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Zapatero donne sa vision de l’Europe énergétique

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Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, a présenté mercredi au Parlement européen le programme de travail contenant les lignes d’action du gouvernement à la tête de l’UE pendant les six prochains mois.

Il a présenté les domaines prioritaires de coordination afin d’obtenir une économie durable dans le cadre de la compétitivité et de la durabilité environnementale et sociale.

Concernant l’aspect énergétique, le nouveau président de l’UE a déclaré :

"Au cours de ces dix dernières années …  notre dépendance énergétique a augmenté de neuf points: nous sommes passés de 44 à 53 % de dépendance énergétique pour l’ensemble de l’Union européenne. Ces neuf points supplémentaires se traduisent exactement par 67.000 millions d’euros. Vous savez ce que représente cette quantité ? Elle représente pratiquement la même quantité que celle que tous les pays de l’Union européenne consacrent à l’investissement public en R+D+i. Il nous est nécessaire de changer notre dépendance énergétique et de la réduire, parce que sans cela notre faiblesse économique augmentera".

"Que devons-nous faire dans le domaine énergétique ? Nous avons fait des progrès, mais pas ceux que nous souhaitions. Nous devons absolument créer un marché commun de l’énergie qui rendra toute l’Union ainsi que son économie plus fortes. Pour cela, il y deux éléments clés : interconnexions énergétiques –les perspectives fixées en 2002 n’ont pas été atteintes — et un cadre régulateur commun qui consolide un marché commun de l’énergie".

"Si nous arrivons à instaurer des interconnexions énergétiques dans le Sud, dans l’Est et dans le Nord de l’Europe; si nous accordons une grande priorité au fait de doter la Commission de pouvoirs, nous verrons alors comment notre dépendance énergétique se réduira et nous encouragerons le développement des énergies renouvelables qui, de part leur nature propre, requièrent une certaine versatilité au moment de la distribution de l’énergie".

"L’Europe ne parviendra pas à gagner le leadership de la compétitivité économique tant qu’elle n’affrontera pas résolument l’interconnexion énergétique dans tous ses domaines déterminants ainsi qu’un marché commun".


Concernant le volet industriel, et notamment le secteur automobile, José Zapatero a déclaré :

"Le troisième domaine est l’économie ou l’industrie durable. Je ne vous citerai qu’un seul exemple qui nous semble prioritaire de développer dans le contexte de lutte contre le changement climatique : nous voulons mettre en oeuvre, aidé de la Commission, un plan de développement du véhicule électrique. L’industrie de l’automobile va subir une grande transformation, qu’elle a déjà en partie commencée".

"Dans ce domaine industriel, si nous misons de manière intégrée, en tant qu’européens, sur une vision conjointe, partagée et sur une stratégie commune de la voiture électrique, nous concourrons à réduire notre dépendance énergétique, nous contribuerons à la lutte contre le changement climatique ainsi qu’à l’innovation technologique qui sera apportée, sans nul doute, par le véhicule électrique et qui, en outre, sera directement liée à l’industrie des technologies de l’information et de la communication".


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    28 Commentaires sur "Zapatero donne sa vision de l’Europe énergétique"

