Après un début d’année marqué par un froid intense, les prévisions météorologiques annoncent un retour probable du gel et de la neige sur une grande partie de la France à partir du 25 janvier. La tendance fait suite à un premier épisode hivernal remarquable début janvier et relance les interrogations sur la gestion des perturbations à venir.
Ces derniers jours, plusieurs prévisionnistes ont en effet alerté sur l’arrivée possible d’une masse d’air polaire continental sur l’Hexagone en fin de mois. L’épisode, s’il se confirme, pourrait apporter des gelées généralisées et des chutes de neige jusqu’en plaine, notamment dans le nord-est et en Île-de-France, ravivant le souvenir des conditions difficiles du début du mois.
Un contexte hivernal déjà marqué par des records
Pour comprendre l’écho de ces nouvelles prévisions, il faut se souvenir de la première quinzaine de janvier 2026. Le pays a en effet subi un épisode de froid intense et précoce, avec des températures plongeant bien en dessous des normales saisonnières. Le mercure est descendu jusqu’à -22°C dans le Doubs, et des valeurs inférieures à -10°C ont été enregistrées à Strasbourg ou Rodez. Parallèlement, des chutes de neige exceptionnelles ont touché des régions comme l’IDF où le Grand Ouest peu habituées, avec un manteau neigeux atteignant parfois jusqu’à 10 à 20 centimètres localement.
Cet épisode, qui avait conduit Météo-France à placer une trentaine de départements en vigilance jaune « pour neige et verglas », a marqué les esprits. Il a également perturbé les transports et la vie scolaires.
Les prévisions pour fin janvier : entre certitudes et incertitudes
Les modèles météorologiques semblent pointer vers une dégradation sensible en fin de mois. Selon les dernières tendances, un refroidissement progressif est attendu à partir du 19 janvier, d’abord sur le nord-est du pays. Le cœur de l’épisode pourrait se produire entre le 25 et le 26 janvier, avec l’arrivée d’une perturbation associée à de l’air froid. La principale interrogation des experts porte sur la nature exacte des précipitations.
Un scénario « froid sec » limiterait les perturbations, tandis qu’un scénario avec neige en plaine pourrait rapidement paralyser les réseaux routiers et compliquer la vie quotidienne, comme cela a été le cas début janvier. Les services de l’État et les collectivités locales sont donc en alerte et surveillent de près l’évolution des modèles numériques qui présentent encore une certaine dispersion.
Une vague de froid dans un contexte de réchauffement climatique
L’éventualité d’une nouvelle vague de froid notable en fin janvier interroge également dans un contexte de réchauffement climatique global. Les météorologues rappellent que le réchauffement n’élimine pas les épisodes de froid intense, mais tend à les rendre moins fréquents et parfois plus paradoxaux. L’hiver 2025-2026 en est une illustration : après un début de saison globalement doux et sec sur le nord-est, il a connu un « coup de poker » hivernal précoce et pourrait en connaître un second.
Alors que les Français profitent d’un réchauffement temporaire, les regards seront tournés vers la dernière semaine de janvier. Cette séquence météorologique rappelle la nécessité de s’adapter face à des phénomènes hivernaux qui, bien que potentiellement moins fréquents, conservent toute leur capacité de perturbation.












