Comment détecter les fuites de gaz naturel dans l’océan ?

Que faire si nous pouvions détecter une nouvelle source d’énergie potentiellement bon marché et efficiente, tout en surveillant les effets environnementaux ?

Olivier Carrière, un physicien exerçant au Laboratoire de physique de la Marine, à l’Institut océanographique de Scripps (UC – San Diego), et ses collègues chercheurs ont utilisé la symphonie des sons produit dans l’océan pour tenté d’y parvenir.

Lorsque le gaz naturel est libéré des fonds marins, il génère des bulles, de même que le gaz s’échappant d’une canalisation. Au lieu de se servir de procédés acoustiques traditionnels utilisant des sonars ou des technologies sismiques, les chercheurs ont mis au point une méthode inédite qui écoute passivement ces bulles. Cette nouvelle technique repose sur le bruit ambiant de la mer à partir des vagues afin de détecter passivement les dépôts d’hydrates de gaz situés dans les fonds marins. En cas de succès, cette nouvelle avancée pourrait changer la façon dont nous examinons les océans.

Parce que le son se propage 4 fois plus vite dans l’eau, il a longtemps été utilisé comme un moyen d’explorer et d’observer la profondeur des océans. Mais l’acoustique active implique un équipement et du temps qui peuvent s’avérer coûteux au final. Les nouvelles techniques acoustiques passives permettent aux chercheurs d’écouter les bulles et d’identifier à la fois les dépôts d’hydrates de gaz et de garder un œil sur les pipelines sous-marins de gaz naturel.

Comme le méthane est un gaz à effet de serre possédant 20 fois la capacité d’absorber le rayonnement de la chaleur que le dioxyde de carbone, il devient intéressant de savoir la quantité susceptible de s’échapper des océans et donc dans l’atmosphère. Mais ce combustible pourrait aussi être une source précieuse (NDLR : ou un danger ! ) de carburant ;

Certaines études estiment en effet que la quantité d’énergie contenue dans les hydrates de méthane est équivalent à deux fois celle de tous les autres combustibles fossiles réunis. "Probablement la motivation la plus importante pour détecter les hydrates de gaz demeure son potentiel en tant que ressource énergétique future", a expliqué Olivier Carrière.

Partagez l'article

 



Articles connexes

Poster un Commentaire

6 Commentaires sur "Comment détecter les fuites de gaz naturel dans l’océan ?"

Me notifier des
avatar
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
nrjlibre
Invité

bonjour Il me semble qu’avec des photos aériennes haute résolution on peut facilement voir les dégagements gazeux en mer ! Perso en visitant de petites iles volcaniques de la mer rouge sur google earth j’ai clairement vu ces dégagements ! on vit une époque formidable n’attendons pas la cata pour arrêter le nucléaire (comme au japon)

Pastilleverte
Invité

ce n’est pas la faute de l’Homme, mais de Dame Nature…

ecoenergie
Invité

“Une energie propre”? Notre boulimie de consommation risque encore d’augmenter le rechauffement climatique par combustion du methane

marcarmand
Invité

Si le méthane est un gaz 20 fois plus absorbant que CO2, il vaut mieux le bruler que le laisser se dégager!

Jean du ps
Invité

Pour le suivi de charge(back up) de nos énergies solaires et éoliennes.Ce méthane sera tout à fait utilisable.On peut aussi l’utiliser comme carburant pour un parc de véhicules au GNV,et de préférence ‘hybride série’-” électrique-GNV”.

Nicias
Invité

Si le méthane est un gaz 20 fois plus absorbant que CO2, il vaut mieux le bruler que le laisser se dégager! Le Methane atmosphèrique est dégradé en CO2, cela ne changera pas grand chose, d’autant que la concentration ne bouge plus significativement: Selon le GIEC, le puit de carbone n’a pas bougé (concentration en OH- stable), l’humanité consommerait donc moins de charbon, de viande de boeuf, de riz et brulerait moins ses tourbières…

wpDiscuz