EDF: EPR, Iberdrola, disponibilité nucléaire & Exeltium

La présentation des résultats du groupe EDF a été accompagnée de plusieurs annonces d’importance. En premier lieu, la volonté du groupe EDF de participer à l’investissement ou l’exploitation de plus de dix réacteurs EPR construits par Areva d’ici à 2020.

Iberdrola : Aucune décision n’est encore prise

Concernant le sujet brûlant des ambitions d’EDF en Espagne, et plus précisément sa volonté de participer au capital d’Iberdrola, Pierre Gadonneix a précisé qu’aucune décision n’avait encore été prise, même s’il confirme que des "discussions exploratoires" ont été menées avec le groupe de BTP actionnaire d’iberdrola ACS. En revanche, il a refuté l’idée de construire des centrales nucléaires en Espagne.

Parmi les critères cités pour mener à bien une opération à l’étranger, le PDG du groupe a précisé qu’il fallait que le groupe français soit "le bienvenu dans le pays", ce qui est loin d’être le cas actuellement.

L’Espagne n’est pas le seul pays dont EDF surveille de près les restructurations : c’est le cas également de la Belgique, pays dans lequel le groupe n’est pas présent. Il pourrait être question de reprendre les actifs cédés par GDF et Suez en vue de leur fusion.

Accord avec le consortium Exeltium

C’est Jean-Louis Mathias, directeur général délégué d’EDF, qui a annoncé la signature d’un nouvel accord entre EDF et le consortium des entreprises grandes consommatrices d’électricité, Exeltium. Cet accord sera pour la seconde fois présenté à la Commission européenne. Le premier document, paraphé en 2007, avait été rejeté par celle-ci.

Le nouveau texte reprend donc les recommendations de Bruxelles, à savoir "la possibilité pour les clients de revendre sur le marché une partie de l’électricité qu’ils achètent [à EDF] et la possibilité de sortir à certains moments de l’accord dans des conditions qui soient raisonnables pour eux."

Exeltium, fondé en 2006 par Air Liquide, Alcan, ArcelorMittal, Arkema, Rhodia, Solvay et UPM-Kymmene, vise à négocier les prix de l’électricité au plus bas. Elle regroupe une soixantaine d’entreprise, et autant de sites industriels en France.

Retrait du taux de disponibilité du parc nucléaire

Dernière annonce d’importance, le "fort retrait" de la disponibilité du parc nucléaire en France en 2007.

Alors que le parc français enregistrait un taux de disponibilité de 83,6% à la fin 2006, celui-ci n’est plus que de 80,2% un an plus tard.

Cette baisse est dûe pour moitié, selon Didier Camus, directeur général délégué aux finances d’EDF, à la maintenance des générateurs de vapeur. Cette opération doit se poursuivre en 2008 et 2009, entraînant une baisse de la disponibilité de 2% en moyenne.

L’autre moitié est attribuée à une baisse de production de la centrale de Paluel, en Seine-Maritime, qui représente un manque à gagner de 10 térawatts-heures pour EDF.

A moyen terme, le groupe espère atteindre les 85% de disponibilité pour ses 58 réacteurs nucléaires.

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