Quand le souffle des voyageurs est changé en carburant

L’Aéroport John Lennon, à Liverpool, sera le premier au monde à produire du carburant à l’aide… de la respiration des passagers.

Le dispositif Eco-Box, développé par Origo Industries, capture le CO2 expiré par les usagers. Le dioxyde de carbone est utilisé pour nourrir des algues, qui seront ensuite utilisée pour la production d’un carburant végétal. Celui-ci est utilisé pour alimenter les véhicules de service de l’aéroport, ainsi que les systèmes de chauffage.

A l’origine, l’Eco-box a été conçue pour capter le CO2 directement au niveau des pots d’échappement des véhicules.

Selon Ian Houston, CEO d’Origo Industries, "le projet mis en place à l’aéroport est un essai précoce d’un système dont nous pensons qu’il pourrait avoir un impact significatif sur la façon dont les compagnies se fournissent en carburant aujourd’hui, et gèrent leur émissions de carbone."

L’objectif du programme pilote est de produire 77 000 litres de carburant, tout en fournissant chaleur et eau chaude à l’aéroport. A terme, Origo espère passer d’une production de 250 à 3 000 litres par jour. Selon l’entreprise, un an serait suffisant pour rentabiliser l’investissement initial.

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5 Commentaires sur "Quand le souffle des voyageurs est changé en carburant"

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marcob12
Invité

On peut sans doute le faire, Liverpool étant dans mes souvenirs richement doté en ensoleillement pour faire pousser les algues… On pourrait aussi imaginer des toilettes sèches pour récupérer caca et urine et transformer le tout en engrais de qualité et en biogaz (ce dernier alimentant une micro-centrale en cogénération ou une pile à combustible). Partout où les concentrations humaines sont fortes on peut imaginer pas mal de choses. Nous avons nos tabous, je suppose…

trimtab
Invité
Cocasse en effet cet exemple, mais comme disait notre ‘ami’ Bucky, la ‘pollution’ est toute simplement des ressources dont on ne sait pas quoi en faire, se trouvant au mauvais endroit, en mauvaises quantités, au mauvais moment. Il faut trouver une réponse de ‘synergie’ pour en profiter.   Après tout, comme remarquait aussi Bucky, la NATURE fonctionne EXCLUSIVEMENT sur un modèle ‘synergétique’. Les ‘déchets’ d’un processus est TOUJOURS la matière premier d’un autre processus voisin. Il nous faut (les hommes) retenir ce principe ‘fondamental’ et d’appliquer notre imagination et/ou des technologies appropriées pour essayer de ‘fonctionner’ dans ce mode de… Lire plus »
Louis possoz
Invité

Et pourtant on n’est pas le premier avril ! D’abord, le CO2 ne contient aucune énergie. Ici, les algues, comme n’importe quelle biomasse, tirent leur énergie des rayons du soleil. Est-ce que la productivité sera meilleure que celle d’autres cultures végétales ? On peut en douter. Enfin, dans un aéroport, il y a d’autres sources bien plus importantes de CO2, si c’était uniquement là ce qui manque.

fredhu
Invité
Dans ce monde où il faut de “l’annonce” pour impressionner les masses, je tends à comprendre les motivations d’un tel investissement. Rien de bien dramatique, rien qui changera radicalement la direction dans laquelle nous allons. Mais un petit “coup de barre” (hommage à Trimtab), un élement de plus (même ridicule), un pouillème de pourcent dans le bilan énergétique d’un aéroport (et je ne compte pas les avions …), un petit pas. Est-ce LA solution ? Non. Est-ce une preuve supplémentaire du “chantage des écolos” (pour exciter le roi des animaux) ? Ben voyons. Est-ce mieux/pire qu’une ferme d’éoliennes, qu’une centrale… Lire plus »
Lo
Invité

peut être que l’haleine chargée des supporter de liverpool suffit à fournir l’ethanol comme source de biocarburant…   je suis mauvais !  un blâme…    

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