demi-EPR ? Avec en plus 60000 emplois qui disparaîtront dans quelques années ? Chapeau pour un pays en quasi faillite !!! Comme d’hab, Roesler va arriver avec sa valise pleine d’euros, petit cadeau personnel à Papandreou pour le “convaincre” de ne pas acheter des panneaux chinois (beaucoup moins cher, ce qui serait la moindre des choses pour la grèce, pays exsangue). On la connais maintenant, la stratégie des allemands … qu’ils en profitent,… Lire plus »
Lionel_fr
Invité

Un panneau cristallin de bonne qualité est garanti 25ans et fournit encore 80% de son énergie à cette échéance. Une centrale solaire ne dure donc pas 15 ans mais plutôt 30 ans. Dans les faits personne ne connait exactement le vieillissement des panneaux actuels car le recul n’est que d’une dizaine d’années. Les industriels simulent le vieillissement des panneaux en laboratoire en les soumettant à un éclairage plus élevé que le soleil de façon continue pendant des années. Cette méthode est très approxmative quoique beaucoup moins que le post de M Edc10 qui est carrément mensonger

Lionel_fr
Invité

Pour la Grèce , il vaut mieux créer de l’emploi pérenne en exploitant une ressource naturelle que d’importer du charbon ou du fuel pour produire de l’électricité. Le sort de la France étant très lié à celui de la Grèce, on a vraiment intéret à créer de l’activité là bas pour générer des taxes et resorber le déficit que renflouer les caisses sans créer d’activité. Si l’Allemagne exporte son management en Grèce, les banques françaises ne peuvent que s’en réjouir

Steph
Invité

Cher ami, avant de vociferer, veuillez vous renseigner. C’est un fait que les Allemands vont nous damer le pion sur le grand echiquier energetique europeen car alors que nous nous enfermons dans notre tour d’ivoire nucleaire, eux explorent toutes le problematiques des EnR : production nationale, importation d’energie depuis la Grece et le Sahara, dispositifs de stockage. Pendant ce temps, le nombrilisme d’excites du bocal tels que vous nous attardent et nous font perdre rangs et marches. Je vous envoie toutes mes felicitations.

indianagrenoble
Invité

On les mets économiquement au bord de la faillite civile, ensuite on leur tend un bâton : Voila le Deal : Vous nous faite une bonne part de notre électicité et on vous prête des sous-sous… on vous sauve de la faillite… Encore une sorte de Colonialisme déguisé

rouget
Invité
L’Allemagne cherche désespérement des sources d’électricité étrangères, cela correspondrait bien à l’humeur de sa population : financer les EnR en Grèce, pays qu’elle refuse d’aider plus que le nécessaire du fait d’un manque total d’organisation fiscale et de fite politique depuis l’entrée dans l’Union (on ne peut que être d’accord sur le constat) mais qui voudrait convertir les Grecs en vertueux producteurs d’électricité solaire… Avec le côté égoiste de la situation : on vous prête de l’argent mais c’est au final pour nous aider ! On oublie les anciens prêts à des taux si haut qu’il condamne la Grèce à… Lire plus »
edc10
Invité
Si seulement je mentais ! Désolé de vous l’apprendre, mais la vérité, souvent, ça fait mal… Ici, techniquement et financièrement, les grecs se font … comment le dire poliment … spollier. Mais les allemands sont très forts sur ce coup là (faut bien qu’ils financent leur retraite et leur industrie …!! … par le peulple grec. ) …. Et je ne suis pas pro ou anti nuclaire: juste qu’il y a des réalités financières et technologiques optimales. Ici, c’est un beau montage financier, et technologiquement ça n’est pas optimal. Bref, du point de vue grec, c’est de l’argent foutu en… Lire plus »
Dan1
Invité

“la Grèce espère maintenant développer rapidement son potentiel solaire dans l’objectif d’exporter une grande partie de cette production énergétique.” Cela devrait pourtant interpeller vivement ceux qui prône la production locale pour une consommation locale. Alors : “à consommer sur place ou à emporter” Vaste débat surtout lorsqu’on considère le mix électrogène actuel de la Grèce : Cela veut dire que les grecs vont continuer à consommer de l’électricité au lignite pour pouvoir alimenter d’autres pays en électricité verte ?

