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Les technologies vertes c’est quoi ?

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Pourtant il n’est pas inintéressant de se poser la question de ce que recouvre ce vocable et de notre positionnement à nous, français, vis à vis de ces technologies nouvelles.

Prenons l’éolien par exemple les premiers fabricants mondiaux d’éoliennes sont le danois Vestas, l’allemand Siemens, l’americain Genéral Electric, l’indien Suzlon et d’autres. Pas une société française dans le lot car nous sommes arrivés – et nous sommes encore parmi les pays industrialisés -, les derniers sur le marché. L’idée serait donc que nous allons rattraper les autres grace… au grand emprunt par exemple ? Làs, nous avons décidé d’investir dans des choses plus nobles, le "saavoir" et pas dans du concret. Et quand un investisseur français s’engage dans la construction d’une ferme d’éoliennes que croyez vous qu’il fasse pour acheter le matériel ? Un appel d’offre que gagnera Vestas ou GE ou un autre.

Serions nous bien placé pour l’ingénierie ? Pas vraiment, encore que c’est le français Technip qui a eu le contrat d’ingénierie de la première éolienne flottante en mer européenne (encore que elle est norvégienne), celle implantée au large de Stavanger par Statoil. Il nous reste les activités de service, celles qui ne sont pas délocalisables, et que fournissent les entreprises d’électricité ou de BTP.

Les technologies vertes c'est quoi ?Et pour le photovoltaïque ? C’est simple c’est une industrie en trois phases. Les fabricants de silicium cristallisé, la matière première pour fabriquer des panneaux photovoltaïques, second étage du processus et ensuite les installateurs. Les premiers sont exclusivement chinois, les fabricants de panneaux solaires sont répartis entre les chinois, les américains, les japonais et les allemands. Il nous reste la fabrication des matériels électriques de connexion et l’installation sur place.

Le projet Silpro de fabrication de silicium cristallin sur le site Arkema de provence est tombé à l’eau et Total cherche encore le procédé innovant qui lui permettrait de rattraper les fabricants chinois de silicium. Pour les panneaux, seul Total avec EDF, et Photowatt en fabriquent en France dans des unités qui sont sans commune mesure avec celle des concurrents chinois. Vous savez sans doute que GDF Suez va construire à Curbans, dans les Alpes de Haute Provence la plus grande centrale Photovoltaïque de France. C’est le chinois Yingli qui va en fournir les 145 000 panneaux!!!

La aussi nous sommes partis trop tard, largement après les allemands, et il sera impossible de rattraper le retard prix envers des concurrents qui bénéficient de couts de main d’œuvre infiniment plus faibles et d’un marché local de la construction infiniment plus vaste. Les pouvoirs publics allemands avaient compris qu’il fallait subventionner lourdement le solaire pour que cette industrie s’installe chez eux. Nous avons mis 5 ans à le comprendre et encore l’avons nous promu pour des raisons politiques ( Kyoto ) et pas économiques. Trop tard.

Là où il nous reste une avance technologique c’est dans tout ce qui est réseaux électriques et connectique avec Schneider et l’activité transport de courant d’Alstom, devenu Areva avant de redevenir Alstom. C’est également le secteur de l’isolation des bâtiments avec St Gobain.

Et puis bien sur les installations finales qui sont certes significatives mais n’assurent pas de travail à des ouvriers en usine. Et tout ce qui est réhabilitation des bâtiments et isolation thermique du parc immobilier français. Énormément de métiers de services donc.

Reste d’autres industries qui vont être bouleversées par la montée écologique, l’automobile ou le transport. Nos PSA ou Renault sauront il se montrer plus performant que la concurrence, l’avenir le dira. Quant au transport routiers les décideurs sont extérieur à notre pays. Les grands gagnants du développement de la voiture électrique seront les fabricants de batteries qui eux sont… Japonais.

Que conclure après cette revue des technologies vertes et de leurs perspectives en terme d’emploi ? Qu’il est urgent de ne pas détruire à cout de taxe carbone sans contrepartie chez nos concurrents ou d’ostracisme affiché vis à vis des produits traditionnels, les emplois que nous avons. Le jour ou Madame Jouanno se déclarera désespérée par les fermetures d’usine auxquelle elle aura contribuée, nous nous sentirons mieux….

[ Archive ] – Cet article a été écrit par CaDerange


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