Une grève nationale d’une journée, portée par les syndicats Sud Rail et CGT, perturbe ce mardi 13 janvier 2026 le trafic ferroviaire. Ce mouvement, centré sur les revendications salariales, intervient au dernier jour des négociations annuelles obligatoires (NAO) et s’ajoute à un contexte déjà dégradé par des intempéries et des travaux en Île-de-France. Si le trafic est annoncé comme « quasiment normal » à l’échelle nationale, des perturbations localisées, notamment sur certains TER et lignes franciliennes, sont à prévoir.
Un mouvement social dans la continuité des négociations salariales
Le mouvement de grève de ce mardi 13 janvier n’est pas une surprise dans le calendrier social de la SNCF. Il intervient précisément au dernier jour des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires, un moment clé où les syndicats entendent peser de tout leur poids. Deux organisations sont à la manœuvre : Sud Rail et la CGT. Leurs revendications, bien que distinctes, convergent vers une exigence d’amélioration significative du pouvoir d’achat des cheminots.
Sud Rail réclame une augmentation forfaitaire de 400 euros pour tous les salariés, tandis que la CGT porte une demande de hausse de 12% des salaires et des pensions, couplée à l’instauration d’un treizième mois. Ces demandes s’inscrivent dans un contexte de conditions de travail jugées dégradées par les syndicats, et ce, malgré le versement d’une prime exceptionnelle de 400 euros en décembre dernier. Comme le résume un article de RTL, cette grève vise à « faire pression au dernier jour des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires ».
Un trafic national préservé, mais des perturbations localisées
Face à ce mouvement, la SNCF a publié ses prévisions de trafic. La principale information pour les voyageurs est que la circulation sera « quasiment normale » sur l’ensemble du réseau national, notamment pour les TGV et Intercités. Cependant, le mouvement gréviste aura des répercussions plus sensibles sur certaines lignes régionales et en Île-de-France.
Plusieurs régions sont concernées par des perturbations sur leurs réseaux TER, notamment l’Occitanie, l’Auvergne-Rhône-Alpes, les Hauts-de-France, le Centre-Val de Loire et la Nouvelle-Aquitaine. La situation est plus complexe en Île-de-France, où la grève se superpose à des perturbations préexistantes liées à des travaux et aux conséquences de la récente tempête Goretti. Sur le RER D, un train sur deux sera assuré sur certains axes, bien que l’interconnexion soit maintenue. La ligne R du Transilien fonctionnera quant à elle avec deux trains sur trois. Un point de tension particulier concerne la section Melun-Corbeil du RER D, dont le trafic est interrompu jusqu’au 14 janvier, sans bus de remplacement prévu pour la journée de grève du 13.
Quelques recommandations aux voyageurs
À ce stade, la grève est présentée comme un mouvement limité à la seule journée du mardi 13 janvier. Le trafic devrait donc retrouver son cours normal dès le mercredi 14 janvier. Pour la section problématique Melun-Corbeil, un retour progressif à la normale est également prévu à partir du 14, avec la mise en place de bus de remplacement.
La SNCF invite fortement les voyageurs à vérifier l’horaire de leur train en temps réel sur son site ou son application, et à reporter leurs déplacements non essentiels. L’avenir du dialogue social, lui, dépendra des suites données aux négociations salariales en cours. Cette journée de grève, si elle est circonscrite dans le temps, reste un baromètre des tensions sociales au sein de l’entreprise publique et de l’attente des personnels face à l’inflation et aux évolutions du secteur ferroviaire.














