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Une première piste consiste à postuler que le temps est un corrélat de la présence de matière/énergie et qu'il n'y aurait pas de temps en l'absence d'entités de cette nature.
Si c'est vrai on peut légitimement supposer que le temps est aussi de nature quantique et que le tempo du métronome à toute échelle dépend des phénomènes physiques eux-mêmes.
De la même façon que la longueur des côtes bretonnes dépend de l'échelle à laquelle on la mesure (à très petite échelle on obtient une longueur "statistique" qui signe la vacuité de l'échelle de mesure), il peut en être de même du temps.
Les indices abondent pour dire qu'il dépend énormément de l'environnement matériel dans lequel on le mesure et qu'il n'exite donc pas comme "absolu".
A cet égard on décrit souvent le big-bang comme ayant duré une fraction de seconde, ce qui est ambigu. Une fraction de seconde dans le seul référentiel existant alors, soit,
mais le temps se ralentissant énormément dans un référentiel lié à un corps hyperdense (étoile à neutron, trou noir, univers originel) il a pour nous duré une éternité.
Si nos télescopes pouvaient allez jusque-là ils verraient un Univers statique car évoluant à l'échelle du milliard d'année (dans notre référentiel sans valeur à cette époque) infiniment peu.
Le parallèle est que notre écoulement du temps n'est pas pertinent à l'échelle des atomes et en deçà.
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