Le passage à l’heure d’été, un mal pour un bien

Dans la nuit de Samedi entre 2h et 3h du matin, les 27 pays membres de l’Union européenne sont passés à l’heure d’été. Comme tous les ans, au grand dam de certains, nous avons perdu une heure de sommeil …

Depuis 1976, la France vit au rythme des changements d’heure. Cette mesure, instituée suite au choc pétrolier de 1974, a pour objectif de réaliser des économies d’énergies en réduisant les besoins en éclairage.

Explication : "La plupart des gens se lève entre 6 et 7 heures du matin. Or, en hiver, il fait jour le matin vers 8 heures et en été vers 6 heures. Le principe de changement d’heure est de faire correspondre au mieux les heures d’activités avec les heures d’ensoleillement pour limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel".

L’estimation des économies d’électricité s’élève à 1,3 milliard de kWh, soit 290 000 tonnes équivalent pétrole en énergie primaire. Cela correspond à environ 4 % des consommations d’éclairage en France soit la consommation totale d’électricité sur une année d’une ville de 200 000 habitants.

Pour économiser la même quantité d’électricité, il faudrait remplacer 24 millions d’ampoules à incandescence par des lampes basse consommation.

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7 Commentaires sur "Le passage à l’heure d’été, un mal pour un bien"

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Dan1
Invité
On a l’impression en lisant l’article d’une économie substancielle et “bonne pour la planète”. Une autre manière d’exprimer la même réalité (en admettant que l’économie annoncée soit réelle) : “l’économie d’électricité s’élève à 1,3 TWh soit 0,24 % de la production et 0,27 % de la consommation annuelle de la France) ou encore 112 000 tep en énergie finale”. Evidemment, en appliquant le fameux coefficient de 2,58, on obtient bien un équivalent de 290 000 tep en énergie primaire. Sauf qu’en France, on économise pas 290 000 tonnes de pétrole, en réalité on économise majoritairement de… l’uranium et de l’eau !… Lire plus »
Mat
Invité

N’oublions pas que cela concerne les 27 pays membres de l’UE, les mix énergétiques sont différents (plus de thermiques) donc les économies carbones seront aussi plus importantes. Alors arretons de polémiquer sur des “impacts relativement faibles”, toute action est bonne à prendre et celle ci est d’autant plus remarquable qu’elle est une initiative commune à plusieurs pays.

Pasbon
Invité

Echec et Mat, pardon… merci m.Mat pour cette intervention… on peut préciser que tous si nous adaptons notre rythme de vie (sans jouer aux hippies…) aux saisons nous serons tous gagnants, une réduction de la facture énergétique et une santé un peu plus préservée…avec un rythme plus proche de celui de notre propre nature…

Dan1
Invité
En admettant que cette économie sur l’éclairage soit réelle (RTE dit que cela lisse la bosse du soir sur la courbe de charge) et à peu près répartie de la même manière en Europe, il est évident que l’impact CO2 sera très différent en France et en Pologne par exemple : 1,3 TWh économisé ferait 52 000 tonnes d’émission en moins en France et 1,2 millions de tonnes en Pologne ! Comme les polonais consomment environ 3 fois moins d’électricité que nous, disons qu’ils auraient économisés seulement 0,4 TWh avec l’heure d’été. Seulement ces 0,4 TWh représentent tout de même presque… Lire plus »
Dan1
Invité
D’abord en France et pour EDF la limite ultime de réduction des émissions de CO2 est de 18 millions de tonnes par an (après on passe en dessous de zéro !), soit en gros la moitié de ce que la centrale de Belchatow émet en une année. Avec votre équation, la réduction est impressionnante et à la limite si on a besoin de 48 GW de puissance appelée (-4%), on a plus de charbon ! Seulement il semblerait que l’équation réelle soit un peu différente et on a du charbon même au mois d’août. De même, lorsque la France consommait 4% de moins (c’est… Lire plus »
Dan1
Invité
Pour vous, le problème N°1, c’est la baisse des exportations françaises (que l’on attribue généralement en grande majorité au nucléaire) qui a pour conséquence d’obliger nos voisins à utiliser plus leurs centrales à charbon. Nous aurions donc dû faire en sorte de conserver le niveau record de 70 TWh pour soulager notamment les allemands. Nous avons donc trop attendu pour lancer la construction des EPR de Flamanville et de Penly ! Il existe une autre solution : éviter de tourner autour du pot en culpabilisant les français : il suffit de reconnaître que le problème des émissions de CO2 des centrales électriques… Lire plus »
Dan1
Invité
Première remarque : par rapport à l’ampleur du problème d’émission de CO2 “électrique en Europe”, soit presque 1,3 milliards de tonnes/an selon la base de données EPER (UE à27), j’ai l’impression que nous débattons de ce que j’ai déjà appelés les “queues de cerises” pour amuser la galerie ! D’autre part, si nos importations d’électricité sont chargées en CO2, c’est bien parce qu’il y a problème que l’on ne veut pas nommer et dont on ne veut pas débattre, faute de quoi on glose sur le nucléaire. Ceci dit puisque nous sommes “coupables” de nos importations, qui, soit dit en passant,… Lire plus »
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