Dan1
Invité

Effectivement Q-cells semble rencontrer des difficultés… mais proposent une solution “pragmatique” :

Lionel_fr
Invité
Le but de l’arrangement est de créer de l’activité (avec des emplois) au lieu de renflouer une caisse percée … Evidemment que l’Allemagne veut appliquer en Grèce ce qu’elle s’applique à elle même … Que devrait elle faire pour trouver grâce à vos yeux ? offrir des lingots d’or ? La grèce est en faillite, ce n’est pas un secret. Recourir aux mécanismes du commerce permet à la grèce de retrouver des emplois en plus de valoriser une ressource qui est perdue jusqu’à maintenant. Le fait que les panneaux soient produits en Malaisie est un point industriel qui affecte toute… Lire plus »
rouget
Invité
Entre la frontière grecque la plus proche et Munich, le coeur économique de l’Allemagne dont la Bavière est fortement industrieux et sera progressivement coupés de l’atome, la distance est de 1800 km (c’est un peu sinueux mais les routes traduisent au moins la topographie du parcours en passant par les vallées plutôt que les pics enneigés), passant par 6 pays intermédiaires (Autriche, Slovénie, Croatie, Bosnie, Monténegro et Albanie) ! Et je ne parle pas des pertes sur le parcours (sur le réseau dense français, on est à 8%, je n’ose pas m’avancer ici). Ne me parlez pas de la consommation… Lire plus »
renewable
Invité

Sur 20 000hectares ont peut implanter près de 15 000MW au sol et 20 000MW en toiture avec les technologies actuelles. Au rythme de progression que connait le solaire, ce sera sans doute bien davantage quand ce projet se mettra en place dans les 10 prochaines années. Et cela produira bien plus qu’un EPR, surtout qu’en Grèce la production dépasse les 1400 heures, de quoi produire 25 à 30TWh soit la production de 2 à 3 EPR, pour le prix de 3 EPR et SANS déchets radioactifs à gérer pour des millénaires.

Lionel_fr
Invité
Le silicium n’est absolument pas rare , il constitue 70% de la croute terrestre. C’est le 2eme élément le plus abondant sur terre après l’oxygène. Son extraction est donc très peu invasive. Les matériaux qui constituent les panneaux PV sont en partie à l’origine de la fascination qu’ils suscitent car on peut très bien imaginer couvrir la surface des déserts terrestres sans problème particulier. Or il suffirait de 5% de cette surface pour alimenter l’humanité! Votre couplet anti mondialisation est bizarre , ce me semble quasi religieux : Ca fait pourtant un moment que les pays à coûts de main… Lire plus »
Silice
Invité

C’est l’oxyde se silicium qui réprésente 60% de la croute terrestre. Comme, le solitium est associé a 2 atomes d’Oxygéne cela ne répésente plus que 25%… Mais cela reste un élement très abondant.

Lionel_fr
Invité
beaucoup de choses dans votre post et justement , cela m’évoque ceci : Le meilleur moyen pour que rien ne change, c’est de vouloir tout faire. Plus précisément, pour tout faire il faut “monter” au delà du niveau projet et arriver au niveau politique. Or on croule sous les hommes politiques mous et inutiles, les actifs sont harrassés et se taisent. “Can you practice what you preach ?” Les terres rares ne sont pas si rares en fait mais leur extraction est polluante, comme la Chine s’en fiche , elle extrait et donc pollue (sérieusement) les nappes phréatiques. Comme ils… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
OK la Grèce travaille au noir et les restos ne déclarent pas leurs clients. Le deal allemand est de créer de l’activité qui paye ses taxes. Le problème des cafés et du batiment relève de la politique intérieure. C’est leur job de faire fonctionner les taxes. Je ne vois pas en quoi le projet solaire est concerné. Si c’est pour dire que le pays entier est une planche pourrie et qu’il faut de sortir de l’Europe. La réponse est négative, comme vous l’avez lu dans la presse. Le deal Allemand est d’installer du management en Grèce à partir d’une industrie… Lire plus »
Lionel_fr
Invité

Désolé ma dernière phrase est trop brutale, si EnerZ veut la supprimer, ça m’arrangerait. Qu’un problème comme la crise Grecque suscite des émotions, c’est normal. Mais le chantier solaire dont il est question ici ne justifie pas qu’on propage ces excès. En résumé : le projet Européen pour la Grèce est crédible, l’énergie solaire est un gisement de matière première comme un autre. Si l’Allemagne croit dans cette énregie , ce n’est pas seulement pour faire marcher son industrie, c’est aussi une vision à long terme. Vision que je partage. D’autres non