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    Dan1
    Invité
    Sur le site de l’INSEE, j’ai eu une vision à propos de l’Espagne : Son indépendance énergétique s’est fortement dégradée : En téléchargeant la feuille Excel, on voit clairement que de 1973 à 1990, la situation s’est améliorée passant de 21,6 à 37,9 %. Le hic, c’est qu’à partir de là ça s’est fortement dégradé : en 1997, l’Espagne passe en dessous de 30 %, puis en dessous de 25 % en 2002, puis arrive à 21,7 % en 2006. On comprend donc pourquoi Zapatero s’inquiète… pour l’Europe. Au-delà de la présidence de l’UE, il parle en connaissance de cause et… Lire plus »
    marcob12
    Invité
    Les illusions espagnoles d’indépendance énergétique, bien sûr. De 1985 à 2008, la consommation électrique des espagnols a été multipliée par un facteur 2,5. Ce n’est évidemment pas le schéma allemand, anglais ou français et pas celui de l’ensemble de l’europe. Les espagnols qui consommaient 115 TWh en 1985 (pour 39 millions d’habitants) viennent de s’électrifier rapidement tout simplement… Evidemment l’éolien partant de zéro n’a pu suivre et ils ont eu recours aux énergies fossiles si chères aux écologistes (en deuxième choix après le retour au moyen-âge pour tout le monde). Peu de chose dans cette vision : comme d’habitude les… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    Je vous (Dan1 et marcob12) trouve un peu cyniques. L’Espagne a eu à faire face ces dernières années à une croissance très importante, donc des besoins en energie très importants, et elle a fait face avec tous les moyens ,le gaz notamment, mais aussi en développant massivement de l’éolien et récemment du solaire, même si le solaire a été ce qui est normal freiné dès 2009.Ceci dit, au delà du débat sur ce qui aurait été idéal d’un point de vue économique, l’espagne reste un laboratoire de ce qui va se passer en Europe ( avec l’irlande, le Portugal,le Danemark, l’Allemagne même… Lire plus »
    marcob12
    Invité
    Je ne suis pas tétanisé face aux centrales à gaz espagnoles. Dans ce type de centrale ce qui coûte le plus cher (de loin) est le combustible et donc elles ne sont pas forcément dans le paysage pour un demi-siècle et plus (contrairement au nucléaire). D’autres moyens de gérer l’éolien vont arriver (ils ont un programme de STEP par ex), mais ils sont loin de pouvoir exploiter leur potentiel on-shore (environ 2500 TWh/an) et leur potentiel off-shore est très limité (500 TWh/an semble-t’il). Avec une consommation prévisible inférieure à 500 TWh/an on voit qu’avec l’aide du solaire et de la… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    je pense qu’on est d’accord, notamment sur notre « european attitude » vis-à-vis des pays emergents. Ce que je voulais juste souligner, c’est que, au-delà de l’aspect économique immédiat  qui est forcément discutable ( je le discute assez!) et des intérets immédiats des uns et des autres, l’espagne fait quand même partie des pays les plus en avance sur le plan de l’intégration des energies intermittentes, qui sera au fur et a mesure de leur croissance un problème technique compliqué..

    marcob12
    Invité

    Et nous, un des plus en retard sur ce point. Nous sommes d’accord. (rire tonitruant…).

    Edc
    Invité
    vous avez parlé à de faux écolos … pour les vrais, il n’y a pas que la pollution visuelle … si foutre des éoliennes onshore partout était nécessaire à notre survie, ceci même après avoir supprimé toutes nos consommations inutiles, alors probablement que tout le monde serait d’accord, même les écolos … Mais il y a aussi et surtout l’imposture, la grande arnaque des subventions  collossales de l’onshore (35 Milliard d’euros en France), argent foutu en l’air, qui en plus de saccager (inutilement pour l’instant) montagnes et campagnes, feraient mieux d’aller à l’offshore bien placé en mer du Nord, comme… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    35 milliards d’euros en France ? Ca sort d’où, ça correspond à quoi? En attendant, si les subventions à l’onshore en France sont « colossales », celles eventuelles à l’offshore sont à coup sûr « hypercolossales »… Des chiffres argumentés SVP, pas des déclarations de principe sur les vrais et les faux écolos….  

    Sicetaitsimple
    Invité

    les plus en retard sur ce point car nous avons une production d’electricité très peu emettrice de CO2 , une croissance sur les dix dernières années très inférieure à l’espagne ou à l’irlande, des politiques qui ne menacent pas de fermer avant l’heure des centrales nucléaires ( Allemagne, Begique, Espagne)…Il y a des raisons objectives à être « en retard » par rapport à d’autres…. 

    marcob12
    Invité
    A edc, Les « vrais » écolos sont une minorité. Ceux qui ont renoncé à la viande il y a des décennies, à la voiture (quasiment) ont réduit leur conso d’énergie au max, ne balancent pas pipi et caca dans des torrents d’eau potable mais compostent le tout, qui s’alimentent « bio », qui cherchent à connaître les dossiers avant de couiner, qui ont la culture générale pour mettre en perspective, qui produisent un minimum de déchets, etc… Une minorité ? Un groupuscule, oui. C’est vrai que j’ai croisé assez de « bobos » pour en avoir une bonne nausée. Les prix garantis au-dessus de la… Lire plus »
    Edc
    Invité
    moi aussi j’ai lu « la dette publique, une affaire rentable. A qui profite le système » d’Holbecq et Derudder, et je sais qui profite de ce système de dette publique …. si vous avez voté UMPSVerts ces 20 dernières années, ce sont eux qui ont laissé ce système s’installer…. Pour les 35G€, c’est l’estimation officielle (*FED) de ce qu’aura couté aux français en 2020 l’éolien, argent qui ira seulement dans les poches d’une infime partie de la population … Quant à aller au tribunal et payer des années de procédures pour rien, vous êtes d’une naïveté qui me fait peur… j’étais… Lire plus »
    dede29
    Invité

    Sur le cout del’effet d’aubaine :

