Des cultures énergétiques à l’eau de mer

La société de cultures énergétiques, Ceres, a annoncé jeudi avoir développé une espèce qui pourrait revitaliser des millions d’hectares de terres cultivées abandonnées ou marginales, détériorées par les sels.

Les résultats d’études sur plusieurs récoltes, y compris le panic érigé, ont démontré des niveaux de tolérance au sel jamais vus auparavant.

Ceres a indiqué que ses chercheurs ont testé les effets que peuvent avoir de fortes concentrations de sel et d’eau de mer de l’océan pacifique, qui contient un mélange de sels à forte concentration, sur des variétés de plantes herbacées énergétiques améliorées poussant dans des serres en Californie. Les plantes herbacées telles le sorgho, le miscanthus et le panic érigé, sont des sources de biomasses, matière biologique neutre en carbone utilisée dans la production de biocarburant et d’électricité.

"Aujourd’hui, nous avons des cultures énergétiques qui poussent rien que dans de l’eau de mer", déclare Richard Hamilton, président et chef de la direction chez Ceres. "Le but, bien sûr, n’est pas pour les cultivateurs d’arroser leur récoltes à l’eau de mer, mais de permettre l’utilisation à des fins productives de récoltes abandonnées à cause des effets du sel et de l’eau de mer."

Actuellement, il y a plus de quatre cent millions d’hectares de terres cultivées abandonnées dans le monde qui pourraient profiter de cette espèce et d’autres dans la canalisation de Ceres, dont six millions d’hectares de sols touchés par le sel aux États-Unis. La société prévoit maintenant d’évaluer les récoltes énergétiques à l’aide de son espèce propriétaire, au niveau des terres. Si les résultats se confirment, les producteurs de biocarburant et de bioénergie auront un plus grand choix sur les installations, gagnant ainsi un meilleur rendement sur des terres marginales et déplaçant une quantité plus importante de combustible fossile.

"En fin de compte, il ne s’agit pas seulement d’une espèce pour le sel, mais d’une espèce pour le rendement et l’usage en terre", déclare Richard Hamilton. "Je suis convaincu plus que jamais que des techniques de culture scientifiques modernes peuvent encore offrir des innovations qui améliorent le rendement et diminuent l’empreinte de l’agriculture. Des cultures énergétiques améliorées permettront à l’industrie de la bioénergie d’atteindre des limites bien au-delà de la sagesse conventionnelle."

Le scientifique en chef de Ceres, Richard Flavell, a indiqué que l’espèce tolérante du sel de Ceres pourrait également offrir des avantages importants à la production alimentaire. Les percées en matière de création de plantes ont habituellement que peu de portée sur d’autres récoltes. Cependant, en utilisant des techniques biologiques modernes pour développer ces espèces, les chercheurs peuvent reproduire cette espèce plus facilement et étendre les avantages du domaine énergétique aux récoltes alimentaires de base.

"Des terres qui contiennent du sel et d’autres substances limitant la croissance restreignent le rendement des cultures dans beaucoup de régions du monde. Cette percée génétique offre de nouvelles opportunités pour subvenir aux effets du sel", déclare Richard Flavell. Pour les cultures alimentaires, Ceres a confirmé l’espèce pour le riz à date et prépare des études sur d’autres récoltes.

Le chercheur est convaincu que les cultures tolérantes au sel ont besoin d’être agrégées à de meilleures pratiques de gestion des terres et de l’eau ainsi qu’à de meilleures techniques agronomiques qui minimisent la concentration du sel dans la terre. En outre, tout comme dans le cas d’espèces de première génération, les espèces de plantes développées par Ceres peuvent être empilées pour révolutionner le rendement des plantes.

"Quand on commence à empiler la tolérance au sel, la tolérance à la sécheresse et les espèces qui permettent aux plantes de pousser avec moins de fertilisant au nitrogène, nous pouvons assurer une productivité importante et une augmentation du rendement avec moins d’apport que celui utilisé dans la première révolution bio, ainsi que des augmentations de valeur sur des terres cultivées marginales ou abandonnées qui ne soutiennent pas les rendements économiques actuels", indique Richard Flavell.

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5 Commentaires sur "Des cultures énergétiques à l’eau de mer"

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Cotcot
Invité

…pour nous refourguer des OGM à tout va, en prétextant du rendement. Il est vrai que la frugalité est beaucoup moins attractive pour la communication et pour les scientifiques. On arrête pas le progrès, mais c’est bien le progrès qui nous arrêtera !

zelectron
Invité

Des cultures énergétiques à l’eau de mer? : les algues en Bretagne poussent toutes seules dans l’eau de mer additinnée de lisier !

Maurice.arnaud
Invité

“les algues en Bretagne poussent toutes seules dans l’eau de mer additionnée de lisier !” Et donc on pourrait faire de la méthanisation avec ces algues qui poussent toutes seules dans l’eau de mer additionnée de lisier plutot que de pleurer sur leurs inconvénients et toxicités. Ils suffit d’organiser les choses en conséquence et sérieusement, au lieu de les voir exclusivement comme des déchets alors que ça pourrait être de vraies ressources en biométhane !!

Sicetaitsimple
Invité

ne serait il pas plus simple de gérer de lisier à la source dans des installation de méthanisation,plutôt que d’attendre qu’il ne soit déversé dans le rivières puis la mer?

Maurice.arnaud
Invité

Surement que ça serait plus simple de gérer le lisier à la source dans des installations de méthanisation.Mais là encore,la volonté de s’organiser semble faire défaut…

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