Lionel_fr
Invité
C’est bizarre de penser que ce projet va en empècher un autre. Pourquoi serait-ce plus important. C’est important mais ça ne résout pas le problème grec. Le problème grec est théoriquement une perte de souveraineté due à la faillite de son trésor public. Si elle n’était pas dans l’eurozone, ç’aurait été très différent, un scénario à l’argentine : les banques ferment les rideaux de fer et tout le monde pert ses économies, la monnaie divise sa valeur par 10 et le pays offre alors un profil de prix interressant pour les étrngers. Ce scénario est impossible sans faire couler l’europe… Lire plus »
Lionel_fr
Invité

C’est vrai que du coté solutions, vous n’êtes pas loquace. Pour noircir le tableau, vous excellez. Mais votre truc ne mène à rien. Les dirigeants européens sont payés pour avoir des solutions et l’énergie solaire est l’une d’entre elles. Je préfère me fier à eux qu’à vous si vous me le permettez A l’évidence , si les français proposent un EPR (8Md$) à la Grèce, ils ne risquent pas de refuser.. Etonnant que MM Besson et NS n’y aient pas pensé , ça ferait un client pour Areva qui en a bien besoin..

Dan1
Invité

Lionel est fort en COM : pour exprimer le prix d’un EPR que les français vendrait à la grèce on passe par les dollars (ça fait plus de milliards). Mais on est en zone euro, je propose donc de convertir les M$ en euro. Au cours du jour 1 Euro vaut 1,4432 dollar. Donc nous vendrions cet EPR à 5,54 milliards d’Euros.

Dan1
Invité
Pour Lionel qui écrit : “Pour ne pas écrire de roman fleuve. Le PV a tellement à faire pour produire suffisament de courant dans le monde qu’il faut soutenir une croissace de 50% par an en moyenne pendant des décennies, l’appareil occidental ne peut faire cela qu’en délocalisant massivement la fabrication. Ce n’est pas incompatible avec nos prérogatives à condition de ne pas se tromper de bataille.” Très impressionné par cette croissance de 50% par an, Je me suis livré à une petite simulation à partir de l’acquis de 2010, c’est à dire 29 GW déjà installé en Europe et… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Je vous remercie pour cet mise au point Dan. J’avoue que je n’ai pas ce chiffre en tête. Les retards et malfaçons des chantiers en cours sont supposés inflationnistes. Par ailleurs l’euro est passé à 1.4435$ entre votre post et le mien ce qui nous fait 5.54 x 1.4435 = 7,99699 miliards de dollars américains, la différence avec mes 8mds (3 millions quand même) mettrait ma banquière en joie mais M Trichet s’intéresse plutôt aux valeurs multiples de 9Log10 ou 10^9 Comme les choses seraient plus simples si on n’avait qu’une unité de mesure. Les yards, les inches, les feet,… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Question N° 1 : Est-ce que cette croissance est soutenable ? A. Au point de vue matières premières, oui selon les chinois, silicium, aluminium B. Au point de vue prix : cela suppose un Wc qui approche 1/2$ C. Au point de vue surface installée : c’est exactement l’objectif du projet grec Question N° 2 : Que va-t-on faire de toute cette électricité ? A. Fabriquer de nouveaux panneaux ! B. La vendre partout où quelqu’un peut la payer C. Stocker le reliquat dans les alpes suisses et françaises D. Construire des STEP marines là où la géologie le permet… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Juste une réflexion en passant : L’Europe a payé une fortune la subvention à la production PV. Cela a permis de faire passer le Wc de 6€ à 2€ aujourd’hui. Mais maintenant que l’objectif est pratiquement atteint, les Français se plaignent .. Pire, ils rechignent à ramasser le fruit de cet investissement. Si les français sont allergiques à l’énergie solaire , à quoi rimaient les tarifs de rachat ? les grenelles ? de la pure bétise ? Il n’y a plus qu’à ramasser le fruit de 10 ans d’efforts mais non, ici , on trouve qu’il aurait mieux valu que… Lire plus »
Rice
Invité
… Quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi Q-Cells délocalise en Malaisie, alors que BOSCH solar double son usine allemande de facrication de cellules et convertit un site industriel français en usine d’assemblage de modules photovoltaïques ? Le coût de la main d’oeuvre est régulièrement mis en avant alors que l’on sait bien que sur des produits d’aussi forte valeur, la masse salariale représente très peu (et que le coût et le délai d’approvisionnement de ces produits fabriqués à l’autre bout du monde, engendrent des contraintes qui n’équilibrent pas forcément le gain). Qulqu’un pourrait-il m’expliquer comme un fabricant français comme SILLIA réussit à… Lire plus »
Lionel_fr
Invité

