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Vers une méthanisation durable ?

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Alors que le développement exponentiel planifié des méthanieurs peut susciter quelques craintes, Brigitte Allain, députée – écologiste – de Dordogne a posé plusieurs amendements d’encadrement de cette activité dans la Loi d’avenir Agricole.

A travers le plan Energie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA), le Gouvernement s’est fixé pour objectif de passer de 140 à 1000 méthaniseurs en 2020, en subventionnant leur construction (2 milliards d’euros d’investissement) et proposant des tarifs préférentiels de rachat.

Ainsi, le premier amendement, rejeté en séance, visait à interdire l’apport de cultures alimentaires dédiées dans les méthaniseurs.

"La méthanisation, en tant qu’énergie renouvelable, est une voie privilégié pour la transition énergétique. Elle ne doit pas être dévoyée, comme l’expérience des agrocarburants, qui ont détourné la vocation alimentaire des terres, ou encore l’Allemagne qui fait fonctionner ses méthaniseurs au maïs. C’est ce que l’on voit approcher en France aussi avec la ferme des 1000 vaches !" a expliqué Brigitte Allain.

Les écologistes se réjouissent d’avoir fait adopter un amendement assurant la préférence des soutiens publics aux méthaniseurs collectifs. Ces derniers indiquent pour finir qu’ils continueront dans les débats de la Loi de transition énergétique à veiller à assurer le développement de cette énergie durable.


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    12 Commentaires sur "Vers une méthanisation durable ?"

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    Marjolaine
    Invité

    Il y a en effet suffisamment de biodéchets domestiques, collectifs, agricoles pour former des projets de métahnisation territoriale. Conformément au projet de loi sur la transition énergétique, il faut faire entrer les biodéchets dans l’économie circulaire et les valoriser par le biogaz en priorité et verdir d’urgence les plans déchets des conseil généraux en les incitant à la collecte séparé des biodéchets comme beaucoup de pays européens le font déjà.

    Bruno lalouette
    Invité
    Pas de luzerne dédiée sans pesticides, ni engrais, alors … Pourtant, combien de centaines de milliers d’hectares en jachères ? Pas de réintroduction de saumons et de truites dans les rivières de France, en substitut de la viande industrielle, et pas de politique de substitution pour les agriculteurs, qui pourraient faire de la luzerne biogaz carburant ! On continue donc l’alimentation de merde, l’alimentation pétrole, pesticides, engrais, colorants, conservateurs, des plastiques des emballages aux frigos de la grande distribution, avec du maïs et du soja OGM, de l’électricité nucléaire, et pour tout le secteur, un petit 70% de la consommation… Lire plus »
    seb
    Invité
    C’est un peu confu votre intervention… Bon d’abord l’amendement que vous fustigez n’a pas été retenu. Ensuite, vous semblez plaider pour un utilisation de la luzerne comme substrat de méthanisation, et alors que l’on manque de protéines en Europe, je trouve un peu domage si l’on souhaite faire de la luzerne de la mettre dans un méthaniseur au lieu de l’utiliser comme fourage ( directement ou en le séchant et en le confectionnant en granulés). Sinon si vous vous intéressez aux alternatives à notre modèle agroalimentaire, je vous invite à consulter le scénario afterre de Solagro qui propose des pistes… Lire plus »
    Bruno lalouette
    Invité
    citation: « Dans son Histoire Naturelle des Poissons CUVIER ( 1847 ) évoque l’abondance des poissons sur les marchés de Paris l’abondance du Saumon dans le Tome XXI – l’abondance de l’Alose dans le tome XX. Alors qu’ à cette époque, les ouvrages anciens attestent des milliers de tonnes de poissons d’eau douce vendues sur les marchés certains s’inquiétaient déjà de leur diminution et les causes étaient parfaitement identifiées : – pendant les décennies postérieures à 1789 une pêche sauvage et anarchique allant jusqu’ à nourrier les cochons avec des saumons et des oeufs de saumon – un asséchement de zones… Lire plus »
    seb
    Invité
    Mazette ! mais au fait on consomme combien de viande ? 117 g / français.jour soit 2 500 000 T /an. C’est juste ce que je voulais dire quand je parlais d’ordre de grandeur. Et concrètement vous proposez quoi pour un véritable rétablissement de la continuité écologique des rivières ? Parce que ça m’intéresse beaucoup mais il faut reconnaitre que c’est pas des sujets faciles si on veut garder de l’hydroélectricité (Voir le projet autour de Poutes à Monistrol d’Allier, assez exemplaire sur le sujet)… Quelles terres (valeur agronomique), et vous êtes surs de vos chiffres parce qu’en UE il… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    « Et concrètement vous proposez quoi pour un véritable rétablissement de la continuité écologique des rivières ? Parce que ça m’intéresse beaucoup mais il faut reconnaitre que c’est pas des sujets faciles si on veut garder de l’hydroélectricité  » Normalement, on devrait vous expliquer qu’avec des roues à aubes installées sur les cours d’eau francais il n’y a plus de problème d’électricité… Faut juste laisser quelques endroits libres pour pécher les saumons….. Mais chut, je ne vous ai rien dit.

    Bruno lalouette
    Invité
    Mais sachez quand même l’agroalimentaire, c’est 4% de l’énergie consommée en France, autant que la sidérurgie, sauf qu’on ne tient pas compte des transports, de l’eau, des emballages, pesticides, engrais, etc, etc … Maintenant, Chelya soulève un vrai problème, 25% de gâchis au minimum, et en plus, 2 500 000 tonnes, c’est avec ou sans les os ? Sinon, il y a des turbines ichtyophiles et des ascenseurs à poisson en plus des roues à aubes qui permettent l’oxigénisation des rivières … Maintenant, c’est insuffisant, mais je suis certains que nos cailloux australes peuvent devenir des mines d’or en 5… Lire plus »
    Tech
    Invité

    10 milliards dans 30 ans, c’est du grand madame IRMA ! il est prouvé que quand l’éducation des filles s’améliore, le taux de fécondité baisse, et certains pays à forte fécondité adoptent des politiques de régulation des naissances. bien malin qui pourra dire combien nous serons sur terre dans 30 ans! (sans parler des catastrophes naturelles et des guerres)

    Bruno lalouette
    Invité

    Vous devriez en discuter avec le nouveau grand Kalife du grand kalifat d’Iraq, pour toute demande de contact, ses coreligionnaires tiennent leurs stands actuellement à Barbes et à Sarcelles (c’est pas gagné). Mais il est vrai qu’un petit virus peut solutionner beaucoup de problèmes, bon j’arrête, on va dire que je fais mon Jean-Marie …

    Guydegif(91)
    Invité
    Yes ! c’est possible voire souhaitable ! Valoriser des déchets agricoles, lisiers+fumiers, agro-alimentaires, FFOM (fraction fermenstecible des Ordures Ménagères) + CIVES (càd cultures en inter-cultures, car il vaut mieux ça pour la photosynthèse et valorisation Azote et excédents engrais, que de laisser les terres nues de spet à mars!) + lacto-serum, etc…pour faire du Biogaz pour Co-génération ou Injection-BioMéthane dans réseau. -> donc ceci pour Durable. Pour le Financement, créer des associations d’agriculteurs et Citoyens + Collectivités intéressés et partie prenante, pour constituer un Tour de Table citoyen, local et participatif ! Voir cas de Energie Partagée ! 2 exemples… Lire plus »
    Bruno lalouette
    Invité

    C’est mignon Méthadoux, chui plus dubitatif sur l’autre, mais (et non met), un financement participatif, soit c’est un impôt, soit c’est un fond de pension … non ?

    Jfk
    Invité

    Comme le précise Guydegif, associant collectivité, agriculteurs, riverains, où chacun veille à ses intérêts, en toute transparence. Une économie moderne qui profite à tous, un concept libéral. Je sais, c’est choquant!

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