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Le concept innovant « split & plug » des câbles photovoltaïques

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La société française Nexans spécialisée dans l’industrie du câble a profité du salon Energaia 2011 pour annoncer le lancement de son câble photovoltaïque innovant « split & plug » ENERGYFLEX BE-Fast.

Ce nouveau modèle est ainsi en mesure de relier 2 câbles – 1 kV – en élastomère d’une grande souplesse, pouvant être enroulé et manipulé d’un seul tenant, mais aussi séparé à mains nues, pour la connexion des panneaux photovoltaïques aux coffrets de raccordement (« array box ») ou aux onduleurs.

Gain de temps grâce au concept « split & plug »

Jusque-là, les câbles photovoltaïques étaient soit deux câbles mono conducteurs sur des tourets (dévidoir) séparés, soit des câbles mono conducteurs coextrudés devant être séparés à l’aide d’un cutter, au risque de blesser l’installateur ou encore d’abîmer l’isolation des câbles, de rendre le raccordement aux connecteurs dangereux et donc de causer une défaillance du système.

Les deux câbles photovoltaïques souples en élastomère sont assemblés par un liant temporaire de façon à pouvoir être manipulés facilement, et d’un seul tenant. "Le câble ne risque pas de se disjoindre accidentellement en cours d’opération, mais uniquement à l’issue d’une traction sans effort, à la manière d’une fermeture éclair" a souligné Nexans.

Le conducteur + est marqué d’une bande rouge le rendant immédiatement identifiable.

Des tests intensifs réalisés par la firme montrent également que le concept « split & plug » se traduit par un gain de temps lors de la pose d’au moins 30% par rapport à deux câbles distincts et de plus de 50% par rapport à deux câbles mono conducteurs co-extrudés. Les câbles nécessitent par ailleurs moins de tourets pour le transport, le stockage et la manipulation sur le chantier.

Fiabilité sur le long terme

Le concept innovant « split & plug » des câbles photovoltaïquesRésistants aux températures extrêmes (-40ºC à 120ºC), à l’ozone et aux UV, les câbles photovoltaïques de Nexans sont sans composés halogénés pour une sécurité renforcée en cas d’incendie. Ils sont conformes aux normes TÜV, LCIE et IMQ en tant que deux câbles individuels pouvant être séparés sans dommage.

Les nouveaux câbles sont optimisés pour les courtes liaisons en courant continu entre les panneaux photovoltaïques et le coffret de raccordement (« array box ») ou l’onduleur. Ils sont particulièrement adaptés pour le marché des grandes toitures (bâtiments industriels, commerciaux ou agricoles), ainsi que pour les fermes photovoltaïques au sol. Des tests de simulations thermiques effectués au NRC (Nexans Research Center) démontrent leur longévité de plus de 30 ans dans ce type d’application.

« Alors que les coûts des principaux équipements photovoltaïques tels que les panneaux solaires et les onduleurs ne cessent de baisser, les coûts BOS (Balance of System), qui englobent les composants, les services, les fondations, les travaux de génie civil, le montage des structures, la main-d’œuvre, l’ingénierie et en particulier le câblage, représentent désormais une part croissante dans le coût total d’un projet. C’est pourquoi Nexans s’attache à développer des solutions de câblage innovantes, d’une grande efficacité et faciles à installer, à l’image d’ENERGYFLEX BE-Fast, qui permettent aux développeurs de projets et installateurs d’optimiser leurs coûts BOS », a commenté Rémy le Fur, responsable marketing pour l’énergie solaire chez Nexans. « Nous pensons que l’adoption de nouvelles approches en matière de câblage sera cruciale dans la quête de la parité réseau, c’est-à-dire le moment à partir duquel les énergies alternatives deviennent aussi économiques que la production d’électricité conventionnelle. »

** Les câbles ENERGYFLEX BE-FAST™ seront lancés initialement en Belgique, France, Allemagne, Grèce, Italie et Espagne.


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    3 Commentaires sur "Le concept innovant « split & plug » des câbles photovoltaïques"

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    Jeanhuguesrober
    Invité

    Dans le prix de revient du solaire, on voit bien que le poids relatif des panneaux n’a cessé de baisser. Et qu’il devient crucial d’optimiser d’autres ingredients. Ceci dit, que sont ces ingredients et quel est à présent leurs poids relatifs ? Par exemple, pour interpréter correctement l’article, quel est l’impact d’un gain de 50% dans le temps de pose des cables ? Des spécialistes ?

    rouget
    Invité
    Le montage des cellules PV entrent pour une bonne part du coût totale d’une installation (de 30 à 50%) : en France les subventions ont avant tout développées une filière de monteurs, l’intégration au bâti notamment est devenue une spécialité. Ce qui est une bonne chose mais ne s’est pas accompagnée d’une montée en puissance de l’outil industriel de production. La majorité des panneaux étant importés. En regardant l’ensemble de la chaîne électrique et électronique il y a des oportunités d’optimisation et de réduction des coûts. Autant de chances pour les industriels français de monter en qualité et proposer des… Lire plus »
    renewable
    Invité

    Pour ça il faut un marché national. Et il n’existe quasi plus aujourd’hui car on ne souhaite pas que le solaire coute quelquechose, et la place sur le réseau est limité par un encombrant producteur nucléaire…

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