Wow, Rice vous avez décidément des infos intéressantes. Peut-être que les unités Q-Cells ne sont pas automatisées correctement. Un seul robot trop lent dans la chaine et toute l’unité produit à perte. Le problème dans ce cas là est que plus on vend, plus on perd.. Je serais très heureux que des usines européennes parviennent à compenser leurs coûts de main d’oeuvre par de bonnes machines. Chapeau à ceux qui ont réussi ce tour de force

Lionel_fr
Invité
Va pour les batteries, SAFT est déjà très présent dans le B2B et régulièrement cité parmi les meilleurs de sa catégorie. En outre , je soupçonne sérieusement BOSCH d’entretenir sa fabrication très à l’Est et les producteurs français me semblent plutôt des assembleurs de panneaux que des fabricants de cellules, ce qui prouve bien qu’on peut payer des salaires même quand on a raté le coche sur les fondamentaux. Pour achever de vous déprimer, j’ajouterais que l’ordinateur sur lequel vous me lisez a été fabriqué dans un pays obscur ù on ne mange même pas de saucisson ! c’est ignoble… Lire plus »
Dan1
Invité
Lionel nous dit : “Le PV a tellement à faire pour produire suffisament de courant dans le monde qu’il faut soutenir une croissace de 50% par an en moyenne pendant des décennies” J’évoque les conséquences en 2020 : – 1 672 GW installés en Europe, – 2 191 GW installés dans le monde. Et je pose une question N° 2 : Que va-t-on faire de toute cette électricité ? Lionel répond : A. Fabriquer de nouveaux panneaux ! B. La vendre partout où quelqu’un peut la payer C. Stocker le reliquat dans les alpes suisses et françaises le hic c’est… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
La progression réelle aux usa est de 100% tous les 2 ans.. c’est subtilement différent de 50% par an Par conte Dan , vous avez raison , l’objectif est très supérieur à l’appel d’électricité pour plusieurs raisons : 1. La croissance naturelle de la consommation 2. le transfert vers l’electricité d’activités aujourd’hui dévolues à d’autres sources : évidement le pétrole dont je vous rappelle qu’il représente le plus grand risque à court terme mais aussi charbon, voire gaz (cf. 3) 3. L’intermittence : le lot commun est de parler de pompage pour stocker mais tout lme monde se doute que… Lire plus »
Nicias
Invité
@lionel “C’est bizarre de penser que ce projet va en empêcher un autre” Nous sommes dans un monde aux ressources limitées en un instant t. Il y a forcement un cout d’opportunité. Le travail et l’épargne affecté à ce projet ne le seront pas ailleurs. Pour illustrer le cout d’opportunité, on peut prendre le cas de la France. Le PIB de la France est de 1600millards et 26millions de personnes travaillent, soit une production de 61000€ par personnes. Si la France taxe les Français et les entreprises pour 1milliard pour financer la production d’EnR, c’est 1milliard qui ne sera pas… Lire plus »
Nicias
Invité

Juste oublié de dire que ce projet complètement dingue va détruire des emplois et apauvrir les Grecs. Il faudra subventionnner les exportations d’électricité et donc taxer les Grecs.

Lionel_fr
Invité
Qu’un projet en empèche un autre : c’est exactement le ver du fruit qui déclenche des vagues de protestations parfaitement inutiles. Arrètez donc de penser que vous maniez les cordons le la bourse et tout deviendra plua simple. Le problème ne vient pas de ceux qui promeuvent un projet mais de ceux qui veulent l’empècher au motif que “l’argent serait mieux employé ailleurs” C’est le problème des débats fraçais où tout le monde se positionne en ministre des finances. Poste unique aux compétences très précises sans rapport avec l’énergie et encore moins avec une filière très pointue comme le PV… Lire plus »
Nicias
Invité
“Avez vous seulement compris que le coût du projet est entièrement pris en charge ?” Par qui ? Ce que j’ai compris c’est que les Grecs cherchent des investisseurs privés qui ne se montreront pas sans subvention. Et vous, avez vous compris cette citation de l’article: “des plans sur 20 et 25 ans sont prévus. De cette manière, les investisseurs sont assurés d’un retour sur investissement satisfaisant”. Ils parlent de quoi à votre avis si non de subvention sous forme de prix garantis comme cela se fait partout ? Les Grecs sont insolvables, ils doivent faire défaut et les actionnaires… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Rouget, je vous renvoie la politesse. Jouer au faché offusqué pour donner l’impression qu’on pige quelque chose est une attitude de chef par interim qui va bientôt perdre son job parce qu’il aura fait trop de bourdes. Du management bon marché, pas vraiment ministrable… Sur 25ans , le PV est d’autant plus rentable que les prix français sont “dumpés” par un gvt qui veut nous vendre un modèle jacobiniste. Vous payez votre électricité en partie par vos impots et la TVA pour la fraction qui va à la défense ainsi que celle qui va à l’industrie/aménagement territoire. C’est le mot… Lire plus »
Nicias
Invité

L’article parle de retour sur investissement “assuré” la nuance n’est pas anodine en effet.

Rice
Invité
… Juste une petite anecdote pour prolonger le propos de l’investissement allemand en Grèce. Aujourd’hui, en France, nous ne trouvons pas à financer des projets photovoltaïques dont les PTF sont “pré-moratoires” (avec des prix de rachat entre 0,42 et 0,6 €/kWh !!!). Nos amis allemands, avec qui nous travaillons s’en étonnent (il y a belle lurette qu’ils n’ont plus ces tarifs) mais s’en réjouissent également puisqu’ils viennent nous les rachèter, au nez de banquiers français qui ne savent ou ne veulent, investir dans les ENR. De plus, certains de ces investisseurs sont des émanations d’industriels du photovotlaïque qui trouvent là… Lire plus »
Lionel_fr
Invité

+1 Rice.. Quel sens de l’observation.. comment parvenez vous à de telles synthèses ? Je n’ai pas votre érudition en la matière

Lionel_fr
Invité
Je me disais bien qu’il y avait une histoire de facteur de charge. En outre la remarque Cheyla répond à une interrogation que j’avais formulé sur les pointes de production solaire. La projection de Dan est amusante. Je ne voulais pas contrarier un scénario aussi optimiste. Cela dit il y a un mauvais génie des prologations tendancielles quand on utilise des pourcents.. : le logarithme Les courbes logarithmiques sont une aide à la décision pour les “chartistes” espèce à laquelle je n’appartiens pas. Effectivement la croissance a vocation à se tasser en pourcentage… C’est surtout la mauvaise façon de compter… Lire plus »
Dan1
Invité
Pour Chelya : “La vache ! Celle là elle est particulièrement ridicule. La courbe de charge du PV permet de produire n’importe quelle puissance entre sa puissance max et 0, un module PV c’est une pas une centrale thermique, vous pouvez même le mettre en court circuit il se passe rien… Techniquement il est physiquement impossible d’avoir 1600 GW de puissance photovoltaïque sur un réseau qui n’a qu’une demande de 500 GW” Ben oui, c’est possible de gérer une EnR intermittente fatale en lui interdisant de produire et j’imagine sans peine que l’on peut moduler voire interdire l’injection du photovoltaïque… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Actuellement la croissance française est très supérieure à 50%/an. Mais il ressort de nos discussions récentes que la mise en réseau de cette production se fait de manière peu évolutive. Je suis certain que l’opacité du système français recèle de très bonnes affaire pour les géants du solaire allemand mais si on prend en compte le critère technologique, l’allemagne a besoin d’un système moins cadré. La grèce est peut être un excellent site pour un premier test multi-gigawatts grandeur nature .. Contrairement à rouget , je serais heureux que la Grèce recèle un gisement solaire qui aide l’allemagne en contrepartie… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Je n’utilise jamais le terme dont vous me prétez l’usage. En revanche, je trouve dommage de noircir la situation grècque qui est déjà assez chaotique et le PV comme une vaste embrouille qui ne sert qu’à engraisser les germains. Jeter le doute et la suspicion sur un projet , tout le monde sait le faire. Pourtant ce projet germano-hellenique me semble plutôt gagnant-gagnant que la vaste arnaque que vous décrivez et qui fait flipper tout le monde. Le sauvetage de la Grèce va couter bien plus que 200Md€ à l’europe, on a tous compris que ce n’est pas une bonne… Lire plus »
Nicias
Invité

“La technologie PV est suffisamment mâture pour monter des projets rentables à grande échelle” On cherche toujours les 20 milliards pour votre projet “rentable”. Pour la grande échelle, c’est vrai qu’ils font fort: 20000 hectares ! C’est deux fois la taille de Paris. Je me demande ou ils vont les mettre, ça représente quand même 0,75% de la Grèce (non montagneuse). C’est aussi 5 fois la taille du plus gros lac artificiel français. Encore un cout d’opportunité… Faudrait que Dan prenne la superficie dans ses calculs sur le développement exponentiel du PV, cela devrai être rigolo.

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