    Edc
    Invité

    Et oui, l’état navigue à vue car il y a eu trop d’abus et qu’il n’a plus de pouvoir (Bruxelles a dit …). L’énergie était un bien national, le seul qu’il ne fallait pas déréguler à la sauce libérale …. Si la guerre est bien trop sérieuse pour être gérée par des militaires, la politique énergétique est bien trop sérieuse pour être gérée par des promotteurs privés ….

    marcob12
    Invité
    Admettons ces 35 G€, une pécadille sur 20 ans comparée aux deux hémorragies que j’ai cité. De l’argent qui ne part ni pour le Golfe ni pour la Chine, mais est réinjecté en europe. L’idéal pour les « écolos » c’est le nucléaire, énergie dense quasi invisible dans les paysages émettant peu de CO2 et ne faisant pas « chier » le promeneur sur la cöte qui un jour par beau temps a cru voir des éoliennes à 15 km des côtes et ne s’en est jamais remis ou l’exploitant agricole qui a défiguré les espaces naturels pour du maïs inondé de phytosanitaires ou… Lire plus »
    Edc
    Invité
    Je ne veux pas la dictature des « écolos » … Je dis juste qu’il y a d’autres solutions d’ENR en France plus respectueuses de l’existant, et qui permettrait de se concentrer sur le reste. Bcp d’ingénieurs chez EDF ont beaucoup d’idées pour faire comme ils ont fait il y a 50 ans lorsqu’il a fallu faire du nucléaire à partir d’une page blanche. En géothermie notamment, où l’énergie dans les sous-sol est plus que considérable …. et les pétroliers genre Total, bien de chez nous, ont prouvé qu’ils savait creuser très profondément …. bref, tout cela avec un potentiel de centrales… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    et on ne fait rien avant d’avoir trouvé…On peut attendre longtemps. S’il faut attendre que la géothermie soit « compétitive » en france, on peut attendre longtemps.Si elle doit le devenir ( ce que je souhaite), il faudra qu’elle passe comme l’éolien terrestre (par exemple) par des systèmes de subventions. Il se trouve que l’éolien terrestre est aujourd’hui le moins gourmand en subventions, ce qui explique son développement.Le mieux est parfois l’ennemi du bien.

    marcob12
    Invité
    L’électronucléaire intéresse peu de monde et avec l’essor remarquable de l’éolien (on puis off-shore) et du solaire (3 GW de plus en allemagne pour 2009 et 12 GW de PV annoncés en production en 2010 par les industriels) il ne peut guère compter que sur les cassandres du taux de CO2 pour se relancer à l’échelle mondiale. Chez nous il a marché et on pourrait le prolonger un demi-siècle de plus pour faire plaisir aux « écolos » et leurs rêves de campagnes « immaculées ». Pourquoi irions-nous bazarder une infrastructure qui a prouvé ses qualités pour faire de la géothermie ? Même les… Lire plus »
    Edc
    Invité
    Et oui, le réalisme n’est pas la vérité … Sans les résistants du passé, on parlerait tous en allemand et on aurait des croix gamées sur nos vêtements …. Le géothermie, c’était un exemple parmi tant d’autres (vous verrez que des partis politiques bien informés qui proposeront de grands projets d’ENR, comme il y a eu nucléaire il y a 50 ans) … je disais juste qu’il était possible de déployer des ENR sans pensée unique, en respectant les spécificités des différents pays européens … effectivement, l’électronucléaire est le moins couteux … après, massacrer son territoires au nom de l’industrie,… Lire plus »
    marcob12
    Invité
    La seule pensée unique que je discernais jusque là en europe étant celle consistant à ne pas regarder en face notre extraordinaire dépendance énergétique (disons 500 Mtep/an de pétrole et 200 Mtep/an de gaz) en priant pour que les prix restent supportables. Sauf qu’à 80$/baril (équivalent) c’est plus de 300 G€/an qui partent. On commence vraiment (niveau politique) à bâtir des plans pour développer l’électricité renouvelable, l’interconnection continentale et l’électromobilité, car on sait ainsi pouvoir réduire de façon importante notre dépendance gravissime. On peut envisager à terme de dépenser autant mais en coûts de production, installation, maintenance, recyclage et R&D… Lire plus »
    Dan1
    Invité
    L’approche commence à devenir intéressante. En effet, dans l’intérêt général, je pense aussi qu’il faut faire très attention au niveau européen à notre niveau de dépendance aux energies fossiles, pétrole et gaz, mais ce n’est pas si simple pour modifier le système. Si, ces combustibles ont des qualités extraordinaires : densité d’énergie pour le pétrole et simplicité de la molécule pour le gaz, ils ont un défaut majeur, ils pèsent lourdement sur les économies… mais enfin surtout sur le consommateur final : Pour le pétrole dans le monde, la vente TTC des produits raffinés représente environ 2 000 milliards d’Euros par… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    L’important pour l’europe et son avenir ( commencons par là) , c’est en effet de se libérer de son addiction aux combustibles fossiles importés. Le reste (les emissions de CO2) suivra naturellement .Alors on choisi les moyens économiquement les plus efficaces à court terme (le nucléaire bien sûr, peut-être pas en France ce serait de l’acharnement, mais ailleurs) , tout en « amorcant la pompe » sur des moyens de plus long terme. Même si ça modifie un peu le paysage francais, 10000MW d’éolien onshore qui vont produire 20TWh/an sont plus efficaces que 2000MW de PV qui vont produire 10 fois moins, en coutant autant… Lire plus »
    Edc
    Invité
    Savez-vous que plus personne ne parle du président de l’Europe qui a été choisi il y a quelques mois, et que vous vous focalisez toujours sur le président tournant à 6 mois…ici Zapatero … la bonne blague !!!! Bref rien en change, et vous parlez comme si l’Europe était unie et administrée démocratiquement … mais vous êtes en plein rêve…. Les Américains, Chinois, Indiens et surtout vous oubliez les Russes, rigolent parce qu’ils voient une Europe comme un espace sans douanes, alors que eux font du protectionnisme intelligent, et surtout politiquement instable parce qu’à l’intérieur les pays s’affrontent du fait… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Est-ce j’ai depuis le début de ce débat parlé une seule fois de Zapatero, de président de l’europe, ou d’une Europe politique, voire même d’une « politique européenne energétique »? Vous vous égarez… Je parle de communauté d’intérêt, pas de trnglerie, et de ce point de vue les electriciens européens ne sont pas les plus en retard.  

