Noyal-Pontivy adopte les rupteurs de ponts thermiques

A l’automne 2011, les 130 000 habitants de centre Bretagne auront accès au nouveau Centre Hospitalier de 40 000 m2 sur 6 étages situé à Noyal-Pontivy (56) et bâti dans l’objectif de réduire au maximum son impact sur l’environnement.

Dès les premières réflexions, le maître d’œuvre a souhaité édifier un bâtiment respectueux de l’environnement en dehors de toute contrainte réglementaire. En effet, selon M. Audran, responsable du projet pour le compte du centre hospitalier du Centre Bretagne, « un tel bâtiment a d’importants besoins énergétiques liés aux obligations réglementaires dans le milieu de la santé, notamment de climatisation et ventilation. Selon nous, le respect d’une bonne isolation est le gage de la maîtrise des énergies sur un bâtiment de plus de 40 000 m2 ».

Pour la conception de ce pôle hospitalier d’envergure, l’architecte a préconisé la construction de deux bâtiments distincts, de type R+5 pour les unités d’hébergement et de type R+3 pour le plateau médico-technique.

Au regard de leurs caractéristiques architecturales propres, les bâtiments disposent d’un procédé d’isolation différent : par l’intérieur pour les unités d’hébergement et par l’extérieur pour le plateau médico-technique. Lors de la modélisation du projet, des ponts thermiques ont été mis en avant à l’endroit des jonctions dalle-façade sur le bâtiment isolé par l’intérieur. Le second bâtiment, isolé par l’extérieur et ne disposant pas de partie saillante, ne souffre, quant à lui, pas du même problème.

Noyal-Pontivy adopte les rupteurs de ponts thermiques

Pour lutter contre ces déperditions énergétiques, risquant de fragiliser le bâtiment et propices au développement de moisissures (à l’origine de pathologies allergiques), le bureau d’étude a préconisé la mise en œuvre de rupteurs de ponts thermiques. En effet, selon une étude réalisée en 2008 par l’INSA de Strasbourg en partenariat avec Schöck, le développement des moisissures liées aux ponts thermiques est directement lié au développement de pathologies allergiques. Le traitement d’un pont thermique par un rupteur va diminuer à la fois les déperditions thermiques, les risques de condensation surfacique et au coeur de la paroi. Cela permet donc de limiter l’apparition de fissures et la colonisation des moisissures dans et sur les parois (dalle et façade).

Par ailleurs, si le critère économique est apparu comme déterminant dans ce choix, la conception même des rupteurs Schöck est apparue comme décisive. En effet, selon l’étude INSA précitée, il est en préférable que le corps isolant du rupteur de ponts thermiques soit imperméable (type polystyrène ou polyuréthane). Le bâtiment étant construit en région humide, le choix des rupteurs doté d’un corps isolant en polystyrène est apparu comme le plus pertinent.

Noyal-Pontivy adopte les rupteurs de ponts thermiques

Au total, 1200 m de rupteurs Rutherma® ont été livrés et implantés sur une période de 8 mois. Si des doutes sur la capacité des rupteurs à assurer la tenue du bâtiment étaient présents avant la mise en oeuvre du projet, ceux-ci se sont rapidement dissipés.

L’hôpital de Noyal-Pontivy n’est pas la première référence de Schöck dans le secteur de la santé après entre autres, la clinique Sainte Odile à Strasbourg, le centre de rééducation de Villiers Sur Marne, l’Hôpital Saint Nicolas (pôle mère enfant) de Verdun, l’hôpital Saint Joseph à Paris 14, maisons de retraite et nombreux EHPAD en France entière.

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