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- être riche en ville et consommer du bio si on en a envie,
- être pauvre en ville et bouffer des produits frelatés par manque de moyens,
- être riche à la campagne et bénéficier de bons produits cultivés sur place,
- être pauvre à la campagne et se nourrir correctement en cultivant soi-même ses produits.
On s'aperçoit bien que le problème c'est être pauvre en ville.
Le bio n'a effectivement aucune chance d'être dominant dans le circuit de consommation courant destiné à la population majoritaire: urbaine et peu fortunée.
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Il est maintenant avéré que les stocks de pétroles seront épuisés d'ici 2020 environ (c'est demain, et la pente du prix sera raide!).
Pour l'instant le coût de l'énergie utilisée dans les moyens modernes de production (machineries, engrais...) n'est pas significative dans le coût des produits intensifs (l'énergie est quasi gratuite!). Quand le prix du baril aura explosé, le prix d'un kilo de légume suivra la même route. Le problème de l'approvisionnement en bio à l'extérieur sera également "réglé" car importer coûtera cher (toujours l'énergie).
Une solution durable est la production locale de produits biologique (l'agriculture industrielle est une minuscule parenthèse dans l'histoire de l'agriculture).
Certes, aujourd'hui la production "bio" française ne répond pas à la demande mais c'est la seule solution durable. Cette transition prendra du temps et de la volonté mais c'est la seule voie réaliste avec la pression énergétique croissante.
Pour assurer ce "retour à la terre", de la main d'?uvre va être nécessaire en grande quantité pour remplacer la mécanique énergivore et les amendements chimiques (issus également de la pétrochimie).
La vraie question étant de savoir de combien d'années nous disposons pour faire cette transition indispensable.
Il ne faut pas être myope, une crise majeure de l'énergie arrive, des solutions existent mais un changement de la société en profondeur est nécessaire.
Réf. "C'est maintenant!", jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, Éditions du Seuil, janvier 2009.
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Sinon il ne fait pas le moindre doute que l'agriculture bio, qui soit dit en passant est celle qui a nourri l'humanité depuis 20 000 ans est la seule viable à long terme. Car les labours profonds, les engrais chimiques, les pesticides et autres cochonicides épuisent les sols et à très court terme, les stérilisent.
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