    Cepamoi
    Invité
    C’est à mon sens LE SUJET. On sait que nos modes de vie reposent intégralement sur une équation énergétique à deux inconnues qui sont la disponibilité et le coût de combustibles fossiles dont nos stocks sont marginaux. On a des raisons légitimes de concevoir quelques frayeurs sur les deux points. Il se trouve que nous avons en europe (aux USA aussi) toutes les ressources en renouvelables pour viser l’autonomie énergétique et les technologies sont là ou en passe de l’être. Le contexte politique s’y prête (intégration européenne et indépendance), le contexte économique (création d’emplois et relocalisation de nos dépenses énergétiques… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Je ne suis pas forcément d’accord avec la deuxième partie de votre post (le financement par la planche à billets), mais de toutes façons ce n’est pas mon domaine de compétences, donc je ne vais pas argumenter.Par contre, il est certain que ça va necessiter des financements énormes, d’où l’intérêt, même si ça heurte certains, de commencer par les solutions les plus proches de la rentabilité, tout en préservant et en aidant raisonnablement les autres à se développer.

    Edc
    Invité

    ce qui me choque, c’est qu’on n’écoute pas les gens, les pays et les spécificités locales, tout cela au nom d’une abstraction « européenne » qui n’est pas matérialisée politiquement, dont pour l’instant la seule incarnation est la zone Euro, espace uniquement commercial … sinon vous avez probablement  raison pour les éoliennes, mais installées là où les gens en veulent, pas dans des parcs nationaux et pas pour enrichir certains pays en en dépeçant d’autres sans contreparties … c’est en gros ça que je veux dire lorsque je parle d’Europe « inachevée », avec l’incongruïté de parler de politique énergétique européenne …

    Sicetaitsimple
    Invité

    quand je dis une grosse connerie parce que je n’ai pas lu ou pas compris ce que mon interlocuteur me disais (Cf. votre post précédent et ma réponse), je commence par m’excuser..pas par dire « les electriciens executent les ordres ». L’europe a plein de défauts, mais elle a commencé par essayer de régler des problèmes energétiques ( Jean Monnet etc) et jusqu’à preuve du contraire, elle nous a évité de nous taper dessus depuis 65ans…Ca nous éloigne du sujet principal de ce site, mais ça merite d’être rappelé.

    Cepamoi
    Invité
    Une des tragédies contemporaines est que l’économie n’intéresse plus grand monde. Un de nos nobels (Maurice Allais prix nobel 1988 en sciences économiques) lui s’y est intéressé et ça décoiffe un peu. Comment expliquer que les USA aient pu emprunter plus de 2000 milliards de $ pour sauver leurs banques (il s’agit de lignes de crédit pas de valises de billets) et qu’ils soient soumis à payer un taux d’intérêts aux banques qui ouvrent ces lignes de crédit ? Les billets c’est 10% de l’argent en circulation, le reste du crédit (argent virtuel) créé par les banques (mais interdit aux… Lire